Sedan : fermeture du service des Soins de Suite et Réadaptation (SSRA) de l’hôpital de Sedan

Cette fermeture a été annoncée comme provisoire par manque de médecins le 12 octobre lors d’une réunion convoquée la veille, précisant que les personnels auraient bien une nouvelle affectation au 1er novembre au plus tard. Il semble bien que le provisoire soit parti pour durer.

La situation de l’hôpital de Sedan est conforme au constat que la Coordination des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité fait au niveau national. On constate la suppression de lits de SSRA dans le secteur public et leur multiplication dans le secteur lucratif avec une marchandisation des soins que nous dénonçons fermement. D’autre part, les usagers et les personnels craignent d’être obligés de faire des déplacements importants pour se soigner ou pour travailler.

Nous avons appris par ailleurs que des élus s’inquiètent de la pérennité de la maternité de Sedan, ces mêmes élus qui étaient favorables à la fusion des hôpitaux Nord Ardennes qui transforme nos hôpitaux public de proximité en coquilles vides.

Plus que jamais dans les jours qui viennent il faudra que les usagers et les personnels se mobilisent pour mettre fin à la privatisation rampante et galopante de notre système de santé. Le Comité de défense des hôpitaux et maternités de proximité des Ardennes fera preuve de vigilance et tiendra informée la population de l’évolution de la situation

.Le communiqué

Toul : comité d’accueil pour la visite du porte parole du gouvernement

Le 24 septembre au matin le comité apprend la visite du porte parole du gouvernement à Toul le jour même
C’est dans l’urgence que s’organise un comité d’accueil à la sous préfecture pour recevoir le ministre.
A 14 heures une délégation de 3 représentants du comité étaient reçus par le conseiller du ministre et le délégué territoriale de l’ARS.
Une motion* a été déposé à l’adresse du gouvernement. Nous avons exprimer notre soutient aux personnels de l’hôpital et notre attachement au service public hospitalier.
Pendant ce temps, le reste de la délégation se rendait à l’hôpital à la rencontre de M. Attal. Les membres de notre comité et la population ont défendu les atouts de notre hôpital et ont réitéré leur soutien aux personnels. Profitant de la présence des médias, nous avons fait notre « com » à l’image de celle de Gabriel Attal.
* Motion au ministre:
COMITE DE DÉFENSE DE L’HÔPITAL DE TOUL .
Toul, le 24 septembre 2021
Monsieur le Secrétaire d’État au près du Premier Ministre.
Monsieur le Ministre,
Soyez assuré de notre profond sentiment républicain et nous saluons votre visite qui s’inscrit dans le contrat démocratique que nous défendons.
Néanmoins, nous distinguons la forme de cette venue et le fond de la politique de santé publique portée par le gouvernement.
Aujourd’hui les sages femmes sont en grève. Elles témoignent comme tous les personnels hospitaliers de leurs difficultés à exercer leur profession.
Notre hôpital de Toul n’échappe pas à la règle et la banderole sur les grilles de l’hôpital est là pour le rappeler.
Nous voulons, ici témoigner tout notre soutien et saluer le dévouement du personnel de St Charles.
La pandémie a révélé la situation désastreuse de notre système de santé, la dégradation des conditions de travail et des prises en charge.
L’hôpital de Toul, avec ses atouts, n’est pas à l’abris des conséquences de casse du service public hospitalier menée par les gouvernements précédents et actuel.
Les habitants du Toulois ont subi cet été, comme dans beaucoup de bassins de vie, la fermeture programmée pendant les vacances des services d’urgences.
Malgré les rallonges budgétaires allouées par l’ ARS dans le cadre des annonces du Ségur de la Santé, notre hôpital demeure fragile au regard de sa dette. Nous saluons au passage l’effort des élus, mais l’orientation libérale et mercantile que prône le gouvernement ne rassure ni les usagers ni les représentants de notre comité et devrait susciter encore plus si l’en était besoin la vigilance des élus.
Nous sommes profondément attachés à notre hôpital de proximité, avec sa maternité, ses services de soins, son service des urgences et son personnel qui a su faire face et qui répond encore aux besoins des usagers.
Nous n’acceptons pas que notre hôpital subisse les conséquences d’un système comptable qui détruit l’hôpital avec le développement de la tarification à l’acte (T2A).
Soyez persuadé que nous mettrons tout en œuvre pour préserver l’intégralité de notre hôpital.
Soyez assuré, Monsieur le Ministre, de notre attachement au service public.
Le Comité de Défense de l’Hôpital de Toul.

 

Toul : contre la fermeture des urgences du centre hospitalier de Toul

🚨 TRIBUNE 🚨 Contre la fermeture des urgences du centre hospitalier de Toul ⤵️

👉 EN PLEIN REBOND ÉPIDÉMIQUE, LE SERVICE DES URGENCES DU CENTRE HOSPITALIER DE TOUL DOIT RESTER OUVERT 24H/24

Le centre hospitalier Saint Charles annonce la fermeture partielle de son service des urgences pour début août. Conséquence de la pénurie de médecins, cette situation met en danger le territoire et doit être étudiée par les services de l’État.

👉 UNE FERMETURE INQUIÉTANTE POUR LA SANTÉ DES HABITANTS

La fermeture du service des urgences est annoncée à partir du vendredi 30 juillet et jusqu’au 15 août inclus, de 20h30 à 8h30. Si la ligne SMUR et les urgences obstétricales demeurent ouvertes 24H/24, cette fermeture partielle des urgences constitue un véritable recul du service public de santé pour le territoire.

Car l’aire d’influence du centre hospitalier de Toul va bien au-delà du pays toulois : de Vaucouleurs jusqu’aux portes de Nancy. Pour les villages les plus éloignés, cette fermeture placera les habitants à près d’une heure des services d’urgence les plus proches.

👉 L’ÉTAT DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

Cette décision a été prise sous la contrainte : suite au départ de cinq médecins urgentistes dans le secteur privé, la direction de l’hôpital n’est pas parvenue à recruter de nouveaux personnels. Cette décision est donc étroitement liée à la crise nationale de l’hôpital public : conditions de travail dégradées, manque d’attractivité de la santé publique, tarification à l’acte, maintien masqué du numerus clausus dans les études de santé… Les moyens insuffisants de la santé publique empêchent les directeurs d’hôpitaux de recruter correctement et aggravent les phénomènes de concurrence déloyale, face au secteur privé ou à l’attractivité du Luxembourg.

Dans ce contexte de rebond épidémique et comme depuis de nombreux mois, les établissements de soins et de santé font face à de fortes tensions. L’État doit être aux côtés des établissements et de leurs personnels, sur le plan financier et en coordination, pour qu’ils puissent assurer leur rôle de soins de proximité. Nos hôpitaux publics sont une force qu’il faut accompagner et préserver sur le long terme. Or à ce jour, l’ARS n’a pas réagi à cette annonce. Nous demandons à l’administration d’État de prendre ses responsabilités, d’assumer son rôle de coordination territoriale et d’étudier avec nous des solutions d’urgence.

👉 L’HÔPITAL DE TOUL N’EST PAS UN ÉTABLISSEMENT DE SECOND RANG

La direction de l’hôpital met actuellement en œuvre un projet d’établissement ambitieux, lié au Contrat local de santé du Grand-Toulois. Après l’arrivée d’un IRM en début d’année, symbolisant un élan de modernisation obtenu de haute lutte, le projet d’établissement prévoit l’agrandissement de l’hôpital et son adaptation aux nouveaux besoins du territoire. Dans cette perspective, les services de l’État, l’administration hospitalière, les représentants du personnel et les élus locaux ont toujours travaillé de concert.

Cet élan fait de ce centre hospitalier un établissement à part entière, qui œuvre en proximité et en parfaite coopération avec le CHRU. Cette logique de coopération et d’égalité territoriale doit conduire à un sursaut de l’ARS. Le centre hospitalier de Toul ne doit pas faire face à cette crise nationale de ressources humaines seul.

En période de pic épidémique, nous demandons aux services de l’État d’être à l’écoute des élus locaux, et des personnels des établissements de santé.

SIGNATAIRES
✍️ Emilien Martin-Triffandier et Michèle PILOT, conseillers départementaux du canton de Toul,
✍️ Alde Harmand, maire de Toul,
✍️ Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle,
✍️ Chaynesse Khirouni, présidente du département de Meurthe-et-Moselle,
✍️ Rosemary Lupo, vice-présidente du département de Meurthe-et-Moselle déléguée à la prévention, à la protection maternelle et infantile et à la santé.

Vittel : l’ADEMAT apporte son soutien à la mobilisation des élus, personnels et usagers

L’ADEMAT a participé au rassemblement organisé par l’intersyndicale ce 29/06/2021 de 13h à 15h à Vittel pour la défense du CHOV (Centre hospitalier de l’ouest Vosgien)
Une bonne centaine de personnes étaient présentes essentiellement du personnel, quelques citoyens et de nombreux élus des villages du secteur ainsi que le maire de Vittel , un adjoint de contrex, le député Gaultier, le conseiller dept Roussel et Simon Leclerc,maire de Neufchateau, tout comme le maire de Ligneville qui est le directeur adjoint démissionnaire. Ils demandent la mise sous tutelle de l’établissement, (?) le départ de la direction et une contribution de l’ARS
L’ADEMAT a distribué 90 tracts a été bien accueilli, le soutien et l’appel ont été bien reçu.

Le tract 

Photos du rassemblement sur Vosges Matin