COMPTE-RENDU DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE
Cette assemblée générale a réuni une cinquantaine de participants.
Plusieurs
adhérent(e)s s'étaient faits excuser : Dominique BEJOT, André
CHAPAVEIRE, Myriam CHEVALIER BONNOUR, Alexis JUILLARD, Christiane
JOUVHOMME.
En plus d'élu(e)s de communes adhérentes au comité, le
maire de Brioude et président de la Communauté de communes Brioude
Sud-Auvergne, des élues du groupe "Brioude Nouvel Horizon" ont assisté à
la réunion, ainsi que Marc VANDENBROUK, directeur du Centre Hospitalier
de Brioude.
Michel JAMON, adjoint au maire de Langeac et Françoise
ROCHETTE, conseillère municipale de Lamothe représentaient leur commune
respective.
Le conseiller départemental Michel BERGOUGNOUX était également présent.
Le
député Jean Pierre VIGIER et le sénateur Laurent DUPLOMB avaient
indiqué qu'ils ne pourraient pas assister à la réunion
La coordination nationale des
hôpitaux de proximité à laquelle le comité de vigilance est affilié
demande un plan d'urgence pour l'hôpital public.
La situation du centre hospitalier de Brioude est meilleure que celle d'autres hôpitaux.
Les
services des urgences et de chirurgie fonctionnent bien, il y a
désormais 2 radiologues qui se relaient, le scanner montre son utilité
et la demande d'IRM a été déposée, des consultations avancées sont
assurées par des spécialistes venus du CHU de Clermont, des centres
hospitaliers du Puy et d'Issoire.
Le comité de vigilance entend
veiller au maintien des activités existantes et à ce que de nouvelles
consultations soient assurées dans l'établissement (cardiologie,
dermatologie...)
L'association suivra avec attention le dossier IRM.
Le comité a apporté son soutien au personnel de l'hôpital éreinté par les 2 années difficiles que nous venons de passer.
Il
demeure attentif aux conséquences des réorganisations de service sur la
qualité des soins prodigués et sur les conditions de travail des
soignants.
François
BOUDET a indiqué qu'une étude faite par un chercheur en lien avec
l'association des maires ruraux a mis en évidence que 10 à 12 millions
de Français vivent dans un désert médical. Il y a de nombreux postes
vacants en médecine générale, pédiatrie, psychiatrie, médecine scolaire
et du travail.
30% des médecins vont partir en retraite dans les 5 ans.
Le bassin de santé de Brioude n'échappe pas à ce phénomène.
Il
manque 5 médecins généralistes sur la commune de Brioude et des
consultations ne sont plus assurées en ville dans certaines spécialités
(cardiologie, ophtalmologie...)
Le comité de vigilance estime que la
mise en œuvre des mesures préconisées par les élus de la commission
santé de la Communauté de communes Brioude Sud Auvergne peut permettre
d'améliorer l'existant.
Mais l'association pense qu'au-delà de
ces mesures, il convient de réfléchir à une stratégie à long terme ayant
pour objectif de trouver des solutions pérennes au manque de praticiens
et de déployer des actions volontaristes en ce sens.
Au vu de ce qui se fait ailleurs, le comité propose que 2 pistes complémentaires soient étudiées :
-la création d'un centre de santé public adossé à l'hôpital
-la mise en place d'une maison de santé libérale.
Il existe 455 centres de santé avec des médecins salariés.
Les
conseils départementaux de Saône et Loire, de l'Orne et de la Vendée en
ont créé sur leur territoire ainsi que des communes (Figeac, Agen,
Vierzon...)
Il y a 1889 maisons de santé existantes dont celle de
Langeac et 366 sont en voie de création (celle de Lempdes vient d'être
inaugurée)
Le député que le comité a rencontré la veille de l'AG a
indiqué que le Conseil régional est disposé à favoriser la création de
maisons de santé et il va proposer qu'élus et professionnels de santé de
Brioude se rencontrent afin de voir si un tel projet peut voir le jour
sir la commune.
Le comité réfléchit à des initiatives visant à
mobiliser la population sur le thème de la création d'un centre de santé
et/ou d'une maison de santé comme cela a été possible pour l'obtention
du scanner.
François BOUDET conclut son intervention en invitant la salle à donner son avis sur les propositions du comité.
Alain
GARNIER, vice -président du comité représentant les élus et maire de
Saint-Georges d'Aurac, affirme que les citoyens du bassin de santé ne
doivent pas avoir une santé au rabais. Il estime qu'il faut s'inspirer
des expériences qui montrent leur efficacité. Il cite l'exemple de la
maison de santé de Langeac. Il insiste sur la nécessité de développer
les échanges et la concertation entre élus, professionnels de santé et
usagers.
Michel BERGOUGNOUX affirme que le conseil départemental doit jongler avec les contraintes budgétaires.
Il indique que la collectivité territoriale n'a jusqu'à présent pas de compétence propre en matière de santé.
Il
estime que malgré tout, le conseil départemental peut concourir au
financement de centres de santé mais qu'il n'envisage pas à court terme
de salarier des médecins.
Pierre POMMAREL se déclare étonné que
les élus départementaux soient timorés pour salarier des médecins alors
que leurs homologues de Saône et Loire l'ont fait ce qui a permis
d'améliorer l'accès aux soins dans leur territoire.
Il souligne que beaucoup de jeunes médecins ont la volonté de s'affranchir du modèle libéral.
Patrick
MATHO fait remarquer que l'adoption de la loi 3DS (Différentiation,
Décentralisation, Déconcentration, Simplification), actuellement en
discussion, va offrir aux conseils départementaux la possibilité
d'intervenir plus ouvertement dans le domaine de la santé.
Marie-Christine DEGUI souligne le manque d'offre de soins en matière de psychiatrie et de pédiatrie.
Brigitte QUEMIN demande si une enquête a été réalisée afin de connaître le pourcentage de patients sans médecin sur Brioude.
Serge
LONGEON indique que le questionnaire réalisé en 2017 à l'occasion des
assises de la santé avait permis d'estimer que 15% à 20% de la
population n'avait pas de médecin traitant. Il rappelle que le comité de
vigilance a commencé à donner l'alerte sur le manque de médecins
traitant il y a 5 ans Il considère qu'il faut aller plus vite dans les
prises de décision pour tenter de résoudre la pénurie de praticiens.
Marie-Christine
EYRAUD considère que l'équipe municipale a mis en place une dynamique,
qu'elle fait du sur mesure pour attirer de nouveaux médecins et que cela
commence à donner des résultats. Elle estime qu'une structure avec des
médecins salariés dans le cadre de l'hôpital est une des solutions
envisageables.
Jean-Michel MALLET fait remarquer qu'au début de
la mobilisation pour l'obtention du scanner, le comité était bien seul à
défendre la nécessité de sa mise en place à l'hôpital de Brioude.
Il
considère que c'est différent en ce qui concerne le manque de médecins
car tout le monde est conscient du problème. Il interpelle le maire de
Brioude afin que celui-ci précise sa position sur les propositions
faites par l'association.
Jean-Luc VACHELARD indique qu'il partage le constat du comité sur le manque de médecins.
Il
estime que toutes les personnes concernées par ce problème doivent
travailler ensemble, professionnels de santé, paramédicaux, élus... Il
affirme que le comité de vigilance est le bienvenu dans cette réflexion.
Il précise qu'il répondra par écrit à la lettre ouverte du comité.
Christophe
BEDROSSIAN souhaite que les résultats du questionnaire réalisé l'été
dernier auprès de la population soient transmis au comité car la santé
est revenue largement dans les réponses. Il demande que le comité soit
associé au comité de pilotage du futur contrat local de santé. II
informe qu'une réflexion est engagée sur le secteur de Blesle afin
d'expérimenter la création d'une structure de santé sous forme de
portage associatif.
François BOUDET indique que les débats sur
les thèmes abordés lors de l'assemblée générale se poursuivront dans le
cadre des réunions du conseil d'administration auxquelles chaque
adhérent(e) peut assister.
L'assemblée vote ensuite le renouvellement d'un tiers des membres du C.A:
Christophe BEDROSSIAN, François BOUDET, Christian CAILLIE, Myriam CHEVALIER BONNOUR et Marie-Claire GAUDRIAULT sont réélus.
Dominique
BEJOT quitte le C.A pour des raisons personnelles. Le comité le
remercie pour sa parfaite connaissance du dossier de l'hôpital et pour
la qualité et la pertinence de ses interventions lors des entrevues avec
les élus et responsables de l'Agence Régionale Santé.
Anne-Marie DENIS et Brigitte QUEMIN proposent leur candidature au conseil d'administration.
Elles sont élues par l'assemblée générale.
Le Conseil d'administration est donc désormais composé de :
Christophe
BEDROSSIAN, François BOUDET, Christian CAILLIÉ, Myriam CHEVALIER
BONNOUR Anne-Marie DENIS, Marie-Claire GAUDRIAULT, Alexis JUILLARD,
Christiane JOUVHOMME, Jean-Noël LHERITIER, Serge LONGEON, Léon MARTIN,
Marie- Noëlle MATHO, Patrick MATHO, Anne-France NOZIERE-NEGRON, Michel
PERRIN, Brigitte QUEMIN, Annick ROMAN, Josette ROULLEAU, Michel VINCENT.
Patrick MATHO dresse ensuite le bilan financier de l'association.
Il
propose de maintenir la cotisation à 5 euros pour les adhérents
individuels et à 10 euros pour les structures (communes, syndicats,
partis)
L'assemblée vote positivement cette proposition.











