Communiqué : pour le service public de santé, participons à la journée d’action du 5 octobre

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Les organisations syndicales appellent à une journée d’action le 5 octobre. Elles soulignent la nécessité de défendre et d’améliorer les conquis sociaux et les services publics.

La crise sanitaire a mis en évidence la faiblesse du service public hospitalier et pourtant les fermetures n’ont jamais cessé, les personnels, pris dans des injonctions paradoxales, sous-payés, confrontés à des conditions de travail délétères, démissionnent.

Le manque de soignants, l’éloignement des structures hospitalières, mettent en danger les patients, c’est pourquoi la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et maternités de Proximité appelle les comités à participer à cette journée d’action.

Elle demande que le droit à la santé soit respecté partout et pour tous, pour cela un service public est une nécessité, tant pour la médecine de 1er recours que pour les soins spécialisés.

Elle demande l’arrêt immédiat de toutes les fermetures et réductions de postes, de lits et de services. Elle exige un recrutement massif des personnels et une répartition égalitaire de ceux ci sur tous les territoires en fonction des besoins et de l’intérêt général.

Communiqué de la Coordination : Investissements hospitaliers : une urgence démocratique, une urgence de proximité !

Investissements hospitaliers :

une urgence démocratique, une urgence de proximité !

La mobilisation des personnels hospitaliers et de la population pour l’hôpital public, débutée avant la pandémie de COVID a été telle que le gouvernement a été obligé d’annoncer, outre les bien insuffisantes revalorisations des salaires des personnels, un plan d’investissement que le président de la République et les ministres utilisent pour leur communication personnelle.

Relativisons déjà l’ampleur des annonces globales. Le chiffre qui pourrait paraître énorme de 19 milliards d’euro sur 10 ans représente en fait, de l’ordre de 1% par an des dépenses d’assurance maladie. Et l’absence de clarté globale sur la source des financements ne peut que faire craindre des contreparties désastreuses !

Sur cette somme, 2 milliards seront consacrés à l’investissement dans le numérique. Est ce que cela servira au progrès médical, aidera les personnels ? Ou est ce que cela ne fera que renforcer la surveillance du travail des personnels, le temps qu’ils doivent passer devant l’ordinateur ou la tablette au lieu de le consacrer aux malades et à instaurer la barrière numérique entre patients et soignants ?

Mais la perle reste dans la méthode : alors même que le gouvernement annonce un changement de méthode pour définir les orientations stratégiques en terme d’investissements en santé en mettant en place le conseil national de l’investissement en santé où l’on cherche d’ailleurs la place des citoyens, à part sans doute quelques élus triés sur le volet, les ministres, le Premier Ministre et même le Président de la République se succèdent pour distribuer les millions, à droite et à gauche, à Nancy, Tours, Nantes. Le 14 avril, c’est E. Macron en personne à Reims et le 16 avril, c’est J. Castex à Caen.

Il y a urgence à investir pour l’hôpital public mais il y a urgence aussi à ce que les investissements ne soient pas le fait du prince !

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité exige un véritable débat démocratique associant usagers, élus et personnels de santé pour un plan d’investissement dans l’hôpital public assurant l’accès aux soins de toutes et tous dans la qualité, ce qui nécessite modernisation et proximité.

Elle souligne également qu’il ne suffit pas d’annuler des suppressions d’emplois. Il faut aussi les pourvoir : cela nécessite une augmentation du nombre de professionnels formés, leur juste répartition sur l’ensemble du territoire et des conditions de travail dignes (salaires et aussi la fin d’une gestion qui ne cherche que la rentabilité au détriment de l’humain) sans lesquelles les personnels sont poussés à la démission, ou, beaucoup plus tragiquement, au suicide.

Le communiqué

Quel toupet ! Communiqué de la Coordination du 12 novembre 2020

QUEL TOUPET !

Favorables à la médecine libérale, les gouvernements successifs se sont bien gardés de mettre en péril la liberté d’installation des médecins.
Seulement voilà ! Une forme nouvelle de pratiques des soins connaît un grand succès auprès des jeunes médecins, des patients et des collectivités territoriales : les Centres de Santé. Le développement de ce mode d’exercice collégial, pluridisciplinaire et disponible, inquiète nos gouvernants.
Ils ont donc décidé d’y faire obstacle, prétextant  des installations dans des zones sur dotées.
Laissons la Fédération Nationale des Centres de Santé répondre à cette accusation sans fondement (conf. le texte de son communiqué).
Par contre, heureusement surpris par l’intérêt tardif du pouvoir à cette question ancienne, rappelons cette exigence de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de proximité.
En liens avec  les associations citoyennes d’usagers  ou de leurs représentants, des élus, des étudiants en médecine et d’organisations de médecins, des syndicats… remplaçons partiellement l’actuelle liberté d’installation par la reconnaissance de la nécessité de répondre au droit de toutes et de tous à des soins de qualité. Recensons les besoins par bassins de vie, tant pour les généralistes que pour les spécialistes et les autres professionnel-le-s de santé, ouvrons les formations et mettons en place une « obligation à servir » temporaire, en contrepartie de la formation publique, assurant une répartition égalitaire en fonction des besoins des structures et des territoires, afin de remédier aux déserts actuels, qu’ils soient en zone rurale, urbaine ou périurbaine, en médecine et soins de ville ou à l’hôpital.

Le communiqué

Communiqué de la Coordination Nationale : PLFSS 2021 – Non à la ponction des assurés ! Non aux diminutions de lits et de services !

PLFSS 2021 – Projet de loi 2021 de financement de la Sécurité Sociale :
Non à la ponction des assurés ! Non aux diminutions de lits et de services !

L’épidémie de COVID repart et le gouvernement persiste et signe la poursuite de la casse de l’hôpital public et du système de santé. Alors que l’on a besoin d’un service public hospitalier fort, de proximité, en lien avec un service de soins de premiers recours fort et non l’un contre l’autre, le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2021 annonce de nouvelles coupes budgétaires dans les hôpitaux, sans les créations de postes nécessaires, avec des ouvertures de lits temporaires mais sans le financement des personnels indispensables pour qu’ils fonctionnent.
Pour mémoire, c’est près de 100 000 lits qui ont été fermés ces trente dernières années ! La reprise d’un tiers des dettes des hôpitaux se fera sous conditions : pas celle de répondre aux besoins, mais celle d’assurer l’équilibre financier au prix de nouvelles restrictions, au prix d’encore plus de regroupements détruisant la proximité.
Et il n’y a pas davantage de mesures indispensables pour assurer les soins de premiers recours dans l’ensemble des territoires, pour créer un service public autour des centres de santé et pour une juste répartition des professionnels sur l’ensemble du territoire national.
Par contre, ce projet de loi sait s’en prendre au porte-monnaie de la population ! Il crée un forfait de 18€ pour tout passage aux urgences non suivi d’une hospitalisation. Dans une France où la désertification médicale touche toutes les régions,  alors que les services d’urgence sont le seul recours dans nombre de cas, que les personnes ne peuvent savoir à priori si elles seront hospitalisées ou non, que certains soins ne peuvent être faits que dans les services d’urgence, sans pour autant nécessiter une hospitalisation, cela va créer un frein pour une partie de la population, source de retards de prise en charge, dangereux sanitairement !
De même, la taxation des mutuelles, comme la prise en charge de l’optique et du dentaire par les complémentaires, va entraîner des hausses de cotisations beaucoup plus inégalitaires que ne le serait la prise en charge de la prévention et des soins à 100 % par la Sécurité Sociale comme le réclame notre Coordination.
Devant l’ampleur des défis posés par la situation sanitaire, par le PLFSS 2021, soyons cohérents et solidaires : défendre la proximité et l’accès aux soins pour toutes et tous dans les meilleures conditions doit se manifester dans le refus national de ce projet d’austérité ! La Coordination Nationale des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à une mobilisation d’ampleur.

Le communiqué

Communiqué de la Coordination Nationale du 9 juin

Pour l’accès aux soins de toutes et tous dans la proximité,

mobilisons nous le 16 juin !

Il n’y aura pas d’accès aux soins de bonne qualité sans que les revendications portées
– par les soignants avec leurs organisations syndicales et leurs collectifs,
– par les usagers sur leur territoire et notamment par la coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité
– par de nombreux élus locaux ne soient satisfaites

C’est-à-dire la réouverture de lits, la création de postes de soignants, la revalorisation des salaires. Cela suppose la fin des enveloppes fermées à priori des budgets des hôpitaux et doit s’accompagner d’une véritable démocratie sanitaire, condition nécessaire pour que l’organisation réponde aux besoins.

Les mouvements importants qui ont secoué les hôpitaux et la crise du covid 19 ont obligé le gouvernement à réagir mais il semble pour le moment se satisfaire d’une grand messe médiatique en choisissant ses interlocuteurs ! On attend en vain des propositions concrètes alors que dans nos territoires de nouveaux lits ou services sont supprimés (les services de réanimation rouverts pendant l’épidémie ferment à nouveau) et que l’accès à des soins spécialisés non urgents relève du parcours du combattant.

Comme tant d’autres, la Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité n’a pas été invitée au Ségur !

Alors, c’est dans la rue que nous porterons les revendications communes, le B. A. BA de la survie du service public de santé, mais aussi :
– notre exigence de proximité : pourquoi soigner loin quand on peut soigner en proximité à moindre coût pour les usagers et avec une moindre empreinte carbone ?
– notre exigence d’en finir avec les déserts médicaux : pour l’instant aucun signe du gouvernement pour former plus de professionnels !
– notre exigence de privilégier le service public hospitalier contre les appétits des groupes privés, le service public de premier recours avec les centres de santé, la création d’un pôle public du médicament, la recherche publique.
– notre exigence du 100 % et d’une Sécurité Sociale dotée des moyens nécessaires et gérée démocratiquement : le gâchis financier et les inégalités liées aux complémentaires deviennent de plus en plus intolérables.

Le communiqué