Lons Le Saunier : Panique aux urgences !

Des médecins sont réquisitionnés depuis mardi soir par le préfet du Jura, pour assurer les soins aux urgences de l’hôpital de Lons-le-Saunier. Cette mesure a été mise en place pour faire face au manque de personnel.

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Les personnels des urgences de l’hôpital de Lons-le-Saunier décrivent, ce vendredi 31 mai 2019, une situation « catastrophique » et de « panique ». Cela alors que 70% du personnel para-médical est en arrêt de travail et 90% des effectifs sont grévistes.

Plusieurs appels sont parvenus à ce sujet à la rédaction de Voix du Jura.

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Communiqué de la Coordination Nationale du 3 Juin 2019 : Non à la loi Buzyn

Non à la loi Buzyn :
C’est la remise en cause de l’accès aux soins de proximité

 Alors que le Sénat doit se prononcer cette semaine sur le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé la Coordination Nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité tient à manifester son inquiétude : ce projet de loi n’est pas à la hauteur de la crise de l’hôpital public et de l’accès aux soins dans notre pays ; pire il aggrave les décisions précédentes qui ont conduit à cette crise et favorise le secteur privé, contrairement à l’intérêt général.

La définition que donne Madame Buzyn des hôpitaux de proximité est un recul de plusieurs décennies, sans maternité, sans chirurgie, voire sans urgence ni SMUR. L’objectif annoncé de cinq à six cents hôpitaux labellisés « hôpitaux de proximité », va entraîner de facto la fermeture de nombreuses maternités, services de chirurgie et services d’urgence.

La référence au terme de « proximité » est une tromperie, un miroir aux alouettes qui vise à masquer la volonté gouvernementale de déclasser des centaines d’hôpitaux.

Pour les citoyens, la « proximité », c’est la garantie de plus d’humanité et de sécurité sanitaire.

Pour la Coordination, un véritable hôpital de proximité doit comporter, non seulement un service de médecine, mais aussi au minimum un service d’urgence fonctionnant 24h/24, une maternité de premier niveau, une activité de chirurgie avec le plateau technique nécessaire, la présence d’un SMUR : la proximité, c’est la sécurité.

Ce niveau de soins est une condition sine qua non pour assurer un maillage territorial permettant d’assurer un accès égalitaire aux soins pour toutes et tous.

Pour la pérennité et la qualité du service public, il est vital de mettre un terme à la marchandisation de la santé, de maintenir et développer l’emploi, la création de lits, de réguler l’installation des professionnels de santé et de mettre en place un véritable service de santé de proximité organisé autour des centres de santé.

Le projet de loi acte la fin du numerus clausus, limitant le nombre de médecins formés, mais, sans moyens supplémentaires pour l’université, cela ne sera que des mots.

Les comités de la Coordination Nationale ont interpellé les sénateurs de leur département en ce sens.

La Coordination Nationale appelle à signer le manifeste pour une renaissance des maternités, initié avec le collectif du Blanc, et à participer massivement aux initiatives de ses comités le 15 juin, dans le cadre d’une journée d’action nationale contre les fermetures de maternités, de services d’urgences, de chirurgie et pour l’accès de toutes et de tous aux soins dans la proximité et sans discriminations financières, c’est à dire pour une prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.

 Le communiqué

Alpes de Haute Provence : manifestation le 6 juin à Manosque

6 juin – 13h30 devant l’hôpital de Manosque

Les tracts d’appel

Lutter pour préserver et renforcer nos services publics (Intervention du collectif pour une Réa à Manosque)

Les fusions d’hôpitaux : Le passage d’un corps de l’état solide à l’état liquide (Intervention de la CGT Santé)

Manosque : rassemblement devant l’hôpital le 6 juin

Rassemblement le jeudi 6 juin à 13h30 devant l’hôpital de Manosque !

Pour une santé répondant aux besoins des populations et non aux injonctions financières !

 POUR :

– L’arrêt du processus de fusion entre les hôpitaux de Manosque, Banon et Forcalquier

– Le maintien de l’autonomie juridique et financière de chaque hôpital et EHPAD du département

– Le maintien et le renforcement des services, spécialités et lits de chaque établissement

– Des moyens supplémentaires pour pouvoir permettre à chaque citoyen de se soigner et de pouvoir vieillir dignement (avec des personnels formés et en nombre suffisant)

– L’ouverture d’un service de réanimation à l’hôpital de Manosque, et le maintien de celui de Digne comme l’exigent les populations et leurs élus depuis de nombreuses années

– Une réelle politique de santé afin d’inciter les médecins à s’installer dans le département mais également à y rester avec notamment la mise en place de centres de santé rattachés aux hôpitaux et EHPAD

Le communiqué du collectif