EVITEZ d'être MALADE !

Réduire ou fermer les services publics en milieu rural au nom de la rentabilité, est devenu, depuis de nombreuses années, la pensée unique de la plupart de tous nos gouvernants.

La SANTE n’y échappe pas.

Mais, comme la santé est un sujet sensible, et pour éviter les réactions vives des populations locales, le Ministère de la Santé et l'Agence Régionale d' Hospitalisation, les véritables décideurs de la politique de santé procèdent d’une façon plus sournoise au nom de la sécurité médicale après avoir asphyxier les établissements, et en essayant de faire porter le chapeau aux élus locaux et aux personnels.

Par exemple, pour l'hôpital d'Ambert, la recette est la suivante :

1 Dans le Schéma Régional d’Organisation Sanitaire et Sociale (SROSS3) piloté par le Directeur de l’ARH, ils enferment dans un même territoire de santé Thiers et Ambert pour tenter de montrer qu'il y aurait globalement trop de moyens, avec l'espoir qu’ils se combattent et s’affaiblissent mutuellement. (Deux pauvres n'ont jamais fait un riche).

2 Sans se soucier des conséquences possibles sur les malades, ils missionnent quelques serviteurs très zélés, aux méthodes musclées pour fragiliser l'hôpital de l'intérieur,(certains seraient des champions!!!) et leur servir de fusible si besoin.

3 Pour mieux déstabiliser, ils réduisent les moyens financiers par le financement à l’acte (dit T2A) très préjudiciable dans les petits établissements pratiquant un nombre d'actes médicaux moins important.

Ainsi le déficit prévisionnel en 2007 pour Ambert est d’un million d’euros soit près de 10% du budget.

4 Ils font établir un rapport par un médecin soi-disant expert pour définir unilatéralement des seuils au-delà desquels la sécurité ne serait plus assurée et qui affiche clairement la liste des établissements concernés pour faire peur et faire fuir médecins et patients vers d'autres établissements. (Rapport Vallancien, du nom du professeur venu personnellement « ausculter » le service chirurgie d’Ambert en Septembre 2006).

5 Connaissant les difficultés pour trouver des médecins, notamment pour venir en milieu rural, sans être des «mercenaires» exigeant des salaires prohibitifs et inadmissibles, ils incitent très fortement les médecins à partir (peur de la fermeture, promesses, modification des rémunérations, pressions, etc.).

 

Ensuite c'est simple, au prétexte, que faute de médecins, la sécurité médicale n’est plus assurée, on ferme les services les uns après les autres, rejetant tout argument d’éloignement, de précarité des populations ou d’aspect humain si nécessaire à la guérison des malades,

Ainsi :

            -la maternité a fermé

            -les soins en gynécologie ne sont plus assurés.

           -le service psychiatrie n’a plus de responsable et vit avec des remplaçants toujours différents.

           -une partie des sommes versées par les résidents du Pré Bayle ou leur famille sert à couvrir le déficit de l’hôpital au détriment de la qualité des soins des personnes âgées.

          -un médecin anesthésiste doit partir menaçant le bon fonctionnement du bloc opératoire 24 h/24.

          -les médecins généralistes de nos campagnes ne sont pas remplacés,

          -le personnel des maisons de retraite est réduit,

                                                                  et ce n’est pas fini ! …

 

DEFENDEZ votre SANTE avant qu'il ne soit trop tard

Personnels de santé, élus de tout bord, population,

agissons ensemble

pour rétablir et sauver les services de santé de proximité, en particulier notre hôpital, comme l’a fait la population de Saint-Affrique,

Utilisez les professionnels de santé locaux et votre hôpital qui dispensent compétence et humanité, 

Exigez de vos élus, qui ne l’auraient pas encore fait, de prendre la délibération suivante (voir au dos).

Regroupez vous dans les associations et participez aux actions menées collectivement.

 

Pour devenir membre actif de l’association DEHBA,

envoyer votre adhésion de 8 € à notre siège social

Point-Service Associations, 3 rue de Goye. 63600 AMBERT.

 

 

Proposition de délibération des conseillers municipaux de l’arrondissement d’Ambert  

Monsieur le Maire rappelle au conseil municipal la situation difficile de l’hôpital d’Ambert, notamment financière, aggravée par la décision de fermeture de

la maternité le 31 juillet 2006.

Après avoir débattu de l’importance de l’offre de soins pour la qualité de vie des habitants et de la nécessité absolue d’un centre hospitalier de proximité

pour un territoire isolé.

Le conseil municipal, conscient de la responsabilité des élus dans l’aménagement du territoire :

- Dénonce la fermeture de la maternité d’Ambert conséquence du démantèlement de notre système de santé basé sur la solidarité

- Condamne la diminution du budget de la santé

 Déclare que la santé n’est pas et ne peut pas devenir une marchandise.

- Attire l’attention sur les dangers de la tarification à l’acte.

- Affirme la nécessité du maintien d’un système public de santé qui garantit l’égalité de traitement pour l’ensemble des citoyens.

- S’engage à soutenir les initiatives mises en place par DEHBA pour défendre, maintenir, améliorer, l’ensemble des services de l’hôpital public d’Ambert.

De plus, le conseil municipal demande que soient inscrites dans le projet d’établissement de l’hôpital d’Ambert les exigences suivantes :

-   Un service d’urgence opérationnel 24 h sur 24.

- Un service d’imagerie médicale équipé convenablement en radiologie et échographie avec, en complément, un scanner dans un délai de 3 ans.

-  Un bloc opératoire fonctionnant 24 h sur 24, avec un service de surveillance continue.

-   Le maintien et le renforcement du service de psychiatrie

-   La création d’un centre de médecine physique et de réadaptation MPR

-   La mise à disposition par convention avec le CHU de chefs de clinique dans des domaines de spécialités non couverts .

- Que la maison de la santé, dont l’installation est décidée dans le cadre du « territoire de projet » soit créée et fonctionne en cohérence avec le centre hospitalier.

-  Que soit garanti le personnel indispensable au fonctionnement des services.

Le conseil municipal unanime s’engage à démissionner si ces exigences n’étaient pas reprises dans le projet d’établissement et validées par l’ARH

Liste des communes qui à notre connaissance n'auraient toujours pas pris la délibération (ci dessus) ou qui ne se sont pas engagées à démissionner :

DORE-L’EGLISE, CUNLHAT, CONDAT-LES-MONTBOISSIER, FAYET-RONAYE, SAILLANT, MARSAC EN LIVRADOIS, ST-ÉLOY LA GLACIERE, ST-ANTHÈME, GRANDRIF, ST-CLÉMENT DE VALORGUE, ST-ROMAIN, ST-ALYRE D'ARLANC, BEURRIERES, CHAUMONT-LE-BOURG, DORANGES, MAYRES, ST-SAUVEUR LA SAGNE, AUZELLES, BROUSSE, AIX-LA-FAYETTE, ST-BONNET LE BOURG, ST BONNET LE CHASTEL, CHAMBON SUR DOLORE, STE-CATHERINE, ECHANDELYS, OLLIERGUES, LE BRUGERON, ST-GERVAIS SOUS MEYMONT, MARAT, ST PIERRE LA BOURLHONNE, VIVEROLS, EGLISOLLES, MEDEYROLLES, SAUVESSANGES, FOURNOLS, LA CHAULME.

Liste des communes dont tous les élus se sont engagés à démissionner :

ARLANC, AMBERT, BAFFIE, BERTIGNAT, CHAMPETIERES, LA CHAPELLE AGNON, LA FORIE, GRANDVAL, JOB, LE MONESTIER, NOVACELLES, ST-AMANT ROCHE SAVINE, ST-GERMAIN L’HERM, ST-MARTIN DES OLMES, THIOLIERES,  VALCIVIERES, VERTOLAYE, ST-FERRÉOL DES COTES, SAINT-JUST.