Sedan le 7 avril

Sedan : la maternité toujours en danger

Une délégation du comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes a rencontré le délégué territorial de l’Agence Régionale de Santé dans les Ardennes.

Pas de scoop ! L’entrevue accordée était explicitement limitée à la politique d’attractivité de l’ARS en ressources humaines en matière de santé.

Sur la maternité de Sedan, il a simplement été rappelé que le Plan Régional de Santé prévoit le maintien de la maternité. Mais à l’impossible, nul n’est tenu !

Nous savions déjà que la condition au maintien de cette maternité est le recrutement de médecins ! La menace de fermeture n’est donc absolument pas écartée, comme le confirme d’ailleurs le directeur du centre hospitalier dans les media.

Cette entrevue, longtemps demandée et à plusieurs reprises, témoigne de l’importante mobilisation, obligeant à la reconnaissance de notre comité et des attentes de la population qu’il porte, une mobilisation à poursuivre.

La responsabilité est clairement, pour nous, celle de choix politiques autres en matière de santé. Le maintien de la proximité des soins et des services n’est pas possible sans une refonte complète du système de soins.

Nous avons fait part des propositions de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, à laquelle appartient notre comité, face au manque de personnels soignants. Ces propositions sont sur notre blog (http://sauvegardehopital.over-blog.com/2022/03/des-propositions-pour-lutter-contre-le-manque-de-professionnels-de-sante.html).

Le comité poursuit la mobilisation pour la défense de l’hôpital public et en particulier de la maternité de Sedan et portera le millier de pétitions signées (elle peut encore être signée sur https://chng.it/KYRkQ7G7LK)

à la sous préfecture de Sedan le 7 avril à 11h, jour symbolique, car journée mondiale de la santé.

Un appel est lancé à venir soutenir cette action.

Le communiqué

Vouziers : 700 personnes dans les rues contre la fermeture des urgences la nuit

Ce samedi 5 mars, 600 a 700 personnes défilaient dans les rues de Vouziers  contre la fermeture de nuit des urgences avant la fin du mois à l’initiative de l’UNSA et avec la participation de nombreux élus, de la LDH, du comité de défense des hôpitaux des Ardennes, de la CGT, du PCF.

Remiremont : alerte sur la libéralisation des appareils de radiologie

Le courrier aux parlementaires sur la libéralisation du marché de la radiologie

Dans les suites de ce courrier le sénateur Rietmann de Haute Saône a posé une question écrite

Régime des autorisations en radiologie interventionnelle

 

Question n° 26844 adressée à M. le ministre des solidarités et de la santé
À publier le : 24/02/2022
Texte de la question : M. Olivier Rietmann appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution du régime des autorisations en radiologie interventionnelle et en imagerie en coupe qui doit faire l’objet de la publication d’un décret attendu début 2022.  La fédération nationale des médecins radiologues estime que ce texte, qu’elle qualifie d’équilibré, devrait faciliter l’obtention des autorisations d’imagerie radio-médicale (IRM) et de scanner. Au sein des associations d’usagers ou de défense des services publics, des inquiétudes se font toutefois jour face à ce que certains qualifient de dérégulation totale ou de processus de privatisation du système de santé. Est ainsi soulevée la fragilisation de l’activité du secteur hospitalier (service des urgences notamment), en particulier celle des plus petits centres situés par définition dans les communes récemment labellisées « Action cœur de ville » ou « Petites villes de demain » par le Gouvernement. S’ajoute à cela la difficulté de recrutement des médecins radiologues et manipulateurs hospitaliers dans les secteurs peu denses ou moins attractifs, difficulté accentuée par la distorsion croissante des rémunérations et des conditions de travail entre le public et le privé. La crainte s’exprime en particulier sur le fait qu’un radiologue disposant d’un système d’imagerie serait automatiquement autorisé à installer tous les autres dispositifs. Dans ce contexte, il lui demande les précautions prises par le Gouvernement pour répondre aux préoccupations des associations d’usagers et de défense des services publics.