Nantes : pour qui roulent l’ARS et le gouvernement ?

Le collectif nantais pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous a appris voici quelques semaines par la presse que le CHU de Nantes a vendu une partie de son terrain situé à l’hôpital Laënnec et que l’ARS y a donné l’autorisation d’exploitation de 200 lits de Soins de Suites et de Réadaptation au groupe privé à but lucratif et coté en bourse LNA Santé, ceci alors que le CHU avait proposé son propre projet public.

Le communiqué du collectif

Sedan : fermeture du service des Soins de Suite et Réadaptation (SSRA) de l’hôpital de Sedan

Cette fermeture a été annoncée comme provisoire par manque de médecins le 12 octobre lors d’une réunion convoquée la veille, précisant que les personnels auraient bien une nouvelle affectation au 1er novembre au plus tard. Il semble bien que le provisoire soit parti pour durer.

La situation de l’hôpital de Sedan est conforme au constat que la Coordination des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité fait au niveau national. On constate la suppression de lits de SSRA dans le secteur public et leur multiplication dans le secteur lucratif avec une marchandisation des soins que nous dénonçons fermement. D’autre part, les usagers et les personnels craignent d’être obligés de faire des déplacements importants pour se soigner ou pour travailler.

Nous avons appris par ailleurs que des élus s’inquiètent de la pérennité de la maternité de Sedan, ces mêmes élus qui étaient favorables à la fusion des hôpitaux Nord Ardennes qui transforme nos hôpitaux public de proximité en coquilles vides.

Plus que jamais dans les jours qui viennent il faudra que les usagers et les personnels se mobilisent pour mettre fin à la privatisation rampante et galopante de notre système de santé. Le Comité de défense des hôpitaux et maternités de proximité des Ardennes fera preuve de vigilance et tiendra informée la population de l’évolution de la situation

.Le communiqué

Soutien au SSR de Roscoff – 23 mars 2017

Les représentants locaux de la Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité tiennent à apporter tout leur soutien aux personnels du centre de Perharidy
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Ce centre de rééducation privé à but non lucratif, géré par la fondation ILDYS, risque de perdre 33% de sa dotation budgétaire, suite à la réforme du financement des activités de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR).
Le passage progressif à la tarification à l’activité (T2A) à partir du 1er mars 2017 pour les SSR, dont celui de Parharidy va obliger les directions à opérer des choix qui risqueront de remettre en cause profondément leur fonctionnement