Communiqué de la Coordination

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Assez de fausses solutions aux déserts médicaux

Dans quatre ans, les médecins en devenir que sont les internes seront ils moins capables qu’aujourd’hui ? La prolongation d’un an de l’internat de médecine générale n’a qu’un but : avoir de la main d’oeuvre à bon marché !

Accessoirement, le gouvernement veut faire croire qu’il s’occupe de cette question majeure : un médecin traitant pour tous les Français, alors que 6 millions n’en ont pas à ce jour.

Avec un trou d’un an dans la sortie de nouveaux médecins généralistes, la situation risque plutôt de s’aggraver !

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité soutient le mouvement revendicatif des internes.

Elle appelle le gouvernement à revenir sur cette proposition et à respecter les internes : nos futurs médecins ne doivent pas être corvéables à merci.

Elle appelle les internes et toute la profession médicale à, loin des corporatismes, proposer des solutions pour le bien commun de la population. La Coordination est disponible pour échanger.

Nul besoin d’une quatrième année pour varier les lieux d’exercice des internes entre le CHU, le cabinet du médecin généraliste, l’hôpital de proximité, l’EHPAD ou le centre de santé …

Une régulation de l’installation est nécessaire !

Une vraie politique ambitieuse serait de créer un service public de soins de proximité autour de centres de santé non marchands. Des départements, des régions comme le Centre Val de Loire ou l’Occitanie ont choisi cette solution efficace et prometteuse. Le gouvernement doit prendre le relai pour assurer l’égalité d’accès aux soins dans tout notre pays et mettre fin à la mise en concurrence des territoires.

Enfin, sauf à vouloir une situation pire dans dix ans, des moyens doivent être donnés aux facultés pour former plus de médecins.

Communiqué de la Coordination Nationale : Urgence pour notre santé et notre protection sociale !

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Urgence pour notre santé et notre protection sociale !

Pour le ministre de la santé et de la prévention, l’été s’est finalement pas mal passé ! Mais ont-ils réalisé, lui mais aussi le gouvernement et le Président de la République, la gravité de la situation ? La crise du système de santé, ce ne sont pas seulement les difficultés dans les services d’urgences pendant la période des congés payés, c’est un service hospitalier qui se délite, ce sont des déserts médicaux qui s’étendent, des délais de rendez-vous qui s’allongent et de plus en plus d’usagers désemparés qui ne savent plus à qui s’adresser et où se rendre.

L’absence d’une vraie politique de santé publique est sans doute faite pour obliger la population à se tourner vers l’hospitalisation privée avec ses dépassements d’honoraires et les plateformes de téléconsultation : c’est un choix qui profite à la finance, pas à la qualité des soins !

Et c’est un choix délibéré qui met aussi en difficulté la Sécurité Sociale, par le choix systématique des exemptions de cotisations patronales et en traitant la question du pouvoir d’achat par des primes ou des chèques plutôt que par des augmentations de salaires qui génèreraient des cotisations sociales.

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité rappelle ses propositions : garder les professionnels de santé par des revalorisations salariales et une amélioration des conditions de travail, en former de nouveaux en nombre, créer un service public de soins de premier recours, arrêter les fermetures de lits et de services, mieux répartir les professionnels, mettre en œuvre une vraie démocratie, pour les personnels comme pour les usagers. Ces propositions sont détaillées dans son plan d’urgence.

En cette période où les difficultés sociales s’accumulent, le service public et la Sécurité sociale doivent rester prioritaires : ils ont démontré leur efficacité comme amortisseur des crises.

La Coordination Nationale, avec sa traditionnelle et ferme volonté unitaire et pluraliste, appelle ses comités et la population à participer à toutes les mobilisations pour la santé, le 22 et/ou le 27, en fonction des situations locales, aux initiatives du 28 septembre pour le droit à l’avortement et aux manifestations du 29 septembre pour les salaires et le pouvoir d’achat.

Elle s’associe à l’appel « Face à l’urgence sociale et écologique, construire une large convergence ». Elle est co-fondatrice de l’appel un « Nouvel Élan pour nos services publics » qui débouchera sur une rencontre et une manifestation nationale à Lure en mai 2023.

 

Communiqué de la Coordination : participons à la journée d’action du 11 janvier

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PARTICIPONS A LA JOURNÉE D’ACTION DU 11 JANVIER POUR L’HÔPITAL PUBLIC !

« Quoi qu’il en coûte » avait dit le Président de la République à l’hôpital de Mulhouse en 2020 ! La COVID est toujours là, mais les promesses n’ont été qu’un feu de paille et c’est avec encore plus de détermination que le gouvernement met en place la stratégie Ma Santé 2022 : moins d’hôpital public pour plus d’ambulatoire, ou, but moins avoué encore, pour plus de privé !

La médecine de ville, exsangue, ne peut suppléer l’hôpital, prendre en charge les malades sortis trop tôt ou les soins d’urgence !

Les urgences, le gouvernement a trouvé la solution : faire payer un forfait, excluant ceux qui ne peuvent en faire l’avance !

Épuisés, désabusés par une gestion comptable faisant fi de l’humain, les soignants désertent en nombre !

La catastrophe sanitaire est au rendez-vous avec des retards de prises en charge criminels malgré le dévouement des soignants !

Le maintien des brevets empêche de protéger la santé de tous et de limiter l’apparition de variants.

Avec les organisations syndicales des personnels hospitaliers et les collectifs, la Coordination Nationale des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle à participer à la journée d’action du 11 janvier pour exiger un véritable plan pour l’hôpital public assurant un personnel en nombre suffisant, bien considéré, rouvrant des lits, assurant partout les urgences dans la proximité, garantissant l’accès aux soins de toutes et tous partout !

Communiqué de la Coordination Nationale : l’hôpital se meurt

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L’hôpital public se meurt …

et le gouvernement l’enterre avec son projet de loi de financement 2022 de la Sécurité Sociale

Après la fermeture de 5700 lits en 2020, l’hécatombe continue ! Les services d’urgence ferment les uns après les autres, des services de chirurgie, de maternité sont menacés, des lits ferment temporairement ou définitivement, faute de personnel. Même le conseil scientifique s’en émeut. La population a de plus en plus de difficulté à avoir accès à un médecin généraliste ou spécialiste en ville. Les retards de soins s’accumulent avec des consultations ou des actes repoussés aux calendes grecques et la population, les enfants même, sont mis en danger.

Impassible devant la catastrophe sanitaire, le Premier Ministre vante le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale alors que celui-ci laisse les hôpitaux publics avec une augmentation de leurs dotations annoncée de 0,7 %. Pourtant selon les analyses de la FHF, il faudrait au minimum une augmentation de 2 % pour simplement maintenir l’existant dans les hôpitaux.

Sans compter que le mécanisme utilisé pour la reprise de la dette des hôpitaux (un tiers seulement et sur 10 ans) laisse courir les intérêts bancaires et les profits de la finance sur le dos de la Sécurité Sociale !

Désespérés, les personnels hospitaliers qui n’en peuvent plus quittent l’hôpital public. Les médecins vont chercher de meilleures conditions de travail et de salaires dans le secteur privé sans obligation de permanence des soins, accélérant le développement d’une médecine à deux vitesses : une médecine pour les pauvres à l’hôpital sans moyens, une prise en charge rapide et de qualité si on peut payer.

Rien n’est fait pour la médecine de premier recours, à part empiler de nouvelles rémunérations à l’acte et compter sur la liberté laissée à la médecine libérale, associée à des aides des collectivités territoriales mettant celles-ci en concurrence, pour assurer une prise en charge égalitaire sur l’ensemble du territoire de notre République : c’est surtout la liberté de laisser se développer les déserts sanitaires !

La Coordination Nationale des Comités de Défense des hôpitaux et maternités de proximité appelle les parlementaires à refuser le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2022. Il faut que le gouvernement réalise un véritable choc d’attractivité pour toutes les professions de l’hôpital (salaires, conditions de travail, démocratie interne). La limitation voulue du recours à des intérimaires est inapplicable avant ces indispensables mesures. Les écarts de salaires pouvant aller de 1 à 3 voire plus entre le public et le privé ne sont pas acceptables, générant cette hécatombe et condamnant les hôpitaux français dont le haut niveau avait fait la renommée de la France.

La Coordination Nationale exige le renforcement du service public hospitalier et médico-social , seul capable de remplir les missions de soins et de prévention, de recherche et d’enseignement pour l’ensemble de la population.

Elle demande la création d’un véritable service public de soins de premiers recours, autour des centres de santé, garantissant un accès aux soins pour toutes et tous dans la proximité. Les conditions doivent être réunies pour permettre une égale répartition des professionnels sur l’ensemble du territoire par une obligation à servir les premières années.

Il y a urgence à augmenter le nombre de professionnels formés en donnant aux universités les moyens dont elles ont besoin et à reconsidérer les parcours universitaires pour revaloriser l’exercice de la médecine générale. Donner envie aux étudiants d’une carrière professionnelle répondant aux besoins des populations suppose aussi de ne pas les décourager pendant leurs études et de les respecter !

La Coordination soutient toutes les luttes en cours contre les fermetures de lits et de services, contre les déserts sanitaires, appelle à les développer et à préparer une journée nationale d’action le 4 décembre qui prendra la forme d’une manifestation parisienne, proposé par AUDACE 53, le comité de Mayenne, avec des délégations et des témoignages de toute la France et d’initiatives décentralisées à l’image de la proximité que nous réclamons.

Communiqué : pour le service public de santé, participons à la journée d’action du 5 octobre

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Les organisations syndicales appellent à une journée d’action le 5 octobre. Elles soulignent la nécessité de défendre et d’améliorer les conquis sociaux et les services publics.

La crise sanitaire a mis en évidence la faiblesse du service public hospitalier et pourtant les fermetures n’ont jamais cessé, les personnels, pris dans des injonctions paradoxales, sous-payés, confrontés à des conditions de travail délétères, démissionnent.

Le manque de soignants, l’éloignement des structures hospitalières, mettent en danger les patients, c’est pourquoi la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et maternités de Proximité appelle les comités à participer à cette journée d’action.

Elle demande que le droit à la santé soit respecté partout et pour tous, pour cela un service public est une nécessité, tant pour la médecine de 1er recours que pour les soins spécialisés.

Elle demande l’arrêt immédiat de toutes les fermetures et réductions de postes, de lits et de services. Elle exige un recrutement massif des personnels et une répartition égalitaire de ceux ci sur tous les territoires en fonction des besoins et de l’intérêt général.