Forez : la mobilisation continue pour le CHF

A la veille du prochain Conseil de Surveillance prévu le 31 mars, qui devrait présenter le Nouveau Projet d’Établissement et rendre compte de l’enquête demandée par le CHF pour définir le Territoire du Forez, le Comité de Défense et de Soutien du CHF et le Collectif d’Usagers pour la Défense du Service Public Hospitalier continuent leur mobilisation, notamment en interpellant les élus du territoire du Forez.
Une conférence de presse a eu lieu le 3 février au cours de laquelle, ils ont insisté sur l’étendue du Territoire du Forez, ses spécificités, la population représentée par ce territoire et les besoins de ce territoire en termes de réponse sanitaire apportée par l’Hôpital Public, représenté par le CHF, bien au-delà du centre de notre département.
Les associations  souhaitent interpeller les élus sur l’importance de faire reconnaître leurs territoires concernés par la population qui se fait soigner au CHF,  les besoins sanitaires du territoire élargi du Forez, auprès des autorités sanitaires.
Elles ont adressé un courrier aux différents élus du Territoire du Forez mais aussi à ceux des Monts du Lyonnais à l’Est et ceux des Monts du Livradois à l’Ouest, concernés par le CHF. Le courrier aux élus du territoire, Le courrier aux conseillers départementaux des trois communautés de communes
Elles ont rencontré également certains d’entre eux : le député du Puy de Dôme, Mr André Chassaigne et Mr Thomas Gassilloud, député du Rhône, ses attachées parlementaires, Mme Sylvie Thouvenin, Mme Fabienne Tirtiaux, Mme Marie-Luce Arnoux, maire de Chambost Longessaigne.
Les échanges riches et denses ont permis d’ouvrir un dialogue.
Des documents supports de la rencontre ont été laissés aux députés : La rencontre avec André ChassaigneLa rencontre avec Thomas Gassilloud
Les élus sont chargés d’assurer la sécurité de leurs concitoyens, notamment en matière d’accès aux soins et particulièrement d’accès aux soins hospitaliers.
Supprimer des services, c’est supprimer une chance d’accéder aux soins, surtout pour une population rurale, en éloignant les usagers des services dont ils ont besoin. Certains renoncent déjà par l’éloignement, par la difficulté à obtenir des rendez-vous, par la difficulté à se déplacer.
La crise sanitaire a révélé cruellement les manques de l’ Hôpital Public que les personnels hospitaliers cherchaient à faire entendre depuis longtemps.
L’article du Progrès du jeudi 11 Mars cite les moyens alloués par l’Etat avec une enveloppe de 19 milliards d’euros annoncée par le Premier Ministre, Jean Casteix, suite aux Ségur de la Santé, « pour redynamiser le système de Santé », avec 1,5 milliard pour les Ehpad.
Nos deux associations qui se sont mobilisés pour garder l’Ehpad public et en Centre-ville depuis le vote du 23 janvier 2019, en Conseil de Surveillance en faveur de l’abandon de la gestion de l’Ehpad par le CHF,  déplorent encore plus le vote du 16 décembre 2020 du Conseil de Surveillance cédant la gestion de l’EHpad à un groupe privé. L’Ehpad aurait pu rester dans le giron public , sans les conséquences délétères répercutées sur le CHF.

Les associations attendent le Projet Médical du CHF qui donnera son orientation future et nous informera sur son avenir.
Elles rappellent que la Santé est un droit pour tous, elles défendent ce droit pour la population de l’ensemble du territoire et demandent la reconnaissance de ce territoire par les autorités sanitaires.

Montbrison : rassemblement mercredi 16 décembre pour l’avenir de l’EHPAD publique

L’avenir de l’Ehpad public de Montbrison va se décider mercredi 16 décembre à 12h30 lors du vote du Conseil de Surveillance du CHF à Montbrison.

Le Conseil de surveillance va voter le repreneur de la gestion de l’EHpad, ce qui veut dire que le CHF n’aura plus la gestion de l’Ehpad.
Cinq repreneurs ont été retenus dont un dépendant de la FHF (Fédération Hospitalière de France) qui constitue un GCSMS ( Groupement de Coopération Sanitaire et Médico Sociale) qui est du domaine public, les autres sont du domaine privé, avec chacun un projet soit sur le site actuel de l’Ehpad, en Centre-Ville, soit sur le site de Curtieux, à l’extérieur de Montbrison.
Le choix de l’avenir de l’Ehpad dépend de l’unique responsabilité des 15 personnes qui vont se prononcer le jour du vote.
Ci-joint la liste des membres siégeant au Conseil de Surveillance.

Le Conseil de Surveillance est composé de quinze personnes, réparties en trois collèges, avec voix délibérative :

Cinq membres représentants d’élus
Mr Christophe Bazile : Président du Conseil de Surveillance, maire de Montbrison
Mr J.Pierre Taite : vice-Président du Conseil de surveillance, maire de Feurs
Mr Claude Montdésert : représentant la Communauté de Communes Loire-Forez-Est, Conseil Municipal Feurs
Me Marianne Darfeuille : représentante du Président du Conseil Départemental, Conseil Municipal Feurs
Mr Marc Archer : représentant la Communauté de Communes Loire-Forez-Agglomération, Maire de St Cyprien

Cinq membres représentants du personnel médical et non médical
Me le Dr Sylvie Massacrier-Imbert, médecin urgentiste, chef de service Feurs, représentante Commission Médicale d’Etablissement
Me Laure Mayaud, médecin urgentiste Montbrison, représentante Commission Médicale d’Etablissement
Me Martine Delrieu, cadre infirmier, représentante de la Commission de Soins Infirmiers, de rééducation et médico-techniques
Mr André Bouchet, Mr Hervé Perret : représentants syndicaux Montbrison et Feurs

Cinq membres en qualité de personnes qualifiées
Mr Julien Borowczyk : député
Mr Pierre Bayle : médecin coordonnateur retraité de l’Ehpad
Dr Nicolas Costa, médecin généraliste à Feurs, vient d’intégrer la CPTS Loire-Forez-Est, référent à la « Commission Vlle-Hôpital »
Me Sylvie Dessertine : représentante d’usagers – Association Vie-Libre
Mr Marcel leroux : représentant d’usagers – Président UDAF(Union Départementale des Associations Familiales)

Le comité de Feurs informe qu’en juin qu’un membre du Comité avait fait la demande de candidature pour être représentant d’usager au Conseil de Surveillance, le Collectif de Montbrison avait la même démarche. Les candidatures n’ont pas été retenues : aucune réponse ne nous a été adressée.
Nos mobilisations pour défendre le service public nous rendaient pourtant légitimes.

L’abandon de la gestion de l’Ehpad, signifie pour le CHF perdre l’activité rapportée par l’Ehpad auquel il est rattaché, de par leurs équipements communs (cuisine, lingerie…), de par la place du CHF dans le parcours de soins des résidents. C’est faire le choix d’affaiblir le CHF.
L’intégration de l’Ehpad au sein du CHF a pourtant montré son efficacité, tout au long de cette année de crise sanitaire.
Privatiser l’Ehpad, c’est abandonner la gestion publique de nos aînés, avec la perte d’un tarif journalier raisonnable, pour les résidents et leur famille, c’est faire un choix sur les personnes accueillies.

Le flyer

Montluçon : Courrier du comité et la réponse de l’ARS

Le courrier à la directrice du centre hospitalier avec copie à l’ARS

Madame la Directrice,

Nous avons entendu ce matin mercredi 28 octobre votre interview sur une radio locale de Montluçon. Parmi les différentes informations que vous livrez, vous indiquez qu’un certain nombre d’agents du Centre Hospitalier ont été testés positifs au coronavirus, et que parmi ceux-là, ceux qui sont a-symptomatiques sont priés de continuer à assurer leur service dans l’Hôpital.

C’est avec stupeur et grande inquiétude que nous avons appris cela.

En effet, parmi les différentes recommandations des Pouvoirs Publics envers la population pour tenter d’enrayer la progression du virus (port du masque, lavage fréquent des mains, distanciation physique), le principe de l’isolement des personnes testées positives au coronavirus est un élément très important. Ainsi, dans les entreprises, dans les Fonctions Publiques (l’Education Nationale par exemple), ces principes sont respectés.

Un Hôpital accueille des personnes fragilisées par des pathologies, dont certaines peuvent être considérées à risque. Mettre ces patients dans une situation de danger avéré, puisqu’on nous a expliqué que les gens testés positifs sont à l’évidence des contaminants potentiels, nous paraît très grave.

Il semble qu’une partie de la population, encore aujourd’hui, n’intègre pas suffisamment l’absolue nécessité de respecter les gestes barrières et les autres mesures de protection. Des efforts de communication doivent être encore déployés pour que tout le monde comprenne qu’il faut se protéger et protéger les autres. Que vont penser les sceptiques en apprenant qu’à l’Hôpital de Montluçon les mesures d’isolement des personnes contaminées n’ont pas cours ?

Lors de votre intervention, vous indiquez que cette situation est le résultat de manque de personnels. Effectivement, des années de suppressions de postes conduisent à cette situation dégradée et il faut d’urgence renforcer les équipes. Mais cela ne signifie pas qu’il faille ignorer les principes de base de protection.

Le CDHP exige, dans l’intérêt des usagers que nous défendons, que les agents contaminés ne soient pas obligés de travailler au Centre Hospitalier pendant la période d’isolement (1 ou 2 semaines, selon ce qui est préconisé par les autorités pour qu’il ne soient plus contaminants).

Espérons que le bon sens et surtout l’esprit de responsabilité l’emporteront dans vos prochaines décisions, dans le cas contraire nous nous réservons la possibilité d’intenter une action judiciaire pour mise en danger de la vie d’autrui!

Dans l’attente d’une réponse, recevez, Madame la Directrice, nos salutations distinguées.

Le courrier

La réponse du directeur de l’unité territoriale de l’Allier de l’ARS

Bonjour Madame,

Mme la Directrice du CH de Montluçon s’est exprimée conformément aux recommandations de bonne gestion de son personnel en cette période de gestion d’une situation sanitaire exceptionnelle.
L’avis du Haut Conseil de la santé publique en date du 23 mai 2020, ci-joint, évoque cette nécessité d’arbitrage au regard de la continuité de service, selon bien évidemment un mode d’intervention adapté.

En voici quelques extraits :
 » avis relatif à la conduite à tenir pour les professionnels intervenant en établissements de santé et en établissements sociaux et médico-sociaux :

Concernant les professionnels asymptomatiques porteurs du SARS-CoV-2, pour déterminer les consignes que ces derniers doivent observer afin de contenir le risque de contamination s’ils sont maintenus en poste :
• La découverte chez un professionnel asymptomatique d’un prélèvement nasopharyngé positif (RT-PCR), à l’occasion d’un dépistage ou d’une enquête autour d’un cas par exemple, doit conduire à une éviction de 7 jour après la PCR (reprise du travail au 8ème jour) et au respect les mesures barrières renforcées pendant les 7 jours suivants, durées portées respectivement à 9 jours (reprise du travail au 10ème jour) et 14 jours en cas d’immunodépression, selon les recommandations du HCSP en vigueur.
• Toutefois, dans le cas où un personnel non remplaçable serait porteur du SARS-CoV-2 et asymptomatique, la possibilité dégradée d’un maintien en poste avec un renforcement des mesures de précaution et d’hygiène est envisageable afin que la balance bénéfice/risque ne soit pas défavorable

A destination des professionnels non-porteurs du SARS-CoV-2 mais en contact avec des personnes porteuses du SARS-CoV-2, pour déterminer les consignes que ces derniers doivent observer :
Le professionnel contact à risque mais maintenu en poste :
o Doit pratiquer une auto-surveillance de ses symptômes et alerter le service de médecine du travail et de maladies infectieuses en cas d’apparition de symptôme évocateur pour la réalisation d’un prélèvement nasopharyngé à la recherche du SARS-CoV-2. Dans l’attente du résultat, il doit être mis en éviction, sauf situation exceptionnelle ;
o Doit bénéficier d’un prélèvement nasopharyngé systématique entre J5 et J7 du dernier contact (et au maximum à 7 jours de la date du premier contact si celui-ci a persisté plusieurs jours), même s’il est asymptomatique, et d’un prélèvement nasopharyngé à la recherche du SARS-CoV-2 avant cette date s’il devient symptomatique ;
o Doit appliquer strictement les mesures d’hygiène et de distanciation physique, en particulier lors des pauses ou de l’utilisation des vestiaires  »

La défense de l’hôpital public est aussi le souci de sa crédibilité dans la continuité des soins exercés pour des patients dont la situation sanitaire le requiert et sa capacité à répondre aux besoins, particulièrement en période exceptionnelle.

En vous remerciant pour votre compréhension et la bonne diffusion de ces messages via votre association dont l’objet est la défense de l’hôpital public.

Cordialement,

Grégory DOLE
Directeur de la Délégation départementale de l’Allier

Forez : les comités présents aux voeux du maire de Montbrison

Le Collectif de Défense des usagers du Service Public Hospitalier du Forez, le Comité de Défense et de Soutien du CHF étaient présents lors de la présentation de ses vœux de Mr Bazile, maire de Montbrison, à la commune et aux élus du territoire.
Les deux associations ont ainsi pu exprimer et discuter de leur désaccord aux médias présents : le Progrès et France Bleu, sur le futur projet de l’Ehpad. Rappelons que ce projet a été décidé par les instances et voté en Conseil de Surveillance du 23 janvier 2019.
Les deux associations maintiennent leur mobilisation : des demandes de RDV avec l’ARS, avec le sous-préfet, Mr Ricio, sont encore en attente. Le Collectif souhaite une rencontre au ministère, appuyée par des élus et médecins.

Vous pouvez rejoindre le collectif en signant la pétition : https://montbrison-jaimemonehpadpublic.wesign.it/fr.

Le lien du site du Collectif des Usagers de Montbrison pour connaître les informations et les actions menées et à venir : https://ehpad42.wixsite.com/mtbr
L’adresse mail du Collectif :  jaimemonehpadpublic@gmail.com