Sarlat : le tract du 12 août

NOTRE VIGILANCE EST INDISPENSABLE …

Le tract en pdf

Il y a trois semaines, on nous apprenait qu’il y avait un risque de fermeture des urgences faute d’avoir le personnel suffisant. Non seulement, la troisième équipe d’urgentistes annoncée n’était pas au rendez-vous, mais les deux équipes restantes, à effectif réduit, n’étaient pas en mesure de fonctionner normalement.
Grâce à la réactivité de notre comité (qui a donné l’alerte dès le lendemain et mis en ligne le texte de la pétition sur change.org), des syndicats, du personnel de l’hôpital, des élus et de la population, des solutions ont été trouvées.
L’importance du nombre de signatures obtenues en témoigne (à ce jour plus de 5 000 en seulement trois semaines), et on peut affirmer que les urgences fonctionneront correctement au mois d’août.

Mais à quel prix !
Certains soignants ont dû renoncer à une partie de leurs congés pour rendre possible la permanence du service public. Nous tous n’aurons jamais assez de gratitude envers tous ceux qui ont permis de faire face à la pandémie. Assurément, ce ne sont pas les insuffisantes conclusions du « Ségur » qui le permettraient.

Notre vigilance collective et la lutte se sont fait entendre… mais les attaques contre le service public continuent. Ainsi, encore une fois, à la maternité de Sarlat, il est hors de question que Périgueux réquisitionne du personnel local du centre hospitalier pour imposer une fermeture d’un service même temporaire. Doit-on subir cet assujettissement au Groupement hospitalier de territoire de Périgueux ? On déplore le manque structurel de soignants dû à la politique globale de casse du service public de santé.
Par ailleurs, on ne peut que saluer la mise à disposition, enfin, d’un barnum pour les familles accompagnant les malades aux urgences, contraintes jusque-là à subir les aléas des intempéries.
Depuis des mois, la communauté internationale se bat pour rendre le vaccin accessible à tous, en levant les brevets. Cette lutte a rassemblé un très grand nombre de partisans, mais se heurte au cynisme de certains états (qui pratiquent le double langage), et à l’égoïsme et cupidité des laboratoires privés.
L’accès au vaccin est une question absolument vitale pour lutter efficacement contre la pandémie. D’autant qu’on ne peut que constater que l’écrasante majorité des patients en réanimation ne sont pas vaccinés.

Le vaccin doit être un bien commun unanimement partagé

Sarlat : rassemblement du 3 août pour la défense des urgences

Si nous, usagers du comité de défense de l’hôpital public et de la maternité de Sarlat, avons tenu à être présents aujourd’hui, aux côtés de l’intersyndicale des soignants et de tout le personnel assurant du mieux qu’il peut la bonne marche de cet établissement, c’est que nous usagers, avons réagi dès l’annonce de problèmes aux urgences. Il était inconcevable que ce service essentiel soit fermé même quelques heures.

Les délais pour accéder à des soins d’urgence sont déterminants et les minutes comptent en cas d’infarctus, d’hémorragie, d’accident vasculaire cérébral… Ils augmentent d’autant plus que les services d’urgence saturent … situation parfois difficile à comprendre par les patients et les familles dans l’angoisse.

C’est une perte de chance pour les résidents et les estivants.

Il est inadmissible que les familles restent dehors à attendre jour et nuit, qu’il pleuve ou qu’il vente… Une tente semble vide à gauche de l’entrée des urgences, pourquoi n’est-ce pas indiqué  ??? L’hôpital est le lieu où l’on doit PRENDRE SOIN AVANT TOUT ! Ce n’est pas faute de demandes réitérées.

Le 5 mai 2021, lors d’une entrevue avec des responsables de l’hôpital, il nous était indiqué la mise en place d’une troisième équipe aux urgences à partir du 10 juillet pour faire face à l’afflux des touristes.

Mesdames, Messieurs les Maires, votre présence est significative. Il faut que nous restions unis et engagés pour que les habitants de notre région et les nombreux touristes y séjournant, trouvent une structure sanitaire d’accueil digne de ce nom : un véritable hôpital public en capacité d’apporter à tous des soins de qualité et de proximité…

Lors de l‘audit en 2012, le professeur Jean-Pierre Favre, chirurgien, professeur émérite des universités, demandait expressément :

– « la réouverture dès que possible de l’unité de soins continus dont la fermeture allait entraîner une perte de chance pour certains malades médicaux et ou chirurgicaux.

– ouverture de nouvelles plages opératoires au niveau du bloc opératoire qui peut les absorber avec un renforcement de l’équipe d’anesthésie ».

Nous en sommes bien loin.

Nous dénonçons depuis des années la politique d’austérité subie par l’hôpital.

Nous agissons inlassablement contre l’insuffisance des moyens et de personnel à l’hôpital, contre l’insuffisance du nombre de médecins et de personnel de santé en formation. 

Cette situation catastrophique n’est pas le résultat d’une fatalité comme voudrait le faire croire nos gouvernants. Il est le résultat de leurs décisions, de leur volonté de réduire l’hôpital public à la portion congrue (cf : plan Ma Santé 2022).

Quant au numérus clausus,

-Le gouvernement ne fixe plus le nombre de places annuel pour les étudiants, il a délégué cette tâche aux Universités dans les régions dont les budgets ne sont pas à la hauteur des besoins !

-A cela s’ajoute la position du représentant national des doyens des facultés de médecine qui ne souhaite pas « trop augmenter le nombre d’étudiants pour ne pas avoir trop de médecins après 2030 »!

Nous œuvrons depuis plus de 7 ans, inlassablement, pour que cet hôpital retrouve des services de chirurgie conventionnelle (viscérale et orthopédique).

Nous continuerons inlassablement à soutenir les services de médecine, d’obstétrique, de psychiatrie, d’urgences.

Nous continuerons inlassablement à agir pour que nos anciens soient correctement pris en charge dans nos EHPAD dont le personnel doit impérativement être stable et de qualité.

Rappelons que grâce à la mobilisation de tous (personnels, syndicats, élus, citoyens) notre maternité, autrefois menacée, est aujourd’hui plébiscitée par tous et même labelisée « maternité saine », première en Nouvelle Aquitaine.

La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise
Le soin est un investissement et non une charge pour la société.

Le texte de l’intervention