GUINGAMP – Communiqué de soutien pour la défense de la maternité et de la chirurgie

L’hôpital de Guingamp doit garder sa chirurgie et sa maternité

Le communiqué en pdf

La population du bassin de vie de Guingamp est sous la menace d’une fermeture de la chirurgie et de la maternité de l’hôpital public. Ce serait la perte de la proximité nécessaire à la sécurité, et une aubaine pour le secteur lucratif proche avec comme conséquence une augmentation des restes à charges pour les patients.

Ces fermetures sont la recommandation de Monsieur Rossetti, expert en santé mandaté par l’Agence régionale de santé. Cette nouvelle a été annoncée lors de la dernière Commission Médicale d’Établissement, sans concertation préalable.

Les syndicats Sud santé sociaux et CGT de l’hôpital de Guingamp avaient exprimé leurs craintes  en juillet 2021 et  interpellé les élus du territoire. La Maternité était déjà menacée de fermeture en février 2019, mais elle avait obtenu un nouveau droit d’exercer sous la pression d’une forte mobilisation locale.

L’hôpital de Guingamp joue un rôle fondamental dans l’accès aux soins des populations du territoire et doit continuer à fonctionner avec les moyens nécessaires en personnels et en matériels.

Sous couvert d’arguments économiques, il s’agit là pour l’Agence régionale de santé  d’appliquer la loi « ma santé 2022 », d’aller au bout de la mise en œuvre du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) en opérant des regroupements d’activités, sur Saint Brieuc pour la Chirurgie et sur une clinique privée pour la Maternité. Du fait de cette réorganisation, les sites hospitaliers de Paimpol et de Lannion risquent d’être fragilisés à leur tour. C’est l’ensemble du bassin de vie qui est ainsi menacé.

Les organisations syndicales, le comité de défense de Guingamp et de nombreux citoyen-nes appellent à un rassemblement le lundi 27 septembre à 18H devant la salle des Forges de Bourbriac.

 Une pétition est en cours que vous pouvez signer sur https://www.mesopinions.com/petition/social/maintien-plateau-technique-hopital-guingamp-fermeture/148754

 La population et les soignants ne laisseront pas faire cette opération de démantèlement. Il en va de de la sécurité de tous les habitants.

La Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et Maternités de proximité apporte tout son soutien aux actions qui seront menées pour sauver la Chirurgie et la Maternité de Guingamp

LURE, le 25 septembre 2021

 

Guingamp : le comité communique

La CME (commission médical d’établissement) s’est réunis mardi soir Pour évoquer avec le chargé de mission Mr Rosetti l’avenir de l’hôpital de Guingamp.
Le comité n’y était pas présent mais dès mercredi matin nous avons été mis au courant, des propos qui avait été échangé lors de cette réunion confirmant la fermeture de la maternité et de la chirurgie.
Sur notre territoire, le GHT regroupe les centres hospitaliers de Lannion-Trestel, de Guingamp et de Saint-Brieuc, ce dernier étant désigné « hôpital pivot ». Cette réorganisation engendre sur notre secteur différents impacts comme la suppression de lits dans les hôpitaux de Guingamp, de Lannion et de Bégard, par le développement des services ambulatoires, la centralisation des soins spécifiques vers l’hôpital pivot, la fermeture d’un plateau technique sur Guingamp – le service obstétrique-maternité – l’éloignement et la dégradation de l’offre de soin rendant difficile l’accès au soin pour tous et l’accompagnement, la dégradation des conditions de travail des agents hospitaliers, avec notamment le non remplacement des départs à la retraite, la dégradation de l’attractivité du territoire fragilisant l’installation de nouvelles entreprises et de nouvelles familles, le découragement de l’installation future de médecins généralistes dans nos communes qui souffrent déjà de la désertification médicale.
Nous nous devons de nous battre contre la casse  la casse du service public hospitalier pour que l’offre de soin prenne en compte la réalité des besoins de la population qui vit sur notre territoire, exiger que l’ARS mette à disposition des hôpitaux les moyens financiers, techniques et humains nécessaires, refuser de cautionner un tel plan de « relance » de l’hôpital et de réorganisation des structures d’aides telles que prévues par les instances décisionnaires, demander le blocage de ce plan et le maintien des lits et des postes nécessaires afin de garantir l’accessibilité des soins pour tous, refuser la déshumanisation des services de santé.
La maternité de Guingamp est remise en question ! Sur les 3 hôpitaux qu’il y a dans l’ouest du département – St Brieuc, Lannion, Guingamp – c’est Guingamp le plus petit et c’est lui qui va passer à la casserole. Si la maternité de Guingamp est fermée, le plateau technique – chirurgie, anesthésie –  tombe aussi, et que deviendrons les urgences. Le candidat Macron avait dit qu’il fallait moins de 20 minutes pour se rendre dans une maternité, et sans le plateau de Guingamp, ce n’est plus respecté et pourtant, ce sont plus de 500 accouchements qui se font sur Guingamp.

On n’est plus sur la mutualisation, c’est une fusion-absorption ; On voit des soins spécifiques qui s’en vont sur Plérin (hôpital privé) ; On ne les a plus en proximité et il y a urgence à arrêter cette casse.Il est possible de faire autrement.

Tours : le personnel de neurochirurgie en lutte s’invite aux vœux de la direction du CHRU

Le 23 janvier avaient lieu les vœux de la direction du CHRU de Tours en présence de directeurs de pôle et des établissements publics et privés du Groupement Hospitalier de Territoire, quelques cadres et médecins, le maire de Tours et le doyen de la faculté de médecine et de la presse.

Le personnel de neurochirugie en grève depuis le 28 décembre s’est invité pour montrer qu’il continuait la lutte malgré les 3 suppressions de postes en moins concédés la veille, suite aux négociations après plus de 3 semaines de grève. Pour rappel, il était prévu initialement pour le 1er février la fermeture de l’hôpital de semaine de ce service avec la suppression de 12 postes et 6 lits.

A l’entrée de l’hôpital Trousseau, où se déroulait la cérémonie des vœux, les grévistes soutenus par la CGT et SUD avaient mis des « sous vêtements » en exposition avec des panneaux, signifiant ainsi que la direction déshabillait le service de neurochirurgie. Le collectif santé est venu également en soutien tout en posant les conséquences de la restructuration pour les usagers.

Le personnel de neurochirurgie est d’abord intervenu pour dire que les diminutions de postes qu’il refuse ne permettent pas de prendre soin correctement des malades et de travailler humainement.

Le collectif santé a également exprimé sa colère face à un plan de suppression de lits, qui a déjà commencé, alors que les urgences sont débordées. En ce moment, des personnes âgées, en fin de vie, peuvent rester 2 jours aux urgences faute de place disponible dans les services.

Il a dénoncé la fermeture du seul hôpital pédiatrique de la région, l’hôpital Clocheville et a donné l’exemple du refus du CHRU de garder un médecin chirurgien cardiaque pour les enfants, comme un acte de démantèlement de l’hôpital public.

Il a également dénoncé les conséquences pour les usagers de la fermeture des hôpitaux de semaine. Ceux-ci ont pour vocation d’accueillir, sur plusieurs jours, les usagers soit pour des bilans de santé soit entre autre en médecine pour l’éducation des diabétiques, essentielle dans le cadre de la prévention.

Les manifestants ont ensuite quitté la salle pour marquer leur refus de participer à ces vœux compte tenu du contexte et signifier que la lutte continue!

Le texte à télécharger

Créteil : succès du rassemblement du 14 décembre 2017

Plus d’une centaine de participants venus à l’appel de la Coordination, de l’intersyndicale CFDT-CGT-SUD Santé du GHU H.Mondor/A; Chenevier et du CHIC.
Des parlementaires, le Président du Conseil Départemental et de nombreux élu-e-s de diverses sensibilités, des Unions départementales et syndicats centraux de l’AP-HP, des praticiens et personnels hospitaliers, des usagers, citoyen-ne-s, … toutes et tous refusant énergiquement la fermeture du service de chirurgie hépatique, et ses conséquences sur le GHU.

Mobilisation pour conserver le service de chirurgie hépatique de l’hôpital Henri Mondor from Le Département du Val-de-Marne on Vimeo.

 

Ce premier rassemblement a fait déjà bougé le Ministère qui le 15 décembre a demandé à Martin Hirsch de recevoir les élu-e-s, aprés avoir proposé un rdv aux syndicats.
Mais la Coordination c’est un tout, et c’est toutes et tous ensemble que nous devons être reçus.
Le compte-rendu de la Commission médicale locale du GH est clair (voir document joint), ce projet est d’une grande gravité pour la chirurgie hépatique mais pour tout le GH? l’UPEC comme la Faculté de médecine.
Ce vendredi 15 décembre, un voeu devrait être déposé au Conseil de surveillance par le Président-Maire de Créteil.
Lundi 18 décembre les députés LREM de Créteil devrait visiter le CHU H.Mondor.
Un courrier signé par tous les représentants usagers membre du Conseil de surveillance devrait partir demain à M.Hirsch.
Un groupe de travail a été diligenté par Hirsch pour donner son avis d’ici la fin février, la lutte donc continue!!!

C’est pourquoi nous avons annoncé un prochain rassemblement devant l’AP-HP, le vendredi 12 janvier à 12H rue Victoria. Nous en appellerons une fois de plus à la mobilisation la plus large pour exiger d’être reçu toutes et tous ensemble et demander à être reçu par la Ministre.

Pour préparer cette nouvelle riposte et mobilisation, un tract sera prêt pour le début de la semaine, et une réunion de la coordination se réunira le lundi 18 décembre à 12h30 à Mondor, local syndical à l’entresol.