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Modane : appel à manifestation le 24 aout contre la fermeture du SMR

**LA DIRECTION DU CHVM A RÉPONDU AUX 50 QUESTIONS DES SOIGNANTS SUR L’AVENIR DU SMR DE MODANE.**

C’est une première étape, et nous prenons acte de ces réponses.

Mais maintenant, **il faut des preuves**.

Les soignants et la population ont besoin de documents, de chiffres et d’engagements vérifiables pour comprendre les raisons de cette décision.

Et surtout, si le transfert est bien **« temporaire »**, nous voulons connaître **le calendrier et les conditions précises de réouverture du SMR à Modane**.

? Les réponses sont là: 

Les fondements de la décision

1. Quelle est la raison principale de la fermeture du SMR ?

Réponse de la direction : Ressources médicales et paramédicales insuffisantes en regard des capacités d’accueil et pour garantir des conditions de travail et des prises en soins satisfaisantes à Modane comme à SJM, en EHPAD comme en SMR.

2. Cette décision est-elle motivée principalement par la pénurie de médecins à Saint-Jean-de-Maurienne ?

Réponse de la direction : Non.

3. À quelle date cette décision a-t-elle été officiellement prise ?

Réponse de la direction : Fin juin.

4. Qui est le véritable décideur : la direction de l’hôpital, la Commission Médicale d’Établissement (CME), le Conseil de surveillance, le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) ou l’Agence Régionale de Santé (ARS) ? Quel a été le rôle précis de chacun dans cette décision ?

Réponse de la direction : La direction en concertation avec la communauté médicale (CME), information au Conseil de surveillance.

5. Quels documents techniques (études d’impact, analyses, rapports, avis des instances…) ont servi de base à cette décision ?

Réponse de la direction : Analyse des postes vacants, remontées des FEI et des difficultés des prises en charge, parcours traceur, ateliers de travail filière SMR.

Les alternatives étudiées

6. Quels scénarios alternatifs à la fermeture ont été étudiés ?

Réponse de la direction : Recrutement du personnel médical et paramédical, fermeture partielle d’autres services dont l’EHPAD de Modane.

7. Une organisation avec un médecin partagé entre Modane et Saint-Jean-de-Maurienne a-t-elle été étudiée ? Pourquoi a-t-elle été écartée ?

Réponse de la direction : Oui, mais pas de médecin à partager (permanents ou intérim).

8. Un roulement des médecins du GHT entre les deux sites a-t-il été étudié ?

Réponse de la direction : Oui, mais pas de solution pour l’instant.

9. Les médecins libéraux du territoire ont-ils été sollicités pour effectuer des vacations hospitalières ou participer à une coopération prévue par la réglementation ?

Réponse de la direction : Oui, de nombreux médecins retraités interviennent déjà dans l’établissement. Renforcement des échanges dans le cadre de la CPTS en cours.

10. Les possibilités offertes par la télémédecine ou la télé-expertise ont-elles été étudiées afin de compléter la présence médicale ?

Réponse de la direction : Dispositif en place avec un médecin coordinateur qui intervient à distance ; la mise en place de solution dans le domaine clinique doit s’appuyer sur un véritable projet médical à construire.

11. Une organisation mixte associant présence médicale, télémédecine et praticiens vacataires a-t-elle été évaluée ?

Réponse de la direction : Oui, déjà en cours sur la gériatrie.

12. Une coopération avec des praticiens exerçant dans d’autres établissements du GHT a-t-elle été envisagée ?

Réponse de la direction : Oui.

13. Le recrutement d’un médecin à temps partiel ou exerçant sur plusieurs sites a-t-il été étudié ?

Réponse de la direction : Oui.

14. Le recours temporaire à des médecins remplaçants a-t-il été envisagé ?

Réponse de la direction : Oui.

15. Existe-t-il une analyse écrite comparant toutes ces alternatives et expliquant pourquoi elles ont été écartées ?

Réponse de la direction : Oui.

Le recrutement médical

16. Depuis combien de temps recherchez-vous un médecin ?

Réponse de la direction : Depuis printemps 2025.

17. Combien d’annonces ont été publiées ?

Réponse de la direction : Les annonces sont publiées en continu sur tous les supports possibles.

18. Sur quelles plateformes ont-elles été diffusées ?

Réponse de la direction : Quotidien du médecin, réseau probante, FHF, France Travail, site internet CHVM.

19. Combien de candidatures ont été reçues ?

Réponse de la direction : Zéro.

20. Combien d’entretiens ont été réalisés ?

Réponse de la direction : Zéro.

21. Combien de candidats ont refusé le poste ?

Réponse de la direction : Zéro.

22. Pour quels motifs principaux ?

Réponse de la direction : Pas de candidat.

23. Avez-vous utilisé LinkedIn et les réseaux professionnels spécialisés ?

Réponse de la direction : Oui.

24. Les anciens internes passés par le service ont-ils été recontactés ?

Réponse de la direction : Jamais eu d’interne dans le SMR.

25. Les facultés de médecine ont-elles été sollicitées ?

Réponse de la direction : Non, car nous n’avons pas les habilitations.

26. Les CHU de la région ont-ils été sollicités ?

Réponse de la direction : GHT sollicité.

27. Avez-vous mandaté un cabinet spécialisé dans le recrutement ou la chasse de têtes ?

Réponse de la direction : Oui, appel Medical Search.

28. Avez-vous lancé une campagne de recrutement à l’international dans le respect de la réglementation ?

Réponse de la direction : Oui.

29. Avez-vous recherché des médecins retraités souhaitant poursuivre une activité à temps partiel ?

Réponse de la direction : Oui, on en a déjà.

30. Les conditions du poste ont-elles été revues pour améliorer son attractivité ?

Réponse de la direction : Les postes sont travaillés en fonction des candidats et de leurs attentes tant que ces dernières restent conformes à la réglementation.

Les ressources humaines

31. Combien de professionnels seront transférés à Saint-Jean-de-Maurienne ?

Réponse de la direction : Il n’y aura pas de transfert obligatoire. Uniquement sur la base du volontariat.

32. Combien resteront à Modane, notamment à l’EHPAD ?

Réponse de la direction : Les professionnels qui le souhaitent.

33. Tous les agents retrouveront-ils un poste correspondant à leurs compétences et à leurs qualifications ?

Réponse de la direction : Oui.

34. Une étude sur les conséquences humaines de cette réorganisation a-t-elle été réalisée ?

Réponse de la direction : Oui.

35. Quel sera l’impact sur les conditions de travail des équipes de Saint-Jean-de-Maurienne ?

Réponse de la direction : Un objectif d’amélioration des conditions de travail comme sur Modane.

Les patients et le territoire

36. Combien de patients de Haute Maurienne devront désormais être pris en charge ailleurs ?

Réponse de la direction : En fluctuation constante. À noter qu’en 2025, par exemple, 40 % des patients venaient de Modane et 5 % de Haute Maurienne, les autres soit 55 % venant de plus bas dans la vallée.

37. Les temps de transport supplémentaires ont-ils été évalués ?

Réponse de la direction : Oui.

38. Les contraintes liées aux conditions hivernales ont-elles été intégrées dans l’analyse ?

Réponse de la direction : Oui.

39. Une étude d’impact sur la continuité des soins a-t-elle été réalisée ?

Réponse de la direction : Oui, justement c’est pour garantir la continuité des soins.

40. Les médecins traitants, les professionnels de santé du territoire et les élus locaux ont-ils été consultés ?

Réponse de la direction : Les 2 maires ont été rencontrés.

L’impact économique

41. Quel est le coût global de cette fermeture (réorganisation, transports, adaptation des locaux, etc.) ?

Réponse de la direction : La qualité et la sécurité des soins priment sur l’aspect financier.

42. Le SMR de Modane était-il déficitaire ?

Réponse de la direction : Non.

43. Une comparaison entre le coût du maintien et celui de la fermeture a-t-elle été réalisée ?

Réponse de la direction : La qualité et la sécurité des soins priment sur l’aspect financier.

44. Les coûts indirects pour les patients, les collectivités et l’Assurance Maladie ont-ils été évalués ?

Réponse de la direction : La qualité et la sécurité des soins priment sur l’aspect financier.

Gouvernance et stratégie

45. Un audit indépendant de la politique de recrutement médical et paramédical de l’établissement a-t-il été réalisé ?

Réponse de la direction : Dans le cadre de la direction commune, l’ensemble des processus a été revu avec les acteurs de l’établissement par le GHT.

46. Si non, pourquoi, alors que plusieurs services semblent rencontrer les mêmes difficultés de recrutement ?

Réponse de la direction : Aucune réponse n’est indiquée dans le document.

47. Quelles mesures concrètes ont été mises en œuvre pour améliorer durablement l’attractivité de l’établissement ?

Réponse de la direction : Reprise systématique de l’ancienneté du professionnel (pas de perte de salaire), proposition d’aide au logement, recrutement en CDI dès que le poste est vacant. Par ailleurs, un travail important est en cours avec la communauté médicale et soignante sur un projet d’établissement permettant de donner une visibilité sur le développement de l’activité.

48. Si un ou deux médecins étaient recrutés dans les prochains mois, la direction accepterait-elle de réexaminer la fermeture du SMR ?

Réponse de la direction : Il s’agit d’un transfert temporaire et non d’une fermeture. La question ne se limite pas à la seule présence médicale mais aussi au paramédical. Si des recrutements médicaux et soignants étaient possibles, il n’y aurait pas de transfert. L’objectif de la direction est de maintenir cette activité à Modane dans le cadre d’un projet global et dynamique de SMR.

49. Quels indicateurs permettront d’évaluer objectivement si cette fermeture a réellement amélioré la situation de l’établissement ?

Réponse de la direction : Absence de postes vacants, baisse des FEI, meilleure prise en charge des résidents, facilité à recruter, diminution de l’absentéisme.

50. Si la pénurie médicale persiste à Saint-Jean-de-Maurienne dans un ou deux ans, quel est le plan de la direction et qui assumera la responsabilité si la fermeture du SMR n’a pas permis de résoudre le problème initial ?

Réponse de la direction : Le sujet n’est pas la pénurie médicale de SJM.

D’une part, parce que les enjeux paramédicaux de l’EHPAD de Modane (plus généralement des EHPAD) restent centraux dans la nécessité de faire évoluer l’organisation.

D’autre part, opposer les deux sites est un contresens majeur. C’est ensemble que les deux sites doivent regagner de l’attractivité.

? Maintenant, place aux preuve

Luçon : l’ADSP toujours présente tous les vendredis à 18 h devant l’hôpital

Publication de l’ADSP du pays de Luçon suite à la visite de l’hôpital par le Maire de Luçon

Quel tableau idyllique !
Revenons sur terre. Des urgences oui mais pourquoi ?
Merci à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent depuis 5 ans et demi tous les vendredis et se battent pour leur pérennité, merci à Dominique Bonnin et aux élus qui ont toujours été à nos côtés.
Un service d’addictologie : parlons-en !
Supprimé pour être transféré à Montaigu, il n’y a plus aujourd’hui qu’un service d’accueil de jour.
Et la fermeture du laboratoire avec ses conséquences !
Quid du service de SMR ?
Quel avenir pour la structure du Bois Mocqua et de ses résidents ?
IRM : des annonces mais pas de date ?
Une offre de soins pour toutes et tous et qui corresponde aux besoins des populations c’est ce dont nous avons besoin, pas d’effets de com et de satisfecit mais du concret et c’est pour cela que nous sommes présents tous les vendredis soirs à 18h devant les urgences et que vous y êtes les bienvenus pour faire part de vos vécus.
Merci à tous les soignants qui font le maximum dans des conditions très difficiles.

Mayenne : passage en Antenne de Médecine d’Urgence.du Service d’Accueil d’Urgence, imposé par l’ARS

Coup de colère

Ça y est, le 24h/24 est atteint aux Urgences du CHNM ! (Centre hospitalier Nord Mayenne)
Dommage que ce soit pour les fermetures.
Urgences fermées 24h vendredi 7, lundi 10, mardi 11 et mercredi 12. 3 jours de suite et 4 fois 24h en 6 jours !
Du jamais vu.
La situation continue de se dégrader et on prépare lentement mais sûrement la population à des décisions douloureuses à l’automne.
Situation financière catastrophique, manque de médecins, absence de directeur d’établissement, cogitations ministérielles sur la fusion des établissements d’un même GHT, autant de voyants qui s’allument en rouge et qui présagent mal de l’avenir proche du CHNM.
Nous avançons dans l’inconnu. Une chose demeure pourtant certaine : nous ne laisserons pas faire sans réagir.
Pour se remonter (un peu) le moral, message d’une adhérente récemment passée par l’hôpital sud de Rennes de retour pour des soins au CHNM : « D’ailleurs, quels beaux locaux à Mayenne comparés à la vétusté et au manque de propreté de hôpital sud de Rennes : ménage par des sociétés privées 6min par chambre, du personnel issu de l’immigration qui n’a pas le droit de parler aux patients ou aux soignants… »
Mais apparemment, ce qui compte, c’est la « performance »…

Et voilà qu’AUDACE 53 apprend  que l’ARS a publié un arrêté déclassant le service d’urgence … pour 7 ans

Dès le 5 janvier, nous avions écrit au directeur par intérim pour contester le fait que le Conseil de Surveillance n’ait pas été consulté sur cette modification du statut du service d’Urgences.
Alors que nous attendions que la question soit soumise à un nouveau Conseil de Surveillance au printemps, nous apprenions fin juin que l’ARS avait publié l’arrêté en date du 11 juin dernier.
Pis : alors qu’on nous avait promis que ce passage en AMU n’était envisagé que pour quelques mois, l’arrêté le promulgue pour …7 ans !!!
Que ce soit sur le fond ou sur la forme, nous contestons cet arrêté.
Pourquoi le CHNM devrait supporter un régime de (dé)faveur au prétexte qu’il ne peut garantir un fonctionnement H24 du fait de l’insuffisance des ressources médicales, alors que les autres Centres Hospitaliers du département n’offrent pas beaucoup plus d’assurances ?
Accepter la dévalorisation du CHNM reviendrait à accepter qu’on nous habitue progressivement à un sous-hôpital, voire à une « grosse infirmerie ».
Le principe de la grenouille dans une eau tiède qu’on chauffe progressivement.
C’est pourquoi nous avons déposé un recours hiérarchique auprès de la ministre Rist pour demander l’annulation de l’arrêté.
Et si la ministre ne nous donne pas raison, nous saurons ne pas laisser les choses en l’état.
3 CH, 3 SAU, 3 SMUR, 24h/24.
Nous n’en démordrons pas.

Tarbes : Demande de prolongation de l’enquête publique relative au projet d’hôpital commun Tarbes-Lourdes à Lanne

L’association de Sauvegarde des Hôpitaux et de la Santé des Hautes-Pyrénées demande une prolongation de l’enquête publique relative au projet d’hôpital commun Tarbes-Lourdes à Lanne

Tarbes, le 7 août 2026
Monsieur le Président de la commission d’enquête,
Mesdames, Monsieur les Commissaires enquêteurs,
Objet : Demande de prolongation de l’enquête publique relative au projet d’hôpital commun Tarbes-Lourdes à Lanne (suite).
« L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 23 % des décès et 25 % des pathologies chroniques dans le monde peuvent être attribués à des facteurs environnementaux et comportementaux (qualité de l’air intérieur et extérieur, qualité de l’eau, de l’alimentation, exposition aux produits chimiques, aux ondes, au bruit, etc.). La pandémie de Covid-19 nous rappelle avec force les liens étroits entre la santé humaine, la santé animale et la santé de l’environnement. En Europe, la France fait partie des États les plus engagés en matière de santé environnement, avec le lancement de son quatrième plan national santé environnement depuis 2004. » source https://biodiversite.gouv.fr/prendre-en-compte-le-lien…
Notre association de défense des hôpitaux et de la santé n’a rien inventé, le lien entre les facteurs environnementaux et la santé sont très largement démontré et argumenté, la littérature ne manque pas à ce sujet. Un projet hospitalier, qui prend en charge la santé du public se doit donc d’être vertueux quant aux impacts environnementaux. En matière de santé comme dans tout domaine, il vaut mieux prévenir que guérir.
En prenant connaissance de la pièce jointe à la contribution N°98, nous apprenons que : « l’avis de l’OFB a bien été demandé sur l’ensemble du dossier. Néanmoins, notre plan de charge ne nous a pas permis de traiter celui-ci dans son ensemble (notamment les mesures de compensation). »
Notre association ne va pas présumer des raisons ou pressions qui ont poussé le porteur de projet à précipiter la date d’ouverture de l’enquête publique privant ainsi le public d’éléments susceptibles d’éclairer son appréciation des incidences du projet sur la biodiversité et les mesures d’évitement, de réduction et de compensation ; pour autant, dans une autorisation environnementale, la séquence « éviter-réduire-compenser » est un point central. Il n’est pas envisageable de priver le public de l’avis de l’OFB.
Dans ces conditions, nous demandons à ce que la commission d’enquête prenne toute mesure permettant que l’avis complet de l’OFB puisse être porté à la connaissance du public avant la clôture de l’enquête. Si un délai supplémentaire est nécessaire, nous sollicitons la suspension
ou la prolongation de l’enquête publique afin que les citoyens et citoyennes prennent connaissance de cet avis et, le cas échéant, puissent compléter leurs observations.
Cette démarche contribuerait à renforcer l’information du public et à garantir une participation éclairée des citoyens, conformément à l’esprit des dispositions du Code de l’environnement relatives à la participation du public.
En outre, nous réitérons notre demande d’organisation d’une réunion publique avant la clôture de l’enquête. (conféré contribution N°157).
Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette demande et vous prions d’agréer, Monsieur le Présidente de la commission d’enquête, Mesdames, Monsieur les Commissaires enquêteurs, l’expression de notre haute considération.

Modane : mobilisation contre la fermeture du SSR

Après un rassemblement qui a regroupe près de 300 personnes, la mobilisation continue avec en particulier la création d’une page Facebook qui a déjà plus de 250 personnes en quelques jours.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
50 questions sans réponse à un mois de la fermeture : pourquoi tant de zones d’ombre ?
Modane, le 30 juillet 2026
À quelques semaines de la fermeture annoncée du service de Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) de Modane, prévue le 1er septembre, et alors que les premiers transferts de lits pourraient intervenir dès la mi-août, les professionnels de santé attendent toujours des réponses à plus de 50 questions essentielles adressées à la direction de l’établissement.
Ces interrogations portent notamment sur la sécurité des patients, la continuité des soins, l’avenir des personnels, les conséquences pour les habitants de Haute Maurienne, les conditions d’une éventuelle réouverture, mais aussi sur les fondements et les justifications de cette décision.
À ce jour, nombre de ces questions demeurent sans réponse.
Un nouveau projet évoqué… sans explication
Plus surprenant encore, une nouvelle hypothèse aurait été présentée aux organisations syndicales : la création d’un hôpital de jour à Modane.
Jusqu’à présent, cette possibilité n’avait jamais été évoquée publiquement comme faisant partie du projet.
Cette annonce soulève de nombreuses interrogations.
S’agit-il d’un complément au SMR actuel ou de son remplacement ? Ce projet figure-t-il dans un document officiel ? A-t-il été validé par les instances compétentes ? Quel serait son financement, son calendrier, son fonctionnement et avec quels professionnels ?
Cette perspective interroge d’autant plus que la fermeture du SMR est justifiée par une pénurie médicale. Or une activité d’hospitalisation de jour nécessite elle aussi la présence d’un médecin et d’une équipe soignante.
Ces deux affirmations paraissent aujourd’hui difficiles à concilier.
Une fermeture temporaire… sans horizon
La direction présente cette fermeture comme temporaire.
Pourtant, aucune date de réouverture, même indicative, n’est aujourd’hui avancée.
Aucun objectif n’est défini.
Aucun calendrier n’est présenté.
Aucun plan d’action n’est rendu public.
Or une fermeture temporaire suppose normalement une trajectoire clairement identifiée : des objectifs datés, des étapes, des moyens mobilisés et des critères permettant de savoir dans quelles conditions une réouverture pourra intervenir.
En l’absence de ces éléments, la qualification même de « fermeture temporaire » appelle aujourd’hui des explications.
Une décision dont les conséquences n’ont jamais été rendues publiques
Au-delà des questions d’organisation interne, une interrogation fondamentale demeure.
Une étude d’impact a-t-elle été réalisée avant cette décision ?
Si oui, quelles en sont les conclusions ?
Les conséquences sur les habitants de Haute Maurienne ont-elles été évaluées ?
Cette étude a-t-elle analysé :
* l’allongement des délais et des temps d’accès aux soins ;
* les conséquences pour les personnes âgées et les patients les plus fragiles ;
* les répercussions sur les EHPAD, les médecins traitants, les services à domicile et les urgences ;
* les impacts sociaux, économiques et démographiques pour la Haute Maurienne ?
À ce jour, aucun document de ce type n’a été porté à la connaissance du public.
Les démarches de recrutement doivent être objectivées
La fermeture est principalement justifiée par l’impossibilité de recruter un médecin et du personnel à St Jean de Maurienne et à l’Ehpad de Modane.
Là encore, les professionnels demandent des éléments objectifs sur les campagnes de recrutement.
Pourquoi rendre ces questions publiques ?
Ces cinquante questions ont été rédigées par des professionnels de santé.
Elles ont été transmises aux maires il y a maintenant deux semaines.
Notre collectif rassemble des soignants, mais aussi des habitants de Haute Maurienne.
Cette double réalité nous permet de mesurer les écarts qui peuvent exister entre les informations communiquées aux professionnels, celles présentées aux élus et celles transmises à la population.
Nous avons donc choisi de rendre ces questions publiques afin que chacun puisse disposer des mêmes informations et que le débat repose sur des réponses identiques, vérifiables et transparentes.
Les professionnels ne peuvent construire leur avenir dans l’incertitude
Pour les équipes, la situation actuelle crée un profond sentiment d’incertitude.
Certaines doivent accepter une mobilité ou une réorganisation qu’elles n’ont pas choisie.
D’autres voient disparaître leur activité sans connaître les conditions d’un éventuel retour.
Il est difficile de demander aux professionnels de se projeter lorsqu’aucun calendrier, aucune garantie et aucun engagement concret ne sont présentés.
Le collectif tient à saluer leur engagement exemplaire auprès des habitants de Haute Maurienne et leur exprime son soutien dans cette période particulièrement difficile.
Une demande de transparence
Notre démarche n’est pas de polémiquer.
Elle vise simplement à obtenir les éléments factuels qui permettent de comprendre une décision dont les conséquences pourraient être durables pour l’accès aux soins en Haute Maurienne.
Le maintien d’un véritable hôpital de proximité mérite des explications précises, des engagements clairs et une information transparente.
Un rendez-vous quotidien avec les habitants sur la page Facebook du collectif: Sauvons le SMR de Modane Haute-Maurienne
À compter d’aujourd’hui, nous publierons chaque soir à 19h30  une ou plusieurs des questions restées sans réponse, accompagnées des éléments dont nous disposons.
Cette publication se poursuivra aussi longtemps que des réponses précises, complètes et documentées n’auront pas été apportées.
Nous invitons les habitants, les élus, les associations, les professionnels de santé et l’ensemble des acteurs du territoire à relayer ces publications.
Parce que les habitants de Haute Maurienne sont en droit de comprendre les raisons d’une décision qui engage l’avenir de leur hôpital de proximité.