Guingamp : le comité communique

La CME (commission médical d’établissement) s’est réunis mardi soir Pour évoquer avec le chargé de mission Mr Rosetti l’avenir de l’hôpital de Guingamp.
Le comité n’y était pas présent mais dès mercredi matin nous avons été mis au courant, des propos qui avait été échangé lors de cette réunion confirmant la fermeture de la maternité et de la chirurgie.
Sur notre territoire, le GHT regroupe les centres hospitaliers de Lannion-Trestel, de Guingamp et de Saint-Brieuc, ce dernier étant désigné « hôpital pivot ». Cette réorganisation engendre sur notre secteur différents impacts comme la suppression de lits dans les hôpitaux de Guingamp, de Lannion et de Bégard, par le développement des services ambulatoires, la centralisation des soins spécifiques vers l’hôpital pivot, la fermeture d’un plateau technique sur Guingamp – le service obstétrique-maternité – l’éloignement et la dégradation de l’offre de soin rendant difficile l’accès au soin pour tous et l’accompagnement, la dégradation des conditions de travail des agents hospitaliers, avec notamment le non remplacement des départs à la retraite, la dégradation de l’attractivité du territoire fragilisant l’installation de nouvelles entreprises et de nouvelles familles, le découragement de l’installation future de médecins généralistes dans nos communes qui souffrent déjà de la désertification médicale.
Nous nous devons de nous battre contre la casse  la casse du service public hospitalier pour que l’offre de soin prenne en compte la réalité des besoins de la population qui vit sur notre territoire, exiger que l’ARS mette à disposition des hôpitaux les moyens financiers, techniques et humains nécessaires, refuser de cautionner un tel plan de « relance » de l’hôpital et de réorganisation des structures d’aides telles que prévues par les instances décisionnaires, demander le blocage de ce plan et le maintien des lits et des postes nécessaires afin de garantir l’accessibilité des soins pour tous, refuser la déshumanisation des services de santé.
La maternité de Guingamp est remise en question ! Sur les 3 hôpitaux qu’il y a dans l’ouest du département – St Brieuc, Lannion, Guingamp – c’est Guingamp le plus petit et c’est lui qui va passer à la casserole. Si la maternité de Guingamp est fermée, le plateau technique – chirurgie, anesthésie –  tombe aussi, et que deviendrons les urgences. Le candidat Macron avait dit qu’il fallait moins de 20 minutes pour se rendre dans une maternité, et sans le plateau de Guingamp, ce n’est plus respecté et pourtant, ce sont plus de 500 accouchements qui se font sur Guingamp.

On n’est plus sur la mutualisation, c’est une fusion-absorption ; On voit des soins spécifiques qui s’en vont sur Plérin (hôpital privé) ; On ne les a plus en proximité et il y a urgence à arrêter cette casse.Il est possible de faire autrement.

Luçon toujours mobilisé pour ses urgences et son SMUR

Encore une fois 130 personnes rassemblées pour exiger le maintien des urgences et du Smur 7j7 et 24h24. Devant la mobilisation de la population à l’appel des associations et des élu.es, la direction et l’ARS avait bricolé une solution en incorporant un médecin généraliste aux Urgences en lieu et place du deuxième médecin urgentiste. Débuté lundi matin à 8h00, ce château de cartes s’est effondré  à midi, La médecin généraliste était complètement dépassée. On ne peut lui en vouloir, cette « solution «  avait été dénoncée la semaine précédente par Jean-Luc landas, venu apporter une nouvelle fois le soutien de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité .de la ville.  Les médecins urgentistes et les médecins généralistes ne soignent pas les mêmes malades. Une nouvelle organisation devrait être proposée la semaine prochaine. Il reste que, si un seul médecin urgentiste est présent, il ne pourra pas à la fois prendre en charge les malades admis aux Urgences et partir en SMUR chercher un autre patient victime d’un infarctus, d’un AVC, d’un accident grave ou encore d’une détresse respiratoire grave.

Dominique Bonin, maire de Luçon a annoncé la possibilité que deux médecins généralistes de La Rochelle pourraient venir renforcer le secteur libéral de la ville ce qui serait une bonne nouvelle pour les patients sans médecin traitant . Yvette Bulteau a fait part des propositions de l’ ADSP du Pays de Luçon : organiser de nouveau les rassemblements devant le service d’urgence du centre hospitalier de Luçon afin que le personnel puisse participer et qu’ils puissent , à leur poste de travail, entendre les applaudissements de soutien des manifestant.es.

Rendez-vous est pris pour vendredi prochain 17 septembre à 18h00. 

A Luçon, la mobilisation continue.

200 personnes ce vendredi au rassemblement devant l’hôpital de Luçon pour exiger le maintien du SMUR et des urgences 24heures/24 et 7 jours /7, toujours de très nombreux élu.es des municipalités de la communauté de commune et des conseillers départementaux. Toutes et tous ont bien compris que le député LREM qui a déclaré la semaine précédente soutenir les revendications des manifestant.es soutient l’hôpital de Luçon comme la corde soutient le pendu : à l’Assemblée il vote toutes les lois qui sont responsables de la situation catastrophique de l’hôpital public, en particulier les objectifs nationaux des dépenses de l’ Assurance-Maladie ( ONDAM ) et la récente loi instituant un forfait de 18 euros pour toutes les personnes dont la consultation aux urgences n’est pas suivie d’une hospitalisation. Ses propos ne sont que pure démagogie.
L’ADSP a profité de l’occasion pour, comme la semaine dernière, faire signer la pétition initiée par notre Coordination Nationale contre cette mesure établissant une nouvelle barrière financière à l’accès aux soins: http://coordination-defense-sante.org/

Rendez-vous est donné pour un nouveau rassemblement vendredi 27 novembre à 18h00.