Saint Claude : Courrier de la sénatrice du Jura au Président de la République

Monsieur Le Président,

Au printemps 2018, à Saint Claude, le Haut Jura devenait orphelin de sa maternité. Le centre hospitalier Louis Jaillon de Saint Claude perdra également dans la foulée son service de chirurgie suivie d’hospitalisation.

Si je partage tout à fait la  nécessité de réorganisation de notre offre de soins à une échelle globale, je ne peux me résoudre à ce qu’elle se fasse systématiquement selon une logique de recentralisation de services dans les zones les plus urbaines. Au détriment des territoires qui se meurent.

Le courrier

 

Châteaudun : le comité enquête sur l’accès aux soins

Il s’agit d’un questionnaire destiné à tout public afin d’évaluer le besoin de la population concernant l’accès aux soins de notre
territoire. Ce questionnaire ne vous prendra que quelques minutes. Merci de votre précieuse participation.

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Un répit pour VIERZON ?

Pour Vierzon une forte délégation, une centaine de manifestant-es, a accompagné les deux délégations (élu-es et syndicats) à l’agence de santé régionale (ARS) à la cité administrative d’Orléans.
Une nouvelle fois les lieux étaient bouclés par la police. A croire qu’il y a plus de policiers à nous surveiller et à encadrer les manifs que d’infirmières dans les hôpitaux. Peut être devra-t-on bientôt se faire soigner, non plus aux urgences et à l’hôpital , mais dans les commissariats ?

Les deux délégations ont été reçues successivement par la patronne de l’ARS. Le bilan est moins négatif qu’au Blanc. Elle a annoncé qu’elle ferait des « efforts » pour recruter des médecins et maintenir la maternité. Par quels moyens ? A surveiller de très, très près.
Et l’avenir du bloc opératoire indispensable à la sécurité de l’obstétrique et au maintien de la chirurgie reste en suspend. La patronne de l’ARS exige un projet chirurgical/médical pour apporter une aide financière à sa rénovation et à la mise aux normes. Elle renvoie la balle vers les équipes de Vierzon et laisse un sursis. Combien de temps avant que la hache du bourreau ne tombe ?
Est-ce sincère ? Nous avons appris à nous méfier de cette liquidatrice sans pitié des services publics. La plus grande vigilance s’impose.

Alors pourquoi donner un répit à Vierzon après avoir massacré Le Blanc ?
La mobilisation des élu-es, de la population, du personnel et des syndicats a été comparable même si les rythmes ont été différents. Et pourtant l’isolement du Blanc est plus important que celui de Vierzon plus proche de Bourges. Il aurait été, dans la logique liquidatrice de l’Attila de l’ARS, « normal » de liquider Vierzon aussi puisqu’elle veut tout fermer. Elle ne pense qu’à ça. Du matin au soir.

Alors ? La situation médicale de l’hôpital de Bourges a sans doute pesé. 30 % des postes médicaux vacants ! Rappelons nous des défaillances récentes du Samu 18 en pénurie lourde de médecins urgentistes qui avait provoqué une carence totale de SMUR sur le bassin de Bourges dont la sécurité de la population était assurée par… Vierzon et St Amand pour le Sud du Cher. Fermer une maternité sans être capable d’assurer les transports médicalisés urgents 24/24, 365 jours par an apparait comme une mise en danger réelle de la population. Pas bon pour cette directrice de l’ARS carriériste, en permanente attente d’une promotion toujours plus juteuse.

Mais aussi les initiatives du maire de Vierzon qui, avec les élu-es et les personnels, lance un appel national pour défendre et développer le service public hospitalier dans les territoires ruraux et les petites villes du pays commencent sans doute à inquiéter les liquidateurs de la médecine publique de proximité. Il était urgent d’arrêter cette mécanique qui peut devenir très mobilisatrice. Le tous ensemble inquiète toujours les princes qui nous gouvernent. Ils aiment tant diviser pour régner et redoutent tant la colère populaire qui risque de s’étendre comme une trainée de poudre.

Plus que jamais la mobilisation de toutes et tous est indispensable. Les initiatives de convergence des luttes hospitalières et de la population avec ses élu-es à travers tout le pays sont un pas décisif vers une réappropriation de la santé publique par le public que nous sommes. C’est la bonne voie pour bloquer le tout libéral cher au banquier-président qui se prend pour Jupiter et qui croyait que toutes ses initiatives seraient littéralement bues béatement par le bon peuple avide de ses paroles divines.
Le bon peuple lui dit merde et ça fait du bien d’entendre gronder cette colère qui se répand et qui balaiera, nous l’espérons, toutes ces miasmes marchandes.

Non, définitivement, la santé n’est pas une marchandise n’en déplaise aux Buzyn, Macron et consort. Et nous leur rappellerons jusqu’à plus soif !

26 octobre 2018

Ardennes : le point de vue du comité sur l’accès aux soins

6 mois de mobilisations construites collectivement avec l’intersyndicale de l’hôpital de Sedan unanime (CGT-CFDT-FO) qui ont fait enfler la participation citoyenne : 4 manifestations dont deux de plus d’un millier de personnes, une implication importante des élus de terrain qui ont contraint les Députés locaux à intervenir eux aussi, un soutien du corps médical qui est monté au créneau par presse interposée mais a aussi participé aux mobilisations et contraint l’ARS à un semblant de concertation à partir du mois de…Mai.

L’hôpital de Sedan était en apparence le plus menacé par la restructuration envisagée puisque la réforme Touraine qui a mis en place les GHT vise essentiellement à supprimer les doublons faire des économies en sacrifiant la proximité des soins au profit d’une centralisation des services vers les gros centres hospitaliers. Par nos actions réussies, nous avons fait reculer sur Sedan les projets initiaux : maintien de la maternité et au même niveau (prise en charge des accouchements difficiles notamment), maintien de la pédiatrie, ce qui maintient une cohérence d »un pôle mère-enfant récemment modernisé.

Mais l’hôpital de Sedan perd la chirurgie au profit de la chirurgie ambulatoire (opérations sur la journée) ainsi que la cardiologie intensive. Ce n’est pas rien en terme d’éloignement pour les usagers et leurs familles.

Sur l’ensemble du GHT, ce sont bien les mesures d’économie qui au final vont impacter l’ensemble des établissements :

– À Nouzonville, par exemple, 4 lits en plus, aucun personnel supplémentaire !
– un scanner à Fumay (enfin !) mais pas d’équipe prévue pour faire fonctionner ce nouveau service. À suivre attentivement !
– des services importants transférés de Sedan à Charleville, mais, avec au passage des postes de soignants qui s’envolent pour prendre en charge le même potentiel de populations…
– des conditions de travail des personnels qui se détériorent : une baisse de la masse salariale qui baissera de 1% à la fin du plan, alors même que partout les personnels croulent sous les tâches par manque d’effectifs, des pauses supprimées, la pause repas ôtée du temps de travail, le passage au privé des services de nettoyage (que deviendront ces personnels formés à des tâches primordiales dans un hôpital qui demande propreté et asepsie protocolaires bien précises ?), passage du travail en 12h dans certains services, chasse à l' »absentéisme » souvent dû à la surcharge de travail!) notamment…
– Si le cas de Bélair est traité à part, la seule certitude qui ressort est l’annulation, pour 2018, de l’effet de la péréquation budgétaire régionale, soit une enveloppe de 390 928 € restitués au CH Belair sur les 726 574 amputés initialement ; c’est une avancée très relative et provisoire : qu’en sera-t-il en 2019 ?

Et, cerise sur le gâteau, un plan qui repose sur du vent :

car le pari de l’ARS prévoit un nécessaire recrutement de médecins qui manquent déjà cruellement actuellement, des départs en retraite qui s’annoncent pour cette année et dans les prochaines années , alors même que les recrutements n’augmentent que très peu au regard des besoins. Rendre attrayants nos hôpitaux, attirer les médecins par des primes substantielles seraient les solutions selon l’ARS, sans qu’il y ait obligation d’installation dans les zones déficitaires !
Et une ARS qui n’hésite pas à mettre sur le dos des mobilisations et protestations diverses une baisse d’activités depuis janvier ! Mauvais procès alors même que ce grand chambardement qu’elle a elle-même organisé ne rassure ni les élus, ni les usagers, ni même les médecins qui n’hésitent pas à pointer du doigt des catastrophes sanitaires si la proximité des soins recule encore et encore (cardiologie intensive par exemple qui disparaît de Sedan et met les zones les plus éloignées à 1h15 de « l’hôpital support », Manchester). Et puis, les 6 premiers mois de l’année ne sont pas les mois les plus fréquentés, il faudrait pour être rigoureux comptabiliser les mois d’hiver ce qui serait plus logique ! Devrait-on se taire face aux difficultés qui s’annoncent ? Au moins doit-on leur fournir un sonotone – le cri de la rue – quand instances et concertations ne sont que parodies bien orchestrées par des hauts fonctionnaires sans scrupules pour face aux difficultés de la France »d’en bas »…

L’ARS ne répond pas aux problèmes de fond actuels :

La souffrance des soignants : surcharge de travail, burn out, suicides, manque de personnels…
Les difficultés des usagers : éloignement des lieux de soins, manque de praticiens locaux, frais de santé de plus en plus importants, qui reculent une prise en charge rapide voire complique les états de santé. Et une prise en charge déléguée de plus en plus aux mutuelles qui ne vont pas manquer d’augmenter leurs cotisations…
Les recrutements de médecins : pas de réponses de fond à la désertification médicale, une couverture territoriale qui recule…
L’inquiétude des élus de terrain qui voient leurs services publics, source d’égalité dans les territoires, disparaître peu à peu…

En conclusion

L’ARS locale et Régionale, en bon soldat, ne fait qu’appliquer les directives de sa Ministre de la santé : les Ardennes ne sont pas les seules concernées par la restructuration !
On le voit bien, la balle est dans le camp gouvernemental les réponses à apporter sont nationales : c’est le sens que nous avons voulu apporter par l’impression des 5000 cartes postales au Président de la République dont nous terminons les envois. Tous les hôpitaux sont en crise, la plupart en « déficit », disons plutôt en manque de budgets votés à l’Assemblée par nos députés qui vont ensuite pleurer pour des mesures exceptionnelles dans leurs territoires !
Nous sommes toujours dans l’attente d’un plan santé qui devait être dévoilé en juin par Emmanuel Macron et qui est maintenant annoncé pour la rentrée : préparons-nous à nous mobiliser en fonction des réponses qui seront apportées !

Sur le plan local, nous maintenons la vigilance :
– nous serons très attentifs à la restructuration qui est en train de se mettre en place,
– nous n’hésiterons pas à poursuivre nos actions au niveau unitaire avec les syndicats des personnels soignants, les médecins et les élus,
– nous consulterons régulièrement l’ARS comme nous en avons convenus avec elle pour faire remonter difficultés et dysfonctionnements. Déjà, nous venons de lui envoyer nos nombreuses questions

Notre santé est précieuse, et notre service public de santé doit fonctionner au plus près des usagers !
Restons mobilisés !
Faites-nous remonter vos témoignages.

Vierzon : Urgences, Emplois, Dette, Maternité, Chirurgie

Grève illimitée et Manifestation pour Urgences, Emplois, Dette, Maternité, Chirurgie

Une chaîne humaine de 1200 personnes pour l’hôpital – Blog du comité – 07 07 18

Communiqué de l’intersyndicale – 02 07 18 
et Photos – 02 07 18

2000 personnes dans les rues pour défendre l’hôpital – Article de France bleu – 16 06 18

Créteil : compte-rendu de la réunion de la coordination du 12 avril 2018

La Coordination s’est réunie ce jour comme annoncée, afin de concrétiser les actions décidées lors de la table ronde à l’Hôtel
du Département du 30 mars dernier. Nous avons convenu les points suivants:

* Faciliter l’expression des syndicalistes de P.Brousse dans un communiqué défendant la nécessité du maintien des deux services dans un projet collaboratif. Des contacts ont été pris, et il faudrait pouvoir avoir rapidement ces communiqués ou mieux un communiqué commun.
* Faciliter une initiative commune entre P.Brousse et H.Mondor vers la mi-mai, pour avancer dans une démarche commune syndicale, et si necessaire rencontrer le Pr D.Samuel. Nous savons, que la CTE du GHU de P.Brousse sera informée sur la situation du service hépatique, la semaine prochaine.
* Sortir au plus vite la Tribune, en cours d’écriture, afin qu’elle soit publiée, soit avec les signatures représentatives de
Parlementaires, Élu-e-s, syndicalistes, usagers, soit celle plus générique de la Coordination, en rappelant la diversité de sa
composition.
* Aller au devant des malades, en recueillant le témoignages de patients greffés à Mondor et/ou en attente de greffe. Nous
accompagnerons ces témoignages de ceux d’associations de malades que nous devons rencontrer.
* Élaborer rapidement un courrier sensibilisant les Maires et Conseils Municipaux, Conseillers départementaux et régionaux, au Plan Régional de Santé et à la nécessité d’exiger quatre services (et non 3) dans le PRS, lors de voeux ou délibération pris à ce sujet.
Nous serons présents le 2 mai, à la rencontre organisée par l’ÉLUE à la santé du Département.
* Demander par courrier, la mise en place de la table ronde que nous avions obtenu lors de la rencontre avec le cabinet de la Ministre, et que le DG de l’AP-HP ne veut toujours pas réunir. Si nous n’avons aucune réponse favorable à cette demande d’ici la mi-mai, nous avons retenu le principe d’un rassemblement devant la Préfecture en demandant à être reçu par le Préfet en présence de l’ARS. Ce rassemblement pourrait avoir lieu le 31 mai à 12h. Il sera précédé d’un communiqué de presse.
* Redemander, enfin, un rendez-vous avec la Ministre de la santé, début juin, si rien n’aura bougé favorablement à notre projet, d’ici là.

Le tempo est donc donné, afin de ne laisser aucun répit au DG de l’AP-HP qui, selon certaines indiscrétions, serait entrain de rédiger un projet de démantèlement de l’AP-HP et de remise en cause du statut hospitalier des personnels pour la Ministre, qu’il souhaiterait voir inscrire dans le cadre de la prochaine loi sur l’Hôpital.
Dans le même temps nous avons été informés du départ de Mme Orio et celui de Mme Noguera. Enfin, ce vendredi 13/4, une Commission technique d’établissement centrale se réunira à l’AP-HP, rue Victoria, où le DG fera connaître son Plan social pour éponger son déficit de 200 millions d’euros de 2017, et celui à venir de 2018, au regard de la baisse du tarif hospitalier journalier.

Nous serons présents lors de prochaine Assemblée générale des personnels de Mondor, dans le HALL, si celle-ci est confirmée.