Communiqué de la Coordination : participons à la journée d’action du 11 janvier

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PARTICIPONS A LA JOURNÉE D’ACTION DU 11 JANVIER POUR L’HÔPITAL PUBLIC !

« Quoi qu’il en coûte » avait dit le Président de la République à l’hôpital de Mulhouse en 2020 ! La COVID est toujours là, mais les promesses n’ont été qu’un feu de paille et c’est avec encore plus de détermination que le gouvernement met en place la stratégie Ma Santé 2022 : moins d’hôpital public pour plus d’ambulatoire, ou, but moins avoué encore, pour plus de privé !

La médecine de ville, exsangue, ne peut suppléer l’hôpital, prendre en charge les malades sortis trop tôt ou les soins d’urgence !

Les urgences, le gouvernement a trouvé la solution : faire payer un forfait, excluant ceux qui ne peuvent en faire l’avance !

Épuisés, désabusés par une gestion comptable faisant fi de l’humain, les soignants désertent en nombre !

La catastrophe sanitaire est au rendez-vous avec des retards de prises en charge criminels malgré le dévouement des soignants !

Le maintien des brevets empêche de protéger la santé de tous et de limiter l’apparition de variants.

Avec les organisations syndicales des personnels hospitaliers et les collectifs, la Coordination Nationale des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à participer à la journée d’action du 11 janvier pour exiger un véritable plan pour l’hôpital public assurant un personnel en nombre suffisant, bien considéré, rouvrant des lits, assurant partout les urgences dans la proximité, garantissant l’accès aux soins de toutes et tous partout !

Communiqué de la Coordination Nationale : l’hôpital se meurt

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L’hôpital public se meurt …

et le gouvernement l’enterre avec son projet de loi de financement 2022 de la Sécurité Sociale

Après la fermeture de 5700 lits en 2020, l’hécatombe continue ! Les services d’urgence ferment les uns après les autres, des services de chirurgie, de maternité sont menacés, des lits ferment temporairement ou définitivement, faute de personnel. Même le conseil scientifique s’en émeut. La population a de plus en plus de difficulté à avoir accès à un médecin généraliste ou spécialiste en ville. Les retards de soins s’accumulent avec des consultations ou des actes repoussés aux calendes grecques et la population, les enfants même, sont mis en danger.

Impassible devant la catastrophe sanitaire, le Premier Ministre vante le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale alors que celui-ci laisse les hôpitaux publics avec une augmentation de leurs dotations annoncée de 0,7 %. Pourtant selon les analyses de la FHF, il faudrait au minimum une augmentation de 2 % pour simplement maintenir l’existant dans les hôpitaux.

Sans compter que le mécanisme utilisé pour la reprise de la dette des hôpitaux (un tiers seulement et sur 10 ans) laisse courir les intérêts bancaires et les profits de la finance sur le dos de la Sécurité Sociale !

Désespérés, les personnels hospitaliers qui n’en peuvent plus quittent l’hôpital public. Les médecins vont chercher de meilleures conditions de travail et de salaires dans le secteur privé sans obligation de permanence des soins, accélérant le développement d’une médecine à deux vitesses : une médecine pour les pauvres à l’hôpital sans moyens, une prise en charge rapide et de qualité si on peut payer.

Rien n’est fait pour la médecine de premier recours, à part empiler de nouvelles rémunérations à l’acte et compter sur la liberté laissée à la médecine libérale, associée à des aides des collectivités territoriales mettant celles-ci en concurrence, pour assurer une prise en charge égalitaire sur l’ensemble du territoire de notre République : c’est surtout la liberté de laisser se développer les déserts sanitaires !

La Coordination Nationale des Comités de Défense des hôpitaux et maternités de proximité appelle les parlementaires à refuser le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2022. Il faut que le gouvernement réalise un véritable choc d’attractivité pour toutes les professions de l’hôpital (salaires, conditions de travail, démocratie interne). La limitation voulue du recours à des intérimaires est inapplicable avant ces indispensables mesures. Les écarts de salaires pouvant aller de 1 à 3 voire plus entre le public et le privé ne sont pas acceptables, générant cette hécatombe et condamnant les hôpitaux français dont le haut niveau avait fait la renommée de la France.

La Coordination Nationale exige le renforcement du service public hospitalier et médico-social , seul capable de remplir les missions de soins et de prévention, de recherche et d’enseignement pour l’ensemble de la population.

Elle demande la création d’un véritable service public de soins de premiers recours, autour des centres de santé, garantissant un accès aux soins pour toutes et tous dans la proximité. Les conditions doivent être réunies pour permettre une égale répartition des professionnels sur l’ensemble du territoire par une obligation à servir les premières années.

Il y a urgence à augmenter le nombre de professionnels formés en donnant aux universités les moyens dont elles ont besoin et à reconsidérer les parcours universitaires pour revaloriser l’exercice de la médecine générale. Donner envie aux étudiants d’une carrière professionnelle répondant aux besoins des populations suppose aussi de ne pas les décourager pendant leurs études et de les respecter !

La Coordination soutient toutes les luttes en cours contre les fermetures de lits et de services, contre les déserts sanitaires, appelle à les développer et à préparer une journée nationale d’action le 4 décembre qui prendra la forme d’une manifestation parisienne, proposé par AUDACE 53, le comité de Mayenne, avec des délégations et des témoignages de toute la France et d’initiatives décentralisées à l’image de la proximité que nous réclamons.

Communiqué : pour le service public de santé, participons à la journée d’action du 5 octobre

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Les organisations syndicales appellent à une journée d’action le 5 octobre. Elles soulignent la nécessité de défendre et d’améliorer les conquis sociaux et les services publics.

La crise sanitaire a mis en évidence la faiblesse du service public hospitalier et pourtant les fermetures n’ont jamais cessé, les personnels, pris dans des injonctions paradoxales, sous-payés, confrontés à des conditions de travail délétères, démissionnent.

Le manque de soignants, l’éloignement des structures hospitalières, mettent en danger les patients, c’est pourquoi la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et maternités de Proximité appelle les comités à participer à cette journée d’action.

Elle demande que le droit à la santé soit respecté partout et pour tous, pour cela un service public est une nécessité, tant pour la médecine de 1er recours que pour les soins spécialisés.

Elle demande l’arrêt immédiat de toutes les fermetures et réductions de postes, de lits et de services. Elle exige un recrutement massif des personnels et une répartition égalitaire de ceux ci sur tous les territoires en fonction des besoins et de l’intérêt général.

Communiqué de la Coordination : Investissements hospitaliers : une urgence démocratique, une urgence de proximité !

Investissements hospitaliers :

une urgence démocratique, une urgence de proximité !

La mobilisation des personnels hospitaliers et de la population pour l’hôpital public, débutée avant la pandémie de COVID a été telle que le gouvernement a été obligé d’annoncer, outre les bien insuffisantes revalorisations des salaires des personnels, un plan d’investissement que le président de la République et les ministres utilisent pour leur communication personnelle.

Relativisons déjà l’ampleur des annonces globales. Le chiffre qui pourrait paraître énorme de 19 milliards d’euro sur 10 ans représente en fait, de l’ordre de 1% par an des dépenses d’assurance maladie. Et l’absence de clarté globale sur la source des financements ne peut que faire craindre des contreparties désastreuses !

Sur cette somme, 2 milliards seront consacrés à l’investissement dans le numérique. Est ce que cela servira au progrès médical, aidera les personnels ? Ou est ce que cela ne fera que renforcer la surveillance du travail des personnels, le temps qu’ils doivent passer devant l’ordinateur ou la tablette au lieu de le consacrer aux malades et à instaurer la barrière numérique entre patients et soignants ?

Mais la perle reste dans la méthode : alors même que le gouvernement annonce un changement de méthode pour définir les orientations stratégiques en terme d’investissements en santé en mettant en place le conseil national de l’investissement en santé où l’on cherche d’ailleurs la place des citoyens, à part sans doute quelques élus triés sur le volet, les ministres, le Premier Ministre et même le Président de la République se succèdent pour distribuer les millions, à droite et à gauche, à Nancy, Tours, Nantes. Le 14 avril, c’est E. Macron en personne à Reims et le 16 avril, c’est J. Castex à Caen.

Il y a urgence à investir pour l’hôpital public mais il y a urgence aussi à ce que les investissements ne soient pas le fait du prince !

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité exige un véritable débat démocratique associant usagers, élus et personnels de santé pour un plan d’investissement dans l’hôpital public assurant l’accès aux soins de toutes et tous dans la qualité, ce qui nécessite modernisation et proximité.

Elle souligne également qu’il ne suffit pas d’annuler des suppressions d’emplois. Il faut aussi les pourvoir : cela nécessite une augmentation du nombre de professionnels formés, leur juste répartition sur l’ensemble du territoire et des conditions de travail dignes (salaires et aussi la fin d’une gestion qui ne cherche que la rentabilité au détriment de l’humain) sans lesquelles les personnels sont poussés à la démission, ou, beaucoup plus tragiquement, au suicide.

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Quel toupet ! Communiqué de la Coordination du 12 novembre 2020

QUEL TOUPET !

Favorables à la médecine libérale, les gouvernements successifs se sont bien gardés de mettre en péril la liberté d’installation des médecins.
Seulement voilà ! Une forme nouvelle de pratiques des soins connaît un grand succès auprès des jeunes médecins, des patients et des collectivités territoriales : les Centres de Santé. Le développement de ce mode d’exercice collégial, pluridisciplinaire et disponible, inquiète nos gouvernants.
Ils ont donc décidé d’y faire obstacle, prétextant  des installations dans des zones sur dotées.
Laissons la Fédération Nationale des Centres de Santé répondre à cette accusation sans fondement (conf. le texte de son communiqué).
Par contre, heureusement surpris par l’intérêt tardif du pouvoir à cette question ancienne, rappelons cette exigence de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de proximité.
En liens avec  les associations citoyennes d’usagers  ou de leurs représentants, des élus, des étudiants en médecine et d’organisations de médecins, des syndicats… remplaçons partiellement l’actuelle liberté d’installation par la reconnaissance de la nécessité de répondre au droit de toutes et de tous à des soins de qualité. Recensons les besoins par bassins de vie, tant pour les généralistes que pour les spécialistes et les autres professionnel-le-s de santé, ouvrons les formations et mettons en place une « obligation à servir » temporaire, en contrepartie de la formation publique, assurant une répartition égalitaire en fonction des besoins des structures et des territoires, afin de remédier aux déserts actuels, qu’ils soient en zone rurale, urbaine ou périurbaine, en médecine et soins de ville ou à l’hôpital.

Le communiqué