Sarlat : les préconisations de 2012

Récupérées très longtemps après par le comité !

Les préconisations du professeur Favre en décembre 2012

Le Centre Hospitalier de Sarlat seul établissement de son territoire justifie sa présence pour des soins MCO, Anesthésie et la prise en charge des urgences.

Les activités urgences, chirurgie, anesthésie, obstétrique sont interdépendantes.

Les urgences ne peuvent fonctionner sans chirurgie, l’obstétrique ne peut fonctionner sans la chirurgie et l’anesthésie, la chirurgie ne peut fonctionner sans l’anesthésie.

L’équilibre financier de l’établissement ne peut s’envisager qu’avec le renforcement des activités génératrices de T2A.

La diminution du déficit passe par la diminution voire la suppression du recours massif aux remplaçants ou intérimaires, par une politique de recrutement qui doit privilégier le recrutement de praticiens temps plein et en vérifiant que les activités réglementaires des temps partiels sont respectées.

La révision de certains contrats non réglementaires, permettra de diminuer certaines dépenses et effacera le sentiment d’injustice ressenti par certains praticiens.

 Les plateaux techniques : Bloc opératoires, services d’hospitalisation, services médicotechniques sont aux normes pour accueillir et augmenter des activités de MCO. Ils fonctionnent par ailleurs avec un personnel compétent et motivé.

L’analyse de la qualité des prises en charge chirurgicales et anesthésiques n’a pas montré de comportements pouvant entraîner une perte de chance pour les malades.

Cependant une organisation des activités chirurgicales doit être mise en place :

– Fonctionnement en équipe des 2 chirurgiens viscéraux avec rédaction avec l’aide d’un tiers extérieur d’ « un règlement intérieur » devant être respecté notamment sur les absences, le fonctionnement du service de chirurgie, les complémentarités

– Organisation d’un partenariat avec des services recours (CHU) choisis par les 2 chirurgiens viscéraux.

– Définition d’une liste de gestes chirurgicaux autorisés dans l’établissement, en fonction de leur complexité (ex: pas de chirurgie du rectum sous péritonéal, pas de chirurgie du pancréas) et de l’état des malades (classification ASA).

– Réouverture dès que possible de l’unité de soins continus dont la fermeture va entraîner une perte de chance pour certains malades médicaux et ou chirurgicaux.

– Ouverture de nouvelles plages opératoire au niveau du bloc opératoire qui peut les absorber avec un renforcement de l’équipe d’anesthésie.

Cette réorganisation, outre l’effet immédiat sur l’ambiance de l’établissement, permettra d’afficher une volonté de fonctionnement apaisé et sera le meilleur garant pour le recrutement de nouveaux praticiens, condition nécessaire au redressement de l’établissement.

Le 10 décembre 2012