Déclaration de la Coordination Nationale à la suite des rencontres de Mayenne

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Le service public pour l’accès aux soins pour toutes et tous partout

La Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité a tenu ses 34èmes Rencontres Nationales à Mayenne les 18, 19 et 20 novembre avec la participation de 33 comités issus de 29 départements et de nouveaux en cours de constitution. Elle remercie AUDACE53, le comité de Mayenne, pour la qualité de l’accueil et toutes les personnalités présentes.

Face à la désintégration de l’hôpital public, aux difficultés grandissantes d’accès aux soins par manque de professionnel.le.s de santé et suite aux politiques menées depuis plus de 30 ans, les participant.e.s ont travaillé aux conditions d’une meilleure appropriation par les citoyen.ne.s du système de santé et de la Sécurité Sociale. Les concertations promises par le gouvernement dans le cadre du Conseil National de la Refondation sont une fausse démocratie ! Il ne s’agit que d’artifices du Président de la République pour masquer sa responsabilité en la renvoyant vers les élu.e.s locaux, les professionnel.le.s et la population. C’est insupportable. La santé a besoin de financements supplémentaires, plus que ce que prévoit le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2023, que le gouvernement fait adopter à coup de 49.3. Des décisions nationales sont également nécessaires pour assurer l’égalité des citoyen.ne.s dans tous les territoires de la République, en particulier avec la création d’un service public de soins de premier recours.

Le samedi après-midi a été consacré à la place grandissante du secteur privé lié aux marchés financiers dans le système de soins, comme par exemple en radiologie ou avec Happytal, pseudo conciergerie des hôpitaux publics. Une concurrence déloyale est faite pour attirer les professionnel.le.s, en particulier médicaux, dans le secteur privé. En cette période de renégociation de la convention entre médecins libéraux et CNAM, la Coordination demande à ce que les intérêts de la population soient prioritaires : un accès aux soins et à la prévention partout, sans dépassement d’honoraires. Une réduction des inégalités de revenus entre spécialités et entre médecins salariés et libéraux est indispensable. La mise en concurrence, c’est aussi celle des conditions de travail. Revenons, pour partager la pénibilité et dans l’intérêt de la population, à l’obligation de participation à la permanence des soins pour tous. Le gouvernement doit aussi entamer des négociations avec les syndicats de médecins salariés : c’est nécessaire pour endiguer la fuite des professionnel.le.s vers le secteur privé, redonner une vraie place à la médecine préventive dans notre pays.

Les comités de la Coordination apportent tout leur soutien à la population cévenole qui, devant la démission du secteur privé, revendique que le service public hospitalier reprenne la maternité de Ganges, dont la fermeture constituerait un véritable danger pour les femmes et les enfants. Ils apportent leur soutien à toutes les mobilisations locales pour la défense du service public hospitalier, comme à Champagnole le 26 novembre prochain.

La Coordination sort plus mobilisée que jamais de ses rencontres. Elle appelle à l’action le 29 novembre avec les différentes organisations syndicales et collectifs pour la défense d’une psychiatrie humaine. La coordination invite tous ses comités à contribuer au succès des initiatives autour de l’appel « Un nouvel élan pour nos services publics » dont un temps majeur aura lieu les 12, 13 et 14 mai 2023 à Lure en Haute Saône.

Déclaration de la Coordination à la suite des Rencontres Nationales à Sarlat

La déclaration

Les comités de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité se sont réunis les 15, 16 et 17 octobre à Sarlat pour les 33èmes Rencontres Nationales de la Coordination avec comme thème principal des ateliers la désertification en santé.

La colère est énorme ! Le droit à la santé n’est pas respecté. L’accès aux soins est de plus en plus compliqué que ce soit à la campagne ou en ville, compliqué parce qu’il n’y a pas assez de professionnels de santé en proximité, parce que des services hospitaliers ferment, compliqué aussi par une sélection financière liée à des dépassements d’honoraires comme condition pour être pris en charge.

Le gouvernement ne prépare pas l’avenir en n’ayant supprimé le numerus clausus qu’en parole, sans véritable augmentation du nombre de médecins en formation faute de moyens donnés à l’université.

Il ne développe pas les formations nécessaires pour l’ensemble du personnel de santé

Il ne restaure pas l’attractivité du service public hospitalier, se contentant d’interdire le recours à des intérimaires. Il continue ainsi la destruction de l’hôpital public.

Il se refuse à toute mesure permettant une plus juste répartition des professionnels de santé sur l’ensemble du territoire en maintenant la liberté d’installation.

La population a besoin d’un État assurant l’accès aux soins sur tout le territoire, dans la proximité à travers le service public, et non d’un État se contentant d’interdire ou de communiquer sur du vide.

Le projet de loi de financement 2022 de la Sécurité Sociale doit être modifié pour donner à l’hôpital public et au secteur médico-social et social les moyens de répondre aux besoins de la population.

La Coordination appelle tous les citoyen.ne.s à se mobiliser. Elle soutient toutes les luttes locales actuelles, va aider à leur développement, à leur coordination, à la convergence avec les organisations représentatives des soignant.e.s et les élu.e.s et fera tout pour que l’accès aux soins soit, avec la Sécurité Sociale, une question prioritaire du débat public de cette année électorale !

L’appel à manifestation le 4 décembre à Paris par le comité de Mayenne est l’affaire de toute la Coordination.

La Coordination appelle à poursuivre la mobilisation pour la levée des brevets en se joignant aux initiatives autour du 30 novembre.

Les rencontres de Ruffec : quelques photos

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Moutiers : le comité représenté aux Rencontres Nationales

HÔPITAUX: LA PROXIMITÉ DEVIENT DE L’ÉLOIGNEMENT
Notre délégation du Collectif Pour l’hôpital de Moûtiers a participé ce week-end à la 31ème rencontre nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, qui se tenait à Saint-Vallier en Saône et Loire, près du Creusot.
L’expertise du projet de Loi « ma santé 2022 » a montré la duperie de cette énième réforme de notre système de santé qui était le meilleur du monde il y a quelques dé ;cennies et que les gouvernements successifs s’ingénient à démanteler. Bafouant le terme de PROXIMITÉ, le projet « ma santé 2022 » veut faire des hôpitaux de proximité des EHPAD XXL. Plusieurs centaines en France de ces « hopitaux de proximité » nouvelle définition ne comprendrons plus de maternité, ni de plateau de chirurgie, ni d’urgences vitales.
Les délégations ont déclarées avec force que la SÉCURITÉ des patients, c’est la PROXIMITÉ des services vitaux.
Une lettre va être adressée aux Sénateurs qui doivent prochainement examiner ce projet de Loi.
Plusieurs groupes luttant actuellement pour le maintient de leurs maternité de proximité, comme Le Blanc, étaient présents.
Paradoxalement, la notion de proximité attribuée aux hôpitaux ne fait que traduire un éloignement des services vitaux dont ils vont être dépouillés…..si la Loi passe!
Quant au Président de la République qui annonce que les hôpitaux ne fermeront plus sans accord du maire, il s’agit d’un enfumage, car les hôpitaux ne ferment pas mais sont vidés de leurs services vitaux tout en maintenant des structures qui deviennent des dispensaires gériatriques.
Le bureau national a été renouvelé et Bernard Gsell a été confirmé dans son mandat de trésorier de la Coordination Nationale.
 Viviane NOGUES, Guy DURANDARD, Jean-Pierre COQUET, Bernard GSELL