Sud Yvelines : déclaration du collectif hôpital santé publique

Déclaration du collectif suite aux annonces du président Macron

Le 12 juillet, le Président de le République a informé les français de ses décisions prises dans le secret d’un con­seil de défense. Avant d’annoncer la poursuite de ses réformes sociales rejetées par les français, il en a profité pour vanter sa gestion éminemment contestable de la crise sanitaire.

Face à la quatrième vague de l’épidémie du fait particulièrement du variant Delta très contagieux mais aussi de l’insuffisance de la couverture vaccinale, il a annoncé d’une part, la généralisation de la vaccination et d’autre part, l’instauration d’un Passe sanitaire à présenter pour participer à de nombreuses activités.

Si la généralisation de la vaccination est une priorité nécessaire pour combattre la pandémie, des études mon­ trent que la couverture vaccinale est insuffisante dans les banlieues, les campagnes ainsi que dans les quartiers défavorisés dans lesquels les jeunes sont moitié moins vaccinés que dans les quartiers aisés.

L’État n’a pas fait son travail, en ne donnant pas les moyens nécessaires à l’hôpital public, en ne commandant pas suffisamment de vaccins à temps, en n’accompagnant pas suffisamment un public fragile et défavorisé pour une couverture de tous quel que soit le statut social. Heureusement que les collectivités locales ont participé activement à la vaccination !

Avec l’instauration du Passe sanitaire et l’obligation de vaccination de nombreux travailleurs que nous applaud­issions jadis, le Président oppose inutilement différentes catégories de notre société.

Nous choisissons une obligation consentie suite à l’écoute des réticences et aux explications scientifiques qui entraîneraient sans aucun doute la persuasion de la plupart. N’est­il pas plus efficace d’être pédagogue, de mul­tiplier les initiatives publiques, les campagnes d’information pour montrer l’impérieuse nécessité de se faire vacciner plutôt que de braquer par des menaces ?

Nous exprimons notre opposition à toute mesure de remise en cause du contrat de travail des personnels.
Nous considérons que l’accès aux soins doit rester prioritaire quelle que soit la situation vaccinale des person­nes.

En matière d’obligation, nous rappelons celle du gouvernement de donner aux hôpitaux publics les moyens de leur mission alors que ceux-­ci croulent sous les difficultés.

Actuellement, sans traitement médical de la Covid, en plus des gestes barrières, il ne reste que la vaccination en France mais aussi dans le monde entier pour éviter de nouveaux variants mortels. Permettre à chaque pays de fabriquer les vaccins grâce au passage dans le domaine public des brevets détenus par certains grands groupes pharmaceutiques est impératif. La vaccination de la population mondiale est la seule solution pour que
la pandémie disparaisse.

Le communiqué

Communiqué de la Coordination : le pass sanitaire, une mesure antisanitaire

L’accès aux soins n’est malheureusement pas la préoccupation du gouvernement !

La culpabilisation des personnels de santé est utilisée comme un bâillon pour éviter le débat public sur les politiques de santé et la désagrégation de l’hôpital public.

En rendant le passe sanitaire obligatoire pour des soins non urgents en milieu hospitalier ou structure de soins psychiatrique, il limite l’accès aux soins avec un effet très contre-productif. Certains patients chroniques ont besoin du conseil du soignant qui les suit habituellement pour être rassurés et accepter la vaccination ! Cette mesure va affecter en particulier les patients souffrant de troubles psychiques, les personnes en situation d’isolement, de précarité ou âgées.

Il y a déjà eu trop de retard dans les prises en charge de pathologies comme le cancer pour ne pas rajouter des barrières ! D’autant plus que la notion de non urgence ne peut être affirmée qu’après examen médical !

Sans parler du coût du contrôle du pass sanitaire à l’entrée des hôpitaux, évalué à 60 millions d’euros par mois selon la Fédération Hospitalière de France. Une véritable gabegie au regard des restrictions budgétaires qui occasionnent partout fermetures de lits et de services.

La Coordination dénonce ce choix insupportable de la limitation des libertés, plus que de la santé !

Le communiqué en pdf

Pass sanitaire : des réactions d’organisations de la santé

Le tract de Sud Santé Sociaux

la lettre des syndicats de psychiatres et associations d’usagers

Le communiqué du SMG

Le communiqué du Conseil National de l’Ordre des Médecins

Avis de la défenseure des droits sur le projet de Loi relatif à la gestion de la crise sanitaire

La CGT, Solidaires et la FSU saisissent « les sages » sur le pass-sanitaire

Billet d’humeur du Dr Christophe Prudhomme

Tract de la CGT 06/08/2021

Sarlat : le tract du 25 mars 2021

PLUS JAMAIS ÇA!

La pandémie de la Covid 19 semble devenir hors de contrôle en cette fin de mars 2021. Ce n’est pas faute des nombreux avertissements lancés par les projections calculées par les modélisateurs depuis le début de janvier 2021 (cf. Le Monde du 5 janvier). Pourquoi ces alertes ontelles été ignorées? Dans le même temps, le gouvernement Castex a poursuivi son irresponsable politique de fermetures de lits, de services (par exemple au CHU de Tours,fermeture de360 lits;en région parisienne fusion des 3 établissements hospitaliers de Juvisy, Longjumeau, Orsay, soit 600 lits d’hospitalisation en moins;151 lits fermés au CH psychiatrique du Vinatier dans le Rhône…)

le tract