Bulletin semaine 21

Samedi 15 juin

Journée nationale d’action décentralisée

Après CreilBernayThann, d’autres comités décident de leurs actions :

Sarlat :
Ramdam sarladais, déguisements, déambulation dans la ville, distribution de tracts, signature du manifeste

Nantes :
Trois jours de distribution de tracts

Ivry sur Seine :
Criée pour la santé lors de la fête de la ville

 

Le bulletin

 

Sud-Gironde : Demande de rendez vous avec le Maire de la Réole et remise des signatures de la pétition

Informations et Actions – Mai 2019
Remise de la pétition aux autorités concernées.

 

Début mars, nous avions demandé rendez-vous à Monsieur Marty, Maire de La Réole et Président du Conseil de Surveillance de l’hôpital Sud-Gironde.

En l’absence de réponse de sa part le rendez-vous n’a pas pu avoir lieu début avril comme prévu. Nous avons donc décidé de laisser passer la période de campagne électorale avant d’envisager un nouveau rendez-vous.

deux dates sont aujourd’hui possibles :

* vendredi 7 juin : 18h30 ou 19h

* vendredi 14 juin : entre 16h et 19h.

Le thème médiatique envisagé est : « mille coeurs pour sauver notre hôpital » évoquant les 1000 signatures de la pétition.

Nous remettrons à M. Marty les formulaires de pétition ainsi qu’un tableau qui a été réalisé collectivement représentant un cœur dans lequel nous avons collé des copies de toutes les signatures, accompagnées de la mention :

  « PATRIMOINE HUMAIN EN DANGER…  URGENCES AU RABAIS ?   NON ! »

Nous nous assurerons de la présence de la presse locale, mais bien entendu, pour que cette rencontre recueille un écho médiatique positif, il est important que nous y soyons le plus nombreux possible.

Cette action est essentielle pour pouvoir poursuivre notre combat en faveur des Urgences et de notre Hôpital.

Aussi, si vous souhaitez y participer, nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire et nous indiquer vos horaires de disponibilité en remplissant le tableau « Framadate » que vous trouverez en cliquant ici :

https://framadate.org/mirBvG2PHEsLgsCy

 

Merci de bien vouloir vous inscrire avant le 30 mai, afin que nous puissions organiser le rendez-vous à l’horaire le plus approprié.

Cordialement

COLLECTIF CITOYEN URGENCES ET SANTÉ EN SUD-GIRONDE
 _URGENCES.SANTE.SUDGIRONDE@GMAIL.COM_

07 86 34 52 20

Courrier du comité de Lure aux conseillers départementaux de Haute Saône sur la télé-médecine

Aux responsables du Conseil départemental de Haute-Saône

Bonjour,

NOUS APPRÉCIONS ET SOUTENONS TOUT CE QUE VOUS FAITES POUR MAINTENIR ET AMÉLIORER LA SANTÉ DE PROXIMITÉ DANS NOTRE DÉPARTEMENT. Nous avons pris en compte vos évolutions positives concernant par exemple vos soutiens plus marqués aux Centres de santé (structures publiques, alors que les Maisons de santé sont des structures privées) et votre volonté de maîtriser et de rendre plus égalitaire la répartition des professionnels de santé.

L’article paru dans Haute-Saône Magazine du Printemps 2019 _SANTÉ : LA TÉLÉ-MÉDECINE POUR ÊTRE À LA POINTE !__ _nous convient bien sur le fond mais appelle tout de même quelques remarques :

1- Comme vous nous sommes pour la télémédecine, les nouvelles technologies, les avancées scientifiques et techniques… afin de répondre à nos besoins de santé et à mieux contrer maladies et difficultés sanitaires et sociales de nos concitoyen-ne-s. Ces usages doivent être effectivement mieux répartis sur tous les territoires, et notamment pour notre département.

2- Par contre pour nous ces avantages nouveaux ne peuvent être que complémentaires (comme vous l’indiquez vous-mêmes) d’une santé OÙ LES RAPPORTS  PHYSIQUES HUMAINS SONT ABSOLUMENT PRIORITAIRES. Nous savons que vous partagez cette remarque, mais nous pensons qu’il nous faut plus systématiquement la répéter. Nos populations ont besoin D’UNE VRAIE PROXIMITÉ, D’UNE VRAIE RELATION AVEC DES PROFESSIONNELS PHYSIQUEMENT PRÉSENTS. Elles en ont assez des relations à distance, des postes télématiques ou informatiques, des répondeurs infatigables qui répètent inlassablement faites 1 ou 2 ou 3, des coupures de liaison, des attentes interminables…

3- D’autre part, répéter souvent cette affirmation, c’est contrer tous les responsables qui se servent de la télémédecine ou d’autres équipements techniques pour simplement gérer la pénurie de postes, de lits, de personnels (qui subissent de plus en plus de réductions

actuellement) et pour ainsi justifier les regroupements sanitaires qui sont évidemment globalement néfastes pour les personnes et les territoires. Notre présence dans des dizaines de lieux en France soumis aux diverses désertifications sanitaires nous permet d’affirmer que la télémédecine et autres avancées sont d’abord proposées par celles et ceux qui ne s’attaquent pas aux problèmes de fond. Nous savons bien sûr que ce n’est pas votre cas.

4- Une des vraies priorités, ce que vous ne contestez pas, que nous devons toutes et tous mettre systématiquement en avant, C’EST EXIGER LE MAINTIEN DES STRUCTURES SANITAIRES DE PROXIMITÉ, CERTES AMÉLIORÉES PAR LES PROGRÈS TECHNIQUES ET LES LIENS AVEC D’AUTRES STRUCTURES, MAIS SURTOUT DISPOSANT DE PERSONNELS EN NOMBRE SUFFISANT. Nous vous rappelons que notre Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité dans le 70, membre de la Coordination nationale Santé et de la Convergence nationale pour les Services publics, se mobilise pour UNE VRAIE RÉGULARISATION DES PERSONNELS DE MÉDECINE EN FONCTION DES BESOINS DANS LES HÔPITAUX  (QUI COMPTENT TROP DE POSTES VACANTS, PLUS DE 20% ?) ET DE NOS TERRITOIRES (QUI SONT TOUS EN DÉFICIT, AVEC UNE DRAMATIQUE DÉSERTIFICATION MÉDICALE). Depuis 2006 nous pensons qu’un service civique de 3 à 5 ans pour les médecins devraient ainsi limiter la totale liberté d’installation.

DONC OUI À LA TÉLÉ-MÉDECINE EN APPUI DE LA MÉDECINE DE PROXIMITÉ, MAIS OUI SURTOUT À LA RÉGLEMENTATION DES INSTALLATIONS ET À UNE VRAIE POLITIQUE ÉGALITAIRE D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE EN MATIÈRE SANITAIRE, COMME D’AILLEURS POUR TOUS LES AUTRES SERVICES PUBLICS.

Avec nos amicales et solidaires salutations.

Le CA du Comité de vigilance réuni le 16/05/2019

Nord Essonne

Madame, Monsieur,

Le Groupement Hospitalier Nord Essonne (GHNE) a un nouveau directeur M.Cédric LUSSIEZ. A peine nommé, il a invité des représentants du Comité de Défense à le rencontrer à Longjumeau. Ce premier contact change de l’absence de rapport que nous avions avec le directeur précédent. Il nous a tenus informés de la situation du GHNE à sa prise de fonction et nous lui avons fait part de la revendication du Comité de réhabilitation des trois hôpitaux et de la non fermeture de services. Sa première mesure a été de renoncer à fermer le service de Médecine interne soit 57 lits de l’hôpital de Juvisy. La fermeture de Juvisy qui paraissait imminente est donc différée. En plus de cette bonne nouvelle, il nous a invité à sa rencontre avec les personnels de Juvisy. Des représentant du comité s’y rendront accompagné d’une délégation « sereine » qui montre notre mobilisation pour la réhabilitation des trois hôpitaux.

Monsieur Emmanuel MACRON Président de a République a déclaré dans une récente intervention télévisée qu’il n’y aurait pas de fermeture d’hôpitaux mais qu’il y aurait quand même des restructuration « nécessaires », mais que rien ne se ferait sans les Maires.

C’est sans doute pour cela que Mme GÉLOT, maire de Longjumeau et Présidente du GHNE a demandé elle aussi à rencontrer une délégation du Comité début Juin.

Pour préparer cette rencontre, le Comité de Défense des Hôpitaux du Nord Essonne organise avec les syndicats CGT et Sud ainsi qu’un groupe de Gilets Jaunes une manifestation Samedi 25 Mai à 10h30 départ devant l’hôpital de Longjumeau et défilé jusqu’à la Mairie de Longjumeau. voir tract

Les actions menées portent leur fruits: c’est pourquoi le Comité appelle tous ses soutiens à informer autour d’eux, à poursuivre les actions.

 

Le tract

Semaine d’action inter fédérale du 27 au 31 Mai 2019

Appel des Fédérations Santé et Action Sociale CFE-CGC, CGT, FO et SUD
URGENCE A DEFENDRE NOTRE SYSTEME DE SANTE
LA FONCTION PUBLIQUE ET LES SERVICES PUBLIQUES !

Devant la multiplication des conflits et luttes menées dans les établissements de Santé et d’Action Sociale qui touchent tous les secteurs d’activités : la psychiatrie, les EHPAD et les structures d’accueil des personnes âgées, les services d’Urgence et de Maternité, les centres d’accueil pour la protection de l’enfance …et bien d’autres …
Les Fédérations Action Santé et Action Sociale CFE-CGC , CGT , FO et SUD réunit ce vendredi 10 mai 2019 à Montreuil appellent à une semaine de mobilisation nationale d’actions et d’initiatives en territoire dans les établissements du sanitaire , médico-social et social privés et publics la semaine du 27 au 31 mai 2019 .
Depuis des années de politiques d’austérité, exclusivement guidées par une vision comptable d’économies à court terme, qui ont fini par gravement détériorer notre système de santé et d’action sociale . Les salarié.e.s, agent.e.s avec leurs représentant.e.s du personnel , exigent des d’effectifs humains et des moyens financiers supplémentaires pour faire face à l’activité croissante dans les établissements et pour exercer leur mission auprès de la population .
Des mouvements de grève importants et croissants se développent sur tout le territoire et notamment dans les services d’urgences, ils reflètent un profond malaise et dénoncent une politique de santé et d’action sociale qui ne prend plus à bras le corps l’ensemble des problématiques rencontrées par les personnels médicaux et non médicaux comme :
 Le manque de médecins et de professionnel.le.s qualifié.e.s sur le terrain et un plan d’urgence de formation , de recrutement de personnel.
 Le manque d’attractivité de nos métiers à prédominance féminine toujours sous-rénumérés par rapport à d’autres secteurs à prédominance masculine et à qualification égale mieux rémunéré. Et la nécessaire revalorisation salariale de tous nos métiers .
 Le manque de lits d’hospitalisation , de structures d’accueil et les fermetures de services , d’établissements sur tout le territoire .
 Le manque de mesures pour améliorer les conditions de travail et l’articulation avec la vie familiale , sociale des travailleuses et travailleurs
 Le manque de reconnaissance de la pénibilité de nos métiers pour un départ anticipé tant mérité à la retraite
 Le manque des financements supplémentaires pour faire face à l’activité croissance dans les services , les établissements pour contribuer à la nécessaire exigence d’une prise en charge de qualité de la population
 La remise en cause des congés bonifiés et des droits spécifiques des originaires d’outre-mer qui doivent être maintenus et améliorés .
Mais par-dessus tout c’est le défaut d’écoute de cette profonde colère qui s’exprime depuis plusieurs mois des personnels toutes catégories confondues qui ne peut plus attendre . Nous ne voulons plus des « effets d’annonces » mais des actes concrets qu’il faut engager immédiatement en faveur de réelles améliorations des conditions de travail et des droits des travailleurs.
La future loi Santé les 2022 n’est pas la réponse qu’attendent profesionnel.l.e.s sur le terrain , nous rejetons cette loi qui s’est fait sans concertation des organisations syndicales représentatives du personnel , et nous exigeons de réelle concertation et de réelles négociations impérativement sur tous les problèmes évoqués et revendicaions portées par les personnels et les organisations syndicales .
Concernant les récentes déclarations du Président de la République portant sur un moratoire sur les fermetures d’hôpitaux, nous exigeons de connaître précisément la liste des établissements concernés, car force est de constater que des restructurations, fusions et fermetures se poursuivent, avant comme après son discours. D’autant que « le grands débat » a fait émerger l’attachement sans faille de nos concitoyen.ne.s pour les services publics, son personnel et tout particulièrement pour les établissements de Santé et d’Action Sociale. La nécessité de maintenir des services publics et la fonction publique sur tout le territoire, fait partie de nos exigences .
Nous réaffirmons que la future loi dite soi-disant « de modernisation de la Fonction Publique » rejetée par toutes les organisations syndicales, ne répond pas à la revendication d’un service public de haut niveau et accessible par tous. Concernant les 120 000 suppressions de postes d’agent.e.s dans la Fonction Publique initialement annoncées, nous attendons la confirmation de la part de la Ministre des Solidarités et de la Santé qu’il n’y aura pas de suppression d’effectif dans la Fonction Publique Hospitalière et dans les établissements de santé et de l’ action sociale, au contraire, la création d’emplois qualifiés.
Dans ce contexte de climat social très tendu provoqué par un gouvernent qui s’attaque de manière frontale aux acquis de l’ensemble du monde du travail , il est nécessaire d’être à l’initiative , à l’offensive et d’organiser des assemblées générales avec le salarié.e.s , agent.e.s dans l’ensemble de nos établissements et services , pour décider avec eux des modes d’actions et initiatives à prendre pour gagner à élever le rapport de force.
Les Fédérations Santé et Action Sociale CFE-CGC , CGT , FO et SUD appellent à la multiplication d’actions et initiatives pour faire entendre les revendications des personnels et défendre un système de santé , de protection et de sécurité sociale ainsi qu’une fonction publique et des services publiques de haut niveau pour toutes et tous !

L’Appel intersyndicale

Saint Claude : Courrier de la sénatrice du Jura au Président de la République

Monsieur Le Président,

Au printemps 2018, à Saint Claude, le Haut Jura devenait orphelin de sa maternité. Le centre hospitalier Louis Jaillon de Saint Claude perdra également dans la foulée son service de chirurgie suivie d’hospitalisation.

Si je partage tout à fait la  nécessité de réorganisation de notre offre de soins à une échelle globale, je ne peux me résoudre à ce qu’elle se fasse systématiquement selon une logique de recentralisation de services dans les zones les plus urbaines. Au détriment des territoires qui se meurent.

Le courrier

 

Communiqué de soutien à Bernard COADOU

SOUTIEN A BERNARD COADOU

Notre ami Bernard COADOU, médecin solidaire et engagé mène une campagne juste, digne et valeureuse contre l’Ordre des médecins, contre la cotisation obligatoire et contre ce que représente cette entité créée en des temps sombres (fin 1940) et malheureusement reconduite sous une forme proche par De Gaulle en 1945.
Ce n’est pas l’Ordre qui fait le médecin, c’est sa formation, son empathie et ses capacités.
Avec Bernard COADOU nous rejetons cette sorte de syndicalisme corporatiste obligatoire.
Nous dénonçons la décision de Justice qui contre toute attente justifie ce corporatisme monolithique d’un autre âge.

Nous contestons aussi l’Ordre pour son incapacité notoire à résoudre ce qu’il devrait avant tout réussir : garantir la présence de professionnels de santé, dans tous les hôpitaux et dans tous les territoires. S’il devait faire la preuve de son utilité il lui faudrait préférer l’intérêt général aux intérêts particuliers en contribuant, par exemple, à remettre en cause la délétère liberté d’installation qui prive nombre de nos concitoyens des personnels qualifiés de proximité auxquels ils ont droit.

La Coordination nationale, Notre Santé en Danger et la Convergence Nationale des comités de défense des services publics apportent leur amical soutien à Bernard, médecin retraité et symbole d’un fort engagement solidaire et d’une belle détermination politique

PS : pour celles et ceux qui veulent l’aider, un petit geste financier de solidarité peut être effectué : faire les chèques SVP au nom de Annie CARRARETTO (Présidente de son comité de soutien) et les faire parvenir à l’adresse : 1 Impasse des Limonadiers, 33130  Bègles.

 

Lure le 19/05/2019

Le Communiqué

Bulletin semaine 20

Pithiviers, Bordeaux, Brest, Nantes, Dieppe … après Paris, la grève des personnels des urgences s’étend en province. Les personnels n’en peuvent plus, en particulier de « parquer » des malades sur des brancards, faute de lits, mais 100 000 lits ont fermé en 20 ans ! Avec Notre Santé en Danger, nos comités d’Ile de France ont lancé un appel au soutien de ces personnels.

Les urgences, les maternités, les hôpitaux publics plus globalement, sont maltraités et le projet de loi Buzyn attaque la proximité, condition de la sécurité : nos comités s’adressent aux sénatrices et sénateurs avant le débat dans leur assemblée.

Pour la renaissance des maternités fermées, pour des hôpitaux de proximité avec médecine, chirurgie, maternité et urgences, des actions se préparent pour faire du 15 juin une journée de mobilisation pour l’accès aux soins de toutes et tous, partout !

Préparation de la journée d’action du 15 juin

 

CREIL

Rassemblement devant l’hôpital et Cortège jusqu’au Champ de  Mars pour Pique-Nique Géant.

BERNAY

Grand pique nique

THANN

Pique nique et chaîne humaine

Le bulletin

Guingamp : Communiqué de soutien au mouvement pour la sauvegarde de l’hébergement de la maison périnatale de Paimpol

COMMUNIQUE DU COMITÉ DE DÉFENSE SANTE DU PAYS DE GUINGAMP 

Le comité de défense santé du pays de Guingamp souhaite informer la presse, les élus, le personnel et les usagers de son soutien au mouvement pour la sauvegarde de l’hébergement de la maison périnatale de Paimpol .

La fermeture de l’hébergement de nuit pour les parturientes se profile pour fin juin : c’est une décision inacceptable qui rappelle la menace planant sur la maternité de Guingamp.

Le centre de périnatalité est un atout pour le bassin de Paimpol et favorise l’attractivité de cette ville côtière en manque de jeunes ménages.

En 2003, Jean-François Mattei, alors ministre de la santé, annonçait fièrement aux Paimpolais que leur maison périnatale serait « l’une des premières en France, une expérience pilote».

16 ans plus tard, le discours a changé. Le directeur du CH de Paimpol affirme (Ouest-France du 26/04/2019) que « l’immense majorité des mamans souhaite un rapide retour au domicile après l’accouchement ». On attend en vain l’étude qui viendrait appuyer cette appréciation personnelle.

On justifie la fermeture par un taux de remplissage de 30 %… C’est peu, mais qui s’en étonnera ? En effet, les hôpitaux qui font un transfert sont aujourd’hui contraints d’en supporter le coût ! A l’heure du « tout-budget », on comprend leurs réticences.

Actuellement,150 femmes fréquentent la maison périnatale, soit un quart des accouchées de Paimpol et ses environs. Avec 5 lits, ce service de soins de suite de couches permet le suivi pré et post-accouchement. Il propose, en associant les médecins-gynécologues et l’équipe de sages-femmes, des consultations périnatales, des cours de préparation à l’accouchement et des échographies en 3D.

Cette année, 3 enfants sont nés au CH de Paimpol, malgré l’absence de service de maternité car c’est un moment qui ne se prévoit pas.

L’éloignement de la maternité du lieu de vie des couples et les difficultés d’accès sont sources d’insécurité le jour de l’accouchement et d’inquiétude tout au long de la grossesse.

On sait, chiffres à l’appui, que l’allongement des temps d’accès aux maternités se traduit par une augmentation des risques de mortalité et de mortinatalité.

On sait aussi que les violences gynécologiques et obstétricales sont souvent liées au nombre important d’accouchements sans augmentation de moyens dans les « usines à bébés » (déclenchements, épisiotomies…). Les recommandations de bonnes pratiques pour prévenir la maltraitance des femmes plaident pour le maintien de structures à taille humaine comme Paimpol ou Guingamp.

L’accompagnement après la naissance y est soigné, les gestes techniques y sont peu nombreux. Mais cette qualité de prise en charge n’est pas récompensée, au contraire, car les tarifs hospitaliers ne la valorisent pas.

Nous refusons la logique centralisatrice qui amène à fermer des services de première nécessité. Avec l’appui de la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité, nous demandons la création d’un plan national de protection des naissances, qui aurait pour mission de définir le cadre des services de natalité en France, et qui recensera toutes les situations dramatiques et soutiendra les victimes.

Nous mesurons chaque jour le fossé qui se creuse entre des structures de plus en plus technocratiques, de plus en plus éloignées des populations qu’elles sont censées servir. Nous exigeons que l’expertise des habitants soit reconnue et qu’ils soient enfin associés à la construction du projet de santé de leur territoire.

Il est important de comprendre que ce qui s’est déjà passé à Paimpol, prendra la même tournure à Guingamp si nous ne nous mobilisons pas. Chez nous aussi après 2020, l’Etat veut une maison périnatale. Et qui restera-t-il pour en empêcher la fermeture en 2036 ou même avant ?

C’est à l’État de prendre ses responsabilités pour assurer la répartition des professionnels et en particulier des médecins sur l’ensemble du territoire, et prévenir le déclin dans nos milieux ruraux en offrant une réponse médicale adaptée aux besoins de la population actuelle et à venir.

Comité de défense santé du pays de Guingamp

Signez le manifeste national pour une renaissance des maternités

Le communiqué