Tours : concert de soutien au collectif santé le 15 avril 2018 à 14 h 30

Le 15 avril prochain le collectif 37 Notre santé en danger organise, avec le concours des chorales D’Esvres sur Indre,  un concert de soutien pour la défense de l’Hôpital de Tours.

Les mesures d’austérité, partout en France, frappent les services publics et n’épargnent pas les hôpitaux où la souffrance du personnel se traduit par une vague de suicides comme on en a connu à France Télécom : 17 en 2017 et déjà 5 en 2018.

Au CHRU de Tours, le plan COPERMO de restructuration se traduit par plusieurs centaines de postes et de lits en moins et la suppression de 3sites sur 5 : Clocheville, l’Ermitage, et la Clinique Psychiatrique Universitaire. Comme partout c’est l’ambulatoire qui est développé à outrance, les directives gouvernementales qui étaient de 50% sont maintenant passées à 70%, ce qui équivaut à casser le service public et à faire reposer le suivi sur les familles ou les services d’aide et de soins à domicile déjà débordés. Pour l’instant ce sont les grandes manœuvres pour supprimer les postes et les lits en commençant par la fermeture des hôpitaux de semaine. C’est ce qui a entraîné la grève du personnel de neurochirurgie que nous avons soutenu.

Devant la levée de boucliers dans et hors de l’hôpital, la communication du CHRU est floue et variable, montrant ainsi que tout n’est pas bouclé en fonction des résistances rencontrées.

La fermeture de l’Ermitage et de Clocheville sont des opérations financières pour récupérer de l’argent dans des endroits qui peuvent attirer les promoteurs. Peut-on laisser détruire ces sites ? Que vont devenir les résident-es de l’EHPAD de l’Ermitage ?

Nous sommes attaché-es à la sauvegarde d’un hôpital pédiatrique spécifique à Clocheville qui fait partie du patrimoine de la ville et qui est essentiel pour toute la région.

Le regroupement de toutes les psychiatries sur un même site va à l’encontre de l’humanisation et la suppression de lits dans cette spécialité aussi, va produire des refus de soins car il n’y a déjà pas assez de places.

Le collectif santé mobilise pour que les services publics répondent aux besoins de santé de la population sachant que des moyens il y en a dans ce pays, c’est une question de choix.

Le concert du 15 avril se situe dans ce cadre : populariser cette résistance et également participer au financement d’un film réalisé par Sans Canal Fixe. Il donnera la parole aux usager-es ainsi qu’aux salarié-es de l’hôpital, en particulier ceux de Clocheville, porte d’entrée pour faire comprendre l’ensemble des problèmes posés par la restructuration. Il sera aussi un support pour la mobilisation qui va s’inscrire dans la durée et doit s’ancrer dans la population.

Le concert : C’est un concert de soutien pour faire avancer la mobilisation, c’est un moyen de manifester son attachement à l’hôpital public et sa volonté d’exiger des moyens adéquats pour son fonctionnement  afin de répondre aux besoins de la population.

L’entrée sera gratuite avec participation libre et gâteaux et boissons en vente en soutien à la réalisation du film.

Nous proposons aux organisations qui soutiennent cette démarche de participer en tenant une table avec leurs publications. Ce n’est pas un meeting, les débats se feront de façon informelle à l’arrivée et pendant l’entr’acte. Le collectif santé fera une présentation à l’ouverture du spectacle

Déroulement : présentation par le collectif santé, puis la chorale AKWABA -A avec les trois groupes et pendant l’entracte vente de gâteaux boissons

Merci de faire connaître cette initiative dans vos réseaux.

Cette initiative se fait en lien avec la campagne de la coordination des hôpitaux et maternités de proximités « Stop à la catastrophe sanitaire annoncée. Exigeons l’accès aux soins pour toutes et tous ! » qui regroupe des luttes de défense des hôpitaux et pour l’accès aux soins dans toute la France avec déjà 21493 signatures https://www.mesopinions.com/petition/sante/stop-catastrophe-sanitaire-annoncee-exigeons-acces/37000

 

Tours : le personnel de neurochirurgie en lutte s’invite aux vœux de la direction du CHRU

Le 23 janvier avaient lieu les vœux de la direction du CHRU de Tours en présence de directeurs de pôle et des établissements publics et privés du Groupement Hospitalier de Territoire, quelques cadres et médecins, le maire de Tours et le doyen de la faculté de médecine et de la presse.

Le personnel de neurochirugie en grève depuis le 28 décembre s’est invité pour montrer qu’il continuait la lutte malgré les 3 suppressions de postes en moins concédés la veille, suite aux négociations après plus de 3 semaines de grève. Pour rappel, il était prévu initialement pour le 1er février la fermeture de l’hôpital de semaine de ce service avec la suppression de 12 postes et 6 lits.

A l’entrée de l’hôpital Trousseau, où se déroulait la cérémonie des vœux, les grévistes soutenus par la CGT et SUD avaient mis des « sous vêtements » en exposition avec des panneaux, signifiant ainsi que la direction déshabillait le service de neurochirurgie. Le collectif santé est venu également en soutien tout en posant les conséquences de la restructuration pour les usagers.

Le personnel de neurochirurgie est d’abord intervenu pour dire que les diminutions de postes qu’il refuse ne permettent pas de prendre soin correctement des malades et de travailler humainement.

Le collectif santé a également exprimé sa colère face à un plan de suppression de lits, qui a déjà commencé, alors que les urgences sont débordées. En ce moment, des personnes âgées, en fin de vie, peuvent rester 2 jours aux urgences faute de place disponible dans les services.

Il a dénoncé la fermeture du seul hôpital pédiatrique de la région, l’hôpital Clocheville et a donné l’exemple du refus du CHRU de garder un médecin chirurgien cardiaque pour les enfants, comme un acte de démantèlement de l’hôpital public.

Il a également dénoncé les conséquences pour les usagers de la fermeture des hôpitaux de semaine. Ceux-ci ont pour vocation d’accueillir, sur plusieurs jours, les usagers soit pour des bilans de santé soit entre autre en médecine pour l’éducation des diabétiques, essentielle dans le cadre de la prévention.

Les manifestants ont ensuite quitté la salle pour marquer leur refus de participer à ces vœux compte tenu du contexte et signifier que la lutte continue!

Le texte à télécharger