Concarneau : Communiqué du comité – Polémique ou réquisitoire ?

POLÉMIQUE OU RÉQUISITOIRE ?

Un article paru récemment dans la presse locale pour pointer la mauvaise gestion de la crise du Covid 19 par le gouvernement a fait réagir les élus locaux de la République en Marche volant au secours de nos gouvernants.

Le comité de défense de l’hôpital de Concarneau n’a pas pour vocation de se lancer dans un débat politique, mais il tient à souligner la responsabilité du gouvernement actuel, comme des précédents depuis plus de 30 ans dans la catastrophe sanitaire que nous subissons.

Bien entendu, le gouvernement n’est pas responsable du déclenchement de la pandémie mais les mesure austéritaires concernant la recherche, les fermetures massives de lits dans les hôpitaux (plus de 100 000 ces 20 dernières années), les suppressions de postes (près de 30 000 ces 15 dernières années), l’externalisation des productions indispensables comme les masques et les respirateurs ont rendu notre pays dans l’incapacité de faire face à l’épidémie dans de bonnes conditions. C’est cette situation qui a mené à une communication gouvernementale faite de contradictions, d’hésitations, de non-dits…

Si les soignants n’avaient pas fait face avec courage, malgré le manque de moyens, le nombre de morts aurait sans doute été bien plus important.

Et pourtant, les organisations de personnels et les associations d’usagers, comme notre comité, ont tiré la sonnette d’alarme depuis bien longtemps.

Quelle a été la réaction du gouvernement : Le « Ségur », montagne qui accouché d’une souris et pour tout remerciement, les soignants ont eu droit à une médaille, une prime pour certains et une augmentation de salaire de 183€ versée en 2 fois alors que les personnels demandaient 300€. A noter que cette augmentation n’a pas été accordée aux personnels du médico-social pourtant aussi en 1ère ligne.

De plus, les leçons de la 1ère vague n’ont pas été tirées puisque des fermetures de lits sont encore prévues comme à Caen, Orléans, Nancy, Nantes, Paris et que le budget de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2021, approuvé par tous les députés du Finistère, nécessitera encore des coupes budgétaires pour les hôpitaux.

En pleine crise les urgences de l’Hôtel Dieu à Paris ont fermé parce que ce site est en passe de devenir hôtel et galerie marchande de luxe : tel est le sort du plus vieil hôpital au cœur de la capitale : le profit au détriment de la santé.

Le Ministre Véran peut se mettre en colère à l’Assemblée Nationale mais il continue à appliquer la feuille de route tracée par ses prédécesseurs avec l’application de la loi « ma santé 2022 » : regroupement à marche forcée des hôpitaux pour aller sans doute vers un seul établissement pivot par département et la transformation d’hôpitaux comme Concarneau en soins de suite et de réadaptation (SSR) et/ou médecine à orientation gériatrique, obligeant les patients à faire des kilomètres pour se soigner.

Mais ce qui est prévu également, c’est le rapprochement avec le secteur privé où bon nombre de patients ne pourront accéder pour des raisons financières.

La crise du Covid offre aussi une possibilité sans précédent pour nos gouvernants d’en finir avec la Sécurité Sociale pour le plus grand profit des assurances privées.

Alors oui, notre comité affirme que ce gouvernement comme les précédents porte une responsabilité dans la mauvaise gestion de cette crise et que tout aurait dû être fait pour donner des moyens aux hôpitaux, aux EHPADs pour faire face dans de bonnes conditions.

Ces moyens existent puisque des milliards ont été donnés pour la relance de l’économie, y compris à de grosses entreprises dont les profits explosent et qui profitent de la crise pour licencier.

Tout est question de choix. Pour notre comité, la priorité est toujours de permettre l’accès aux soins de toutes et tous partout.

Il était important d’applaudir les soignants le soir à 20H. il est maintenant urgent d’exiger des moyens pour les hôpitaux.

Le Communiqué de presse 

 

 

L’association ADEMAT organise une visioconférence sur le bon usage du contrat local de santé

Invitation Rencontre/Débat :
Le bon usage du Contrat Local de Santé

visioconférence, ouverte à tous,
Vendredi 13 novembre de 20 h 30 à 22h30
Accueil-réglage connexion à partir de 20H

 

Un contrat local de Santé pourquoi ? Pour qui ? Quelle valeur ajoutée pour notre territoire local ?

L’association Ademat-h a contribué depuis 5 ans au maintien de la maternité et de l’hôpital de Remiremont. La pandémie actuelle a démontré combien nous avons eu raison de mener ce combat. Il nous faut aller plus loin.

L’Ademat-h a souhaité faire de la bonne santé de tous, de l’accès aux soins et à la prévention, une priorité majeure de nos vallées de moyenne montagne marquées par une surmortalité plus forte que la moyenne nationale avant 60 ans.

C’est le sens de l’interpellation des élus qui a permis de nombreuses délibérations des communes et un engagement fort du Pôle d’équilibre territorial rural de Remiremont et des vallées il y a quelques jours.

La 2ème vague Covid ne nous permet pas d’organiser normalement notre assemblée générale annuelle. Aussi nous vous proposons une rencontre en visioconférence le vendredi 13 novembre prochain pour dialoguer avec les élus, les techniciens et des bénévoles du Pays « Terres de Lorraine » qui regroupe les communes et communautés de communes du Toulois et du sud Meurthe et Moselle, en proximité de Nancy et du CHU. Le contrat local de santé que ce territoire a construit de manière participative a permis de coordonner les acteurs de la santé et de développer des actions qui ont renforcé la prévention, l’éducation et les soins tout en renforçant les établissements de santé du territoire dont l’hôpital et la maternité de Toul.

Au moment de s’engager ici dans la construction d’un tel contrat, il est important d’en comprendre les enjeux et de s’informer sur les manières de faire et de construire une telle démarche qui modifie les rapports entre personnels de santé, élus, habitants, usagers et administrations.

L’invitation

Feurs : Communiqué du comité

Devant le déficit toujours à la hausse depuis 2018, date du départ de l’administration provisoire après la mise sous tutelle du CHF et malgré l’apport de l’enveloppe de 15 millions d’euros pour le CHF à cette date, le CHF est en grande souffrance.

Pas de véritable Projet Médical depuis celui présenté en 2018, manque de médecins, de personnel (fermeture récente de 30 lits d’Ehpad à Montbrison, manque de 12 aides-soignants), fragilité d’un nombre important de personnel qui travaille sous contrats depuis longtemps, sans titularisation.

Le Comité alerte depuis longtemps sur l’échec de la fusion en 2013, qui ne permet pas la pérennité du CHF, mais accroît la perte d’activité et le déficit financier.

Depuis 2018, le Comité propose un Projet Médical pour un développement équilibré des activités des deux sites pour renforcer le CHF et lui permettre de se développer.

Ce projet a été présenté en 2018, lors de la réunion publique organisée par le Comité, lors de la rencontre avec les deux administrateurs provisoires , au mInistère de la Santé quand le dossier CHF a été présenté par l’équipe de médecins et d’élus qui se sont déplacés, à la direction actuelle, en juin 2020 lors de la rencontre avec Mr E.Mackowiak.

Ce projet respecte un développement harmonieux des deux sites pour l’intérêt général des usagers du Territoire du Forez,  en reconnaissant à chaque site sa spécificité pour que vive le CHF et qu’il réponde aux besoins de Santé d’une population de  200 000 personnes sur l’ensemble de ce territoire.

Le Comité réclame une concertation entre professionnels de santé hospitaliers, de ville, élus pour réfléchir et construire ce projet.

Des décisions prises de manière unilatérale, ne peuvent être satisfaisantes et répondre aux besoins d’un ensemble de deux territoires distincts, constituant le territoire du Forez. Depuis longtemps, nous demandons à être entendus.

La crise sanitaire de la Covid-19, montre à quel point, les structures hospitalières publiques sont indispensables dans l’ensemble des réponses aux besoins de santé des Français.

N’oublions pas la « première vague » qui a pris en charge les patients du Covid avec de grosses difficultés, dans des conditions de travail très éprouvantes pour les professionnels de santé. Conséquences parfois dramatiques pour la prise en charge des autres patients qui ont souffert souvent d’un gros retard de diagnostique ou une aggravation de leur état, du fait de leur suivi reporté.

Quel avenir voulons-nous pour le CHF?

Nous vous rappelons que le Comité se positionne pour un Projet Médical équilibré sur les deux sites pour renforcer et maintenir le CHF.

Nous attendons la fin de l’enquête en cours pour définir les besoins du Territoire du Forez et une nouvelle rencontre avec la direction.

 

Aubenas : Le Journal d’Octobre du comité

LE MONDE D’APRES COMME LE MONDE D’AVANT

On aurait pu croire que la crise sanitaire que nous vivons conduirait le gouvernement à en tirer les conséquences pour arrêter la casse des hôpitaux et de notre système de santé ; casse que dénonce depuis plusieurs années les professionnels de santé et les associations d’usagers.
Au vu des résultats des négociations menées en Août entre le Ministère de la Santé et des organisations syndicales et associatives(le Ségur de la Santé), on est
loin du compte.
Mise à part l’augmentation des salaires des professionnels (largement insuffisante par rapport aux revendications et au retard accumulé au cours des dernières décennies), le Ségur de la Santé n’a pas apporté de solutions en terme de lits et de personnel.
Si le gouvernement avait entendu les professionnels de santé, il aurait pu profiter de l’été pour créer 12 000 lits de réanimation suivant les préconisations internationales.
Rien n’a été fait et au contraire, des lits continuent à être fermés, les conditions de travail des soignants s’aggravent.
La deuxième vague arrive et nous ne sommes pas mieux armés pour l’affronter ; ceci au détriment de l’ensemble des besoins de la population qui va devoir encore attendre pour une intervention chirurgicale, un suivi de maladie chronique. Ceci peut avoir des conséquences graves sur l’état de santé de la population.

Le Journal