LE BLANC : le comité tourangeau à la rencontre de la marche vers Paris

Les nouvelles vu par le comité tourangeau

Depuis des mois le COMITÉ DE SOUTIEN DE L’HÔPITAL DU BLANC se bat pour la réouverture de la maternité sans réussir à être entendu par les autorités. Même leur maire n’arrive pas à être reçue.

Avec leur comité de défense C pas demain la veille, ils organisent une marche sur Paris débutée le 1er décembre jusqu’au 16 décembre pour être reçus à l’Elysée.
La lutte pour la défense des hôpitaux publics est une lutte d’ensemble. Nous nous battons ici contre les suppressions de lits et de postes à l’Hôpital de Tours; là-bas ils se battent pour garder la maternité et ensuite leur hôpital dans un endroit de désert médical.

C’est en fait une seule et même lutte pour empêcher le démantèlement des hôpitaux publics. Le collectif 37 Notre santé en danger a participé à leur marche le dimanche 9 décembre.

Nous avons trouvé un comité déterminé et organisé avec des participants de tous les âges, du plus petit de quelques mois qui n’avait pas pu naître à la maternité du Blanc pour cause de fermeture aux plus âgés.

La marche se terminait hier devant le château de Chambord.

Les pancartes demandaient notamment l’égalité entre mamans et bébés des villes et mamans et bébés des champs.
IL EST TOUJOURS TEMPS DE SE JOINDRE À EUX POUR UNE OU PLUSIEURS ÉTAPES JUSQU’AU 16 DÉCEMBRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LÉGITIME COLÈRE ! Communiqué de la Coordination Nationale.

L’actualité sociale est marquée par la révolte de nombreux habitants rassemblés sur l’étincelle des augmentations de taxes qui, face au blocage de la situation, expriment très souvent leur refus d’injustices et d’abandons organisés par le modèle dominant.
On ferme les services publics de proximité, dont les urgences et les SMUR, les maternités, les services de chirurgie, les labos…, on réduit les transports publics (suppressions de lignes ferroviaires, de guichets, du fret, des trains de nuit…) et donc on pousse les habitants à utiliser encore plus les voitures : risques accrus, perte de temps, coûts économiques et écologiques… et en plus ils paient de plus en plus de contraventions et de taxes…
Nos comités partagent la révolte contre l’étranglement des territoires par les intérêts financiers, les politiques de concentration et le démantèlement des services publics, créant de l’injustice, abandonnant des millions d’habitants qui perdent les moyens d’accéder rapidement aux services de soins et médecins.
De plus, ces restructurations et concentrations affectent les coûts financiers et environnementaux des transports de toutes sortes : secours, ambulances, hélicoptères, déplacements des familles…
Les exonérations des cotisations patronales fragilisent la Sécurité Sociale. Le choix des augmentations de taxes, au lieu des prélèvements fiscaux indexés sur les richesses, aboutit à l’appauvrissement d’une grande majorité.
Le mouvement des « gilets jaunes » porte en fait principalement sur le niveau de vie, les bas salaires… Beaucoup d’entre eux, par exemple, ne peuvent plus se payer de complémentaire santé.
Nos comités demandent :
– Le maintien des hôpitaux, maternités et EHPAD publics et les moyens de leur fonctionnement
– Le maintien d’un bon réseau de transports publics à faible coût
– La redistribution des 14 milliards d’excédents de la Sécurité Sociale en 2018 pour les hôpitaux, maternités, EHPAD publics, pour la politique familiales et les retraites.
– La prise en charge de la santé à 100% par la Sécurité Sociale, de la prévention à la perte d’autonomie en passant par le soin.

Le communiqué en pdf

Communiqué du SNMH-FO : le gouvernement n’a que faire des vies humaines…

LE GOUVERNEMENT N’A QUE FAIRE DES VIES HUMAINES…

Depuis des mois, les médecins et personnels hospitaliers, avec leurs syndicats alertent la ministre sur les risques encourus par les patients du fait des fermetures de lits d’hospitalisation, de blocs opératoires, de maternités, du fait des restructurations à marche forcée. La ministre de la santé refuse de répondre à la demande d’audience contenue dans la lettre ouverte qui lui a été adressée par 1500 médecins hospitaliers. Le gouvernement reste sourd et continue sa politique, tout comme il reste sourd à ceux qui depuis un mois sont dans la rue et réclament du président de quoi vivre normalement.

Les risques encourus par les patients, les décès et pertes de chances sont maintenant connus par tous. Les retards de prise en charge diagnostiques et thérapeutiques tant en chirurgie qu’en psychiatrie et en médecine se multiplient. Les blocs opératoires, soins intensifs, maternités et autres lits d’hospitalisations fermés pour des raisons budgétaires sont la conséquence de cette politique.

Monsieur Macron et Madame Buzyn annoncent une réforme du système de santé appelée « Ma santé 2022 ». Le contenu véritable de cette réforme est révélé par l’objectif d’économies supplémentaires de 1 milliard d’euros par an pendant 5 ans correspondant à la suppression de 30.000 postes dans la fonction publique hospitalière. Un collègue témoigne : « dans mon CHU, le COPERMO (Comité interministériel de la Performance et de la Modernisation des établissements hospitaliers) nous a imposé la suppression de 400 postes pour obtenir des subventions nécessaires à l’équipement et la modernisation de l’hôpital. Maintenant que nous avons réalisé cet objectif, on nous en demande 400 supplémentaires dont des postes de PH. »

Le SNMH FO considère que l’action gouvernementale n’est en rien un redressement des hôpitaux mais bien au contraire une destruction organisée.

Une réforme des autorisations d’activité est annoncée pour déclasser une partie des hôpitaux non supports de GHT (Groupement Hospitalier de Territoire) et les transformer en hôpitaux dits « de proximité » qui n’auraient ni urgences, ni maternité, ni aucun plateau technique.

La suppression du concours de PH entrainera la disparition du statut et la mise sous contrat de performance économique de tous les médecins hospitaliers. Nous ne pourrions plus alors refuser des dispositions contraires à notre éthique, conscience et déontologie que voudraient nous imposer les directions et le gouvernement. Ce serait la fin de l’indépendance médicale constitutive d’une prise en charge conforme à la déontologie.

Les fermetures des structures hospitalières n’en seraient que décuplées. Aujourd’hui grâce à leur statut, les médecins peuvent
encore dire « NON ».

Le SNMH FO appelle tous les médecins à résister, à se réunir et discuter de ce dont ils ont besoin, à exiger que les moyens soient immédiatement accordés et mis en oeuvre pour soigner correctement la population.

Le SNMH FO soutiendra les actions indépendantes des médecins allant dans ce sens.

– Réouverture immédiate des lits et services fermés.

– Arret des restructurations et fermetures des lits, services et hôpitaux.

– Retrait du plan santé, retrait du plan d’économies

– Maintien du concours de PH et du statut

– Augmentation du nombre de médecins formés et des moyens alloués aux universités.

Le communiqué en pdf

 

 

Moutiers : communiqué relatif au contrat local de santé de la Tarentaise

La médecine libérale et la médecine hospitalière sont souvent considérées comme cloisonnées.
Ces deux filières de soins sont pourtant toutes financées par la Sécurité Sociale et ont la même finalité de soins aux personnes.

L’élaboration d’un CLS (Contrat Local de Santé), avec une approche territoriale, pourrait être l’occasion d’un décloisonnement.
Visiblement, le CLS TARENTAISE a échoué sur ce point !

Sa méthode d’élaboration explique ce résultat. Des membres de l’association d’usagers « Collectif Pour l’Hôpital de Moûtiers » ont pu participer à deux ateliers organisés en 2014 et 2015 par le CLD (Conseil Local de Développement) Tarentaise, et devaient être ensuite conviés à un groupe de travail mis en place par l’APTV pour élaborer
le CLS. Il n’en fut rien, jamais le Collectif n’a ensuite été invité à la table d’élaboration du CLS.

Ayant appris par la presse l’imminence de la signature de ce document entre l’APTV et l’ARS (note : cet après-midi même à Moûtiers à 15h), nous avons dû fortement solliciter les élus pour obtenir sa communication.
L’analyse rapide des documents (diagnostic et plan d’action), montre une importante lacune : qu’en est-il de l’objectif national d’un accès pour tous à un service d’URGENCES à MOINS DE 30 MINUTES ?
Cet aspect n’est pas abordé. Pour André PRIEUR, « la Tarentaise est une impasse dans laquelle jusqu’à un million de personnes pourrait s’engouffrer pendant l’hiver.
Le fait d’avoir supprimé l’offre de soins hospitaliers à Moûtiers est donc bien un non-sens ». Pour lui, « l’axe thématique 1 (ASSURER UNE OFFRE DE SANTE DE PROXIMITE ATTRACTIVE) est peu développé et ne propose pas de solutions innovantes. On ne parle même pas du CAM hospitalier (centre d’accueil médical à Moûtiers), on parle surtout
des cabinets de montagne, quitte à devoir monter en station pour consulter ces praticiens, bien souvent saisonniers. »

En effet, ce CLS ne décline pas les parcours de soins qui associent de fait pour les usagers, le médecin traitant et les outils médicaux du territoire souvent situés à l’hôpital (SMUR, radiologie, scanner, IRM, chirurgie, EHPAD……).
Ces parcours sont souvent des labyrinthes qu’il aurait fallu chercher à améliorer.

D’autres questions importantes sont peu abordées : les transports sanitaires (temps de parcours, coût pour les collectivités et reste à charge pour les usagers, impacts environnementaux), et dans le traitement de la qualité de l’air, la question des fumées industrielles est quasiment occultée.

Dans le mille-feuille des schémas, contrats, conventions, signés entre des acteurs du territoire et l’Etat (SROS, SDAASP, SDACR, ……)*, le CLS (Contrat Local de Santé) en est un de plus, mais celui-là ne contient pas de calendrier ni de chiffrage financier.

Les élus qui s’étaient engagés pour la sauvegarde des urgences et de la chirurgie à Moûtiers dans le cadre de leurs campagnes électorales sont-ils en phase en signant ce Contrat Local de Santé ?

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*SROS : Schéma Régional d’Organisation des Soins
*SDAASP : Schéma Départemental d’Amélioration de l’Accessibilité des
Services au Public
*SDACR : Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques

Le communiqué en pdf

Remiremont le 1er décembre

À Remiremont, les casseroles résonnent pour l’hôpital
L’association de soutien à l’hôpital de Remiremont, l’Ademat-h, organisait une grande marche ce samedi dans les rues de la ville. Près de 700 personnes ont pris part au cortège qui a notamment offert un « concert de casseroles ».

article réservé aux abonnés : https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-remiremont/2018/12/02/a-remiremont-les-casseroles-resonnent-pour-l-hopital-dgls

L’intervention

 

Privas : 250 personnes pour exiger le maintien de tous les services de l’hôpital

La crainte de voir disparaître la maternité est toujours plus forte : 250 personnes étaient rassemblées devant l’hôtel de Ville de Privas le 1er décembre : l’article du Dauphiné

Le tract