Rethel : le rassemblement du 29 septembre

Une petite centaine de personnes s’est rassemblée à Rethel le 29 septembre pour défendre les hôpitaux de Rethel et Vouziers à l’invitation des syndicats CGT et UNSA du GHSA et avec le soutien du Comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes.
Le gel du point d’indice des fonctionnaires participe du même mécanisme que la destruction des hôpitaux publics : le mépris du gouvernement pour le service public !
La prolongation de la fermeture de la chirurgie en hospitalisation complète à Rethel, la fermeture de lits de médecine et de SMR à Vouziers sont en fait la mise en œuvre d’une circulaire ministérielle de juillet dernier, prônant des réorganisations pour faire des économies !
Des médecins de l’hôpital s’étaient joints au personnel. Avec la population, des élus locaux, parmi eux la maire de Vouziers, le maire de Rethel, le président du pays rethélois, président du conseil de surveillance du groupement hospitalier étaient là aussi ! Puissent les élus nationaux ardennais en tenir compte quand ils voteront sur le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale : faire des économies sur les hôpitaux est un non sens !

Communiqué : le service public, essentiel pour la santé !

Le communiqué en pdf

Le service public, essentiel pour la santé !

La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité apporte tout son soutien à la journée d’action intersyndicale de la fonction publique du 29 septembre.
Le mépris du gouvernement vis à vis de ces agent.e.s qui ont vu leur traitement indiciaire non revalorisé, parfois dépassé par le SMIC, alors que leur activité est vitale pour notre pays, est insupportable.
L’hôpital public est en grande difficulté malgré l’engagement des personnels trop peu nombreux. La récente enquête du Collectif Nos Services Publics révèle que 41 % des personnels hospitaliers déclarent sacrifier souvent ou très fréquemment la qualité de leur travail. Les usagers constatent chaque jour le dévouement de ces personnels, et leur souffrance de ne pas pouvoir faire plus. Les récentes directives ministérielles aggravent encore les difficultés en impulsant de nouvelles restructurations, s’accompagnant de fermeture de services, de suppressions de lits et de personnel. Au delà du discours lénifiant, le service public hospitalier n’a plus les moyens de répondre aux besoins de l’ensemble du territoire avec une perte de proximité et une place de plus en plus importante pour le secteur privé. Et pourtant, ça coûte plus cher, car le privé lucratif cherche à faire des profits, pas le service public.
Le prochain projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) devra répondre aux besoins de financement des hôpitaux, répondre à la nécessité d’investissements pour adapter les locaux au changement climatique. Il devra aussi arrêter de faire payer les malades ! C’est le sens de la campagne que lance la Coordination Nationale avec ses comités à l’occasion du débat parlementaire sur le PLFSS 2026 pour que l’accès aux soins en proximité, sans freins financiers, ni discrimination de quelque nature que se soit, devienne une réalité.
Le 29 septembre, nous défendrons le service public. Il s’agit aussi de la médecine scolaire, de la PMI, des services essentiels pour la santé des enfants, si malmenés. Nos ainé.e.s ont besoin d’EHPAD, de services d’aide à domicile publics plutôt que d’alimenter les profits de groupes privés.
Le service public, c’est l’avenir ! C’est aussi la nécessité d’un véritable service public territorial de soins de premier recours autour des centres de santé alors que la médecine libérale démontre la faillite de son système en refusant la moindre régulation de son installation.
Le service public doit être démocratisé en donnant plus de pouvoir de décisions aux hospitaliers avec leurs syndicats et aux usagers avec leurs associations. C’est nécessaire pour que cela soit vraiment notre bien commun.
Le 29 septembre, on se mobilise pour le service public, partout en France.

Saint Affrique : Le Bloc doit réouvrir et permettre les prises en charge de proximité

Une nouvelle fermeture du Bloc de l’hôpital de St Affrique entraîne l’arrêt de plusieurs services. Une nouvelle fois ce sont les habitant.e.s qui paient les conséquences de l’incurie de cette Direction.

Depuis plusieurs années Le Manifeste et l’ancien Président de la Commission Des Usagers, ont alerté sur l’urgence qu’il y avait à rénover les deux salles du Bloc Chirurgie de St Affrique.

Depuis 2024, quatre plans de rénovation sont prêts.

Lors d’une audience du Manifeste le 4 Septembre, la Direction de l’ARS Aveyron a reconnu que cette situation était anormale et s’est engagée sur la rénovation rapide.

Le Manifeste insiste pour que le plan de rénovation indique clairement les possibilités médicales et recettes qu’il permettra en face des coûts.

La nomination d’un nouveau Directeur est prévue pour la mi-novembre, plusieurs médecins envisagent de revenir sur l’hôpital.

Le Manifeste sera invité aux Conseils de Surveillance de l’hôpital de St Affrique et au COPIL du Sud Aveyron. Le retour restant bloqué par le maintien des deux représentants associatifs de Millau choisis par la Direction pour siéger à St Affrique.

Mayenne : AUDACE 53 a 10 ans

16 septembre 2016 – 16 septembre 2026

AUDACE53 a 10 ans ce 16 septembre !

Pour marquer ce 10ème anniversaire, les Urgences du CHNM seront à nouveau fermées de mercredi 16 20h30 à vendredi 18 8h30. Ras-le-bol !

Pour commémorer (peut-on dire « fêter », vu la situation !) cet anniversaire, AUDACE53 invite à une soirée de discussion sur le passé et surtout sur l’avenir de la santé en Mayenne

Jeudi 15 OCTOBRE 2026 à partir de 20h au Grimaldi, à Mayenne.

Au programme :
– débat ouvert sur la situation du CHNM et de l’accès à la médecine de ville,
– Visite des locaux de l’association (sur place)
– Pot de l’amitié