Laval : déserts médicaux : un initiative absolument nécessaire

Avec Maître Corinne Lepage, près de 9 Millions de patients sans médecin représentés par l’Association de Citoyens Contre Les Déserts Médicaux (ACCDM), demandent à l’Etat de rétablir par tous moyens et pour tous les Citoyens Francais un même droit égalitaire et constitutionnel à la Sante par la régulation du travail des médecins sur le territoire.

Maître Corinne LEPAGE, au nom de l’ACCDM, a adressé un courrier au premier ministre et au ministre de la santé : sans réponse de leur part Maître LEPAGE déposera plainte au nom de l’ACCDM auprès du Conseil d’Etat pour non-respect de la Constitution devant ce droit élémentaire et égalitaire que représente la santé.

Ø Alors que la Cour des Comptes déplore depuis 10 ans le surcoût engendré par des frais médicaux supérieurs de 30 % dans les régions sur-dotées en médecins.

Ø Alors que le Conseil de l’Ordre des médecins est incapable contrairement aux autres ordres des professions de santé, de mettre de l’ordre dans la régulation du travail des médecins, qui peuvent travailler ou pas, exercer où ils veulent quand ils veulent, ou remplacer à vie …

Ø Alors que seuls 10 % des députés et sénateurs que l’ACCDM à interpellés par courrier nominal en septembre 2020, sont enclins à faire voter une loi de régulation du travail des médecins en France

Ø Alors que la réalité de la perte de chance en matière de survie a été affirmée et publiée récemment par l’association des maires ruraux car vivre dans un désert médical peut vous faire perdre 2 ans de vie

Ø Alors que les chiffres de la désertification médicale ne cessent de s’aggraver et que la fin du numerus clausus ne permettra pas, sans mesures contraignantes de l’exercice médical, de venir à bout de ce fléau

Grâce à vous, journalistes, la médiatisation de cette action en justice va permettre :

– Une prise de conscience par nos concitoyens de leur droit légitime à de se plaindre et de demander à l’Etat réparation devant cette injustice criante de l’inégalité devant la santé

– Une prise de conscience par les médecins, de leur responsabilité individuelle et collective dans l’aggravation de la situation par leur fatalisme, leur peur de déplaire aux jeunes générations …Leur acceptation du message rassurant des ARS relayés par les ministres. Après cette prise de conscience, de montrer leur volonté et leur capacité à se mobiliser pour venir au secours de ces 9 millions de SDF de la médecine …

Pour l’ACCDM nous allons ensuite faire des propositions qui devront tenir compte de la baisse du temps que chaque médecin souhaite consacrer à son travail …mais aussi de la nécessité pour les jeunes médecins spécialistes et généralistes de travailler au moins transitoirement dans ces déserts médicaux où ils ne veulent pas vivre (pour le moment !) … et ce, pour la survie des populations.

Inégalités d’accès des ruraux à l’hôpital

La réalité de l’inégalité d’accès des ruraux à l’hôpital reste très largement sous-documentée par une administration qui préfère se cacher derrière le voile de l’égalité républicaine. Une étude de l’Association des Maires Ruraux de France y apporte pour la première fois la preuve par les chiffres : non, les habitants du monde rural n’ont pas le même accès aux soins hospitaliers que les habitants des villes.

Auteur: Cette étude est confiée au chercheur et professeur des Universités, Emmanuel Vigneron, spécialiste du sujet et auteur de
nombreuses études dans le domaine fera l’objet d’une succession de publications dans 36000 Communes.

Source : 36000 Communes, journal de l’Association des maires ruraux de France, N°379 Novembre 2020, avec Emmanuel Vigneron.

La source doit impérativement être cirée en cas de diffusion de ce dossier

L’étude

Le dossier de presse

Quel toupet ! Communiqué de la Coordination du 12 novembre 2020

QUEL TOUPET !

Favorables à la médecine libérale, les gouvernements successifs se sont bien gardés de mettre en péril la liberté d’installation des médecins.
Seulement voilà ! Une forme nouvelle de pratiques des soins connaît un grand succès auprès des jeunes médecins, des patients et des collectivités territoriales : les Centres de Santé. Le développement de ce mode d’exercice collégial, pluridisciplinaire et disponible, inquiète nos gouvernants.
Ils ont donc décidé d’y faire obstacle, prétextant  des installations dans des zones sur dotées.
Laissons la Fédération Nationale des Centres de Santé répondre à cette accusation sans fondement (conf. le texte de son communiqué).
Par contre, heureusement surpris par l’intérêt tardif du pouvoir à cette question ancienne, rappelons cette exigence de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de proximité.
En liens avec  les associations citoyennes d’usagers  ou de leurs représentants, des élus, des étudiants en médecine et d’organisations de médecins, des syndicats… remplaçons partiellement l’actuelle liberté d’installation par la reconnaissance de la nécessité de répondre au droit de toutes et de tous à des soins de qualité. Recensons les besoins par bassins de vie, tant pour les généralistes que pour les spécialistes et les autres professionnel-le-s de santé, ouvrons les formations et mettons en place une « obligation à servir » temporaire, en contrepartie de la formation publique, assurant une répartition égalitaire en fonction des besoins des structures et des territoires, afin de remédier aux déserts actuels, qu’ils soient en zone rurale, urbaine ou périurbaine, en médecine et soins de ville ou à l’hôpital.

Le communiqué