Une pétition de soutien à l’appel de Saint Étienne pour que vive la Sécurité Sociale

Avec Convergence des services publics et 30 organisations, la Coordination Nationale a lancé un appel pour que vive la Sécurité Sociale.

L’appel St Etienne

Signez la pétition de soutien

Le site de Convergence des Services Publics

Comme le disait son bâtisseur Ambroise Croizat, la Sécu devrait être tout ce qui permet de protéger « les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent ».
Bien sûr cela est impensable pour les milieux financiers qui n’admettent pas que les centaines de millions d’euros de cotisations qui l’alimentent leur échappent. Avec l’appui de nombreux gouvernements ils n’ont eu de cesse que de la contrôler et de vouloir la restreindre à un simple filet de sécurité pour les plus pauvres au profit de complémentaires privées.
Malgré la crise sanitaire la politique de destruction de la sécurité sociale se poursuit (projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, etc … et s’intensifie notamment en lui faisant supporter le poids de la dette de la crise sanitaire avec un taux d’intérêt supérieur à celui auquel l’État a droit.
Face à ces attaques , nous appelons à nous mobiliser pour redonner vie et sens en ce 21ème siècle aux principes fondateurs de la Sécurité sociale : unicité (institution unique et obligatoire), universalité (couverture de tous les citoyens), solidarité (en cotisant selon ses moyens et en recevant selon ses besoins) et démocratie.
Pour créer les conditions de mobilisations convergentes, 30 organisations ont initié à Saint-Étienne lors des 75 ans de la Sécurité Sociale cet appel « Pour que vive la Sécu »  pour construire une véritable sécurité sociale du 21ème siècle et mettre en débat notamment  des propositions pour

  • assurer la pérennité de ses ressources en les faisant reposer de façon prépondérante sur les cotisations,
  • prendre en charge l’ensemble des besoins de la naissance à la mort.
  • remettre en place une gestion démocratique avec des administrateurs élus  avec  une nouvelle démocratie sanitaire et sociale.

Campagne sur la Sécurité Sociale avec Convergences SP : l’initiative parisienne du 14/11/2020

Avec la participation de
Pierre-Yves CHANU, conseiller confédéral CGT pour la protection sociale, économiste, vice-président de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale, membre du Conseil d’orientation des retraites (COR).
Marylène CAHOUET, secrétaire national du SNES-FSU, porte-parole du groupe des 9 organisations de retraités.
Evelyne NGO, Secrétaire nationale de Solidaires en charge de la Protection sociale,
Des parlementaires : Sophie TAILLE-POLIAN Génération.s, Laurence COHEN PCF, David ASSOULINE PS, Marie-Noëlle LIENEMANN GRS.
Et de Olivia HICKS Co-responsable de la commission Santé d’EELV et médecin, Gérard FILOCHE GDS, Alain GAULON Secrétaire Confédéral de la CNL, Jeanlaude Boual COllectif Associations Citoyennes, Jean-Claude Chailley Résistance Sociale, Michèle LEFLON présidente de la Coordination, Michel JALLAMION président de la Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics.
La Sécurité sociale fondée par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 et bâtie par Ambroise Croizat a 75 ans.
En cette période de Covid, de crise sanitaire, économique et sociale, elle est plus nécessaire que jamais à l’ensemble de la population. Malgré les réformes qu’elle a subies elle reste le facteur majeur de réduction des inégalités.
Après le « Ségur de la santé » la situation dans les hôpitaux est encore pire qu’avant : les déserts médicaux s’étendent en Ile de France comme partout. Il faudrait payer un forfait hospitalier si on va aux urgences et qu’il s’avère que l’état de santé ne nécessite pas une hospitalisation. De l’hôpital on nous renvoie vers les hôtels dits « hospitaliers ».
Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2021 aggrave la situation par de nouvelles coupes budgétaires dans la santé, dans les retraites.
La réforme à points n’est pas abandonnée. La réforme de la perte d’autonomie la confierait à un organisme autonome, la CNSA, qui serait financée par une avalanche de taxes et de CSG sur les retraités, voire une 2ème journée de travail gratuit pour les actifs, ou des assurances privées.
Lorsqu’à longueur de télé on dénonce « les prélèvements obligatoires records » en France, c’est la Sécurité sociale qui est visée car son budget de plus de 500 milliards échappe « obligatoirement » aux marchés financiers.
Alors que l’argent, pour ces derniers, coule à flots, le gouvernement profite du Covid pour construire des déficits « abyssaux » des services publics et de la protection sociale, notamment par 80 – 90 milliards d’exonérations de cotisations sociales dites patronales (part de notre salaire qui est socialisée).
Emmanuel Macron, porté par les milieux financiers et le MEDEF, entend porter le coup de grâce à la Sécurité sociale : nous ne l’acceptons pas !

 

Ardennes : le comité appelle à écrire au député Warsmann qui a voté pour le PLFSS

Le Conseil d’Administration du comité de défense des hôpitaux de proximité des Ardennes avait envisagé un rassemblement samedi 7 novembre devant la permanence de JL Warsmann, député des Ardennes, au sujet du vote sur la loi de financement de la Sécurité Sociale 2021(PLFSS).
Du fait du confinement le comité a proposé de remplacer ce rassemblement par un envoi massif de mails au député qui a voté en première lecture ce projet de loi qui ne correspond pas aux besoins et pénalise les usagers en créant un forfait urgence, comme si on choisissait d’aller aux urgences !

Un communiqué de presse a aussi été diffusé

PLFSS2021 : quelques réactions

Le Projet de loi de financement 2020 de la Sécurité Sociale a suscité de nombreuses réactions. En voici quelques unes

Le communiqué de la Coordination

Le communiqué de presse, émanant des présidents des CPAM d’Occitanie est remarquable résumant les principaux griefs que l’on peut faire au projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2021 : le fait que le gouvernement considère ce budget comme annexe de celui de l’Etat, la création d’une 5ème branche alors qu’ils considèrent que le droit à l’autonomie doit être pris en charge au titre de la maladie dans le cadre de la Sécurité sociale avec un financement par la cotisation sociale, la taxation des assurés sociaux passés par les urgences …
Ils s’inquiètent aussi de la lutte contre la fraude, tournée essentiellement contre les assurés, alors que les 3/4 sont dus aux professionnels et aux établissements de santé.

Le communiqué des Mutuelles de France

Communiqué de la fédération hospitalière de France

Le communiqué du CIH du 26 10 2020