URGENT

A tous les membres du Collectif de Défense de l'Hôpital public de Belley

(Individuels, organisations, élus)

 

Nous avons eu connaissance par des membres du personnel de l'hôpital de la toute dernière offensive menée contre l'hôpital de Belley par l'intermédiaire d'une Direction Départementale du Travail et de l'Emploi, celle de l'Ain en l'occurrence, particulièrement zélée  

Celle-ci s'est traduite par :

- L'obligation faite à la Direction de l'hôpital de mettre un terme immédiatement et sans délai, fin Décembre, à l'emploi de 5 médecins étrangers (rien de moins !) en poste à Belley dans les Services de Pédiatrie, de Gastro-entérologie et d'Urgences.  

 - L'un d'entre eux, le Docteur Oumarou DOPSOUMNA qui travaillait dans le Service de Gastro-entérologie, s'est ainsi vu refuser le renouvellement de sa carte de séjour, arrivée à terme le  23 janvier.

Depuis cette date il risque purement et simplement l'expulsion du territoire national, bien qu'un recours hiérarchique auprès du Ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ait été envoyé dés le début du mois de janvier avec l'appui de la Direction de l'hôpital de Belley et du chef de Service de Gastro-entérologie. 

Il n'a en effet à ce jour  reçu AUCUN document officiel à caractère provisoire lui permettant de rester sur le territoire français jusqu'à la décision définitive de ce recours dont on est toujours sans nouvelle.

- Parallèlement,  lors de la cérémonie des voux de l'hôpital, une pétition signée de l'ensemble des médecins de l'hôpital a été remise en main propre à Monsieur le Maire et Président du Conseil d'Administration de l'hôpital de Belley le Docteur Jean-Claude Travers, pour attirer son attention sur la gravité de la situation du Docteur DOPSOUMNA, et lui demander d'intercéder personnellement auprès du Préfet de l'Ain et de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi (DDTE). Cette demande d'appui a été renouvelée le 13 février.

La même demande a été faite par courriel auprès de Monsieur Etienne Blanc Député Maire de la 3° circonscription le 28 janvier, puis réitérée le 15 février devant l'absence de réponse du Ministère et de la Préfecture.

Quel contraste ! 

- Entre le pragmatisme des responsables locaux (la Direction et le corps médical) de l'hôpital de Belley qui ont assuré les recrutements nécessaires  pour faire fonctionner les services de l'hôpital, le concept d' « immigration choisie » qui a été un des thèmes forts de la campagne présidentielle (dont certains de ses responsables ou soutiens ont affirmé de surcroît et à juste titre qu'en cette période de pénurie médicale, notre pays à la chance de pouvoir compter sur les médecins étrangers).

- Et le zèle aveugle dont vient de faire preuve les acteurs  d'une mission d'enquête, diligentée au sein de l'hôpital par la Préfecture et la DDTE de l'Ain, pour satisfaire le quota d'expulsions (n'oublions pas que les Ministres et les Préfets sont  désormais soumis à une évaluation et ont donc une obligation de résultats).

Sur le sol de France après des années d'étude, un exercice professionnel dont la qualité est reconnue par ses pairs dans nos hôpitaux, et après s'être acquitté de l'impôt sur le revenu,  voilà que pour une stupide affaire de 6 jours (lire la pièce jointe) Oumarou DOPSOUMNA se voit refuser une autorisation provisoire de travail et par voie de conséquence sa carte de séjour.  

La DDTE  de ce département, l'AIN, veille ainsi à l'application stricte, brutale et sans nuance de la loi nous rappelant ainsi avec horreur l'attitude d'un certaine administration Française aux heures les plus sombres  de son histoire.

C'est clair, l'objectif à atteindre est désormais de faire du chiffre à travers des expulsions sans merci, quitte à piétiner les droits humains les plus fondamentaux  et à mettre en péril le fonctionnement de l'hôpital de Belley et son avenir.

Quelle honte ! Comment peut on à ce point manquer de respect et de dignité dans ce pays ?  Le nôtre, celui précisément des Droits de l'Homme.

 

PREMIERE URGENCE :

POPULARISER L'AFFAIRE OUMAROU

 

       Le COLLECTIF vous invite  à DIFFUSER, à AFFICHER ce texte et les informations ci-jointes

 

DEUXIEME URGENCE :

REAGIR

 Le COLLECTIF invite à une REUNION la plus large possible :

VENDREDI 29 FEVRIER 18H À BELLEY

MAISON DES ASSOCIATIONS

 

Pour décider des formes, cibles et modalités d'une réaction collective 

 

Sont invitées toutes les composantes membres du Collectif.  Transmettez également l'invitation à toute autres organisations partageant cet objectif de  respect des droits, des  libertés et du dialogue                                                                                            

                                                                                                     L'équipe d'animation du Collectif